‹ Étude Botanique et Chimique de l'Asphodelus Ramosus LinnChapitre 5 sur 30 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Les LILIACÉES EN GÉNÉRAL; PLACE DE L'ASphodelus ra- MOSUS L. DANS CE GROUPE NATUREL

La famille des Lilacées constitue, dans l’ordre des Lilnflores, un groupe des plus naturels, et malgré les propriétés et la composition chimique spéciales de certaines d'entre elles, on peut dire que, d’une manière générale, l’étroite analogie qui les réunit au point de vue morphologique se retrouve dans la nature des principes qu'elles renferment. Toutes, en effet, contiennent, en plus ou moins grande quantité, du mucilage, du sucre, de la fécule, une matière résineuse amère, des sels minéraux, et surtout de l'oxalale de calcium, qui, le plus souvent, se présente sous l'aspect de raphides. Cette analogie de composition est plus étroile encore entre les Liliacées d’une même tribu, de telle sorte qu'on peut s'attendre à rencontrer chez les diverses espèces appartenant, soit à un même genre, soit à des genres voisins, des propriétés semblables. Nous croyons donc utile, avant d'aborder l'étude spéciale de l’Asphodèle, d'exposer brièvement les caractères du groupe des Liliacées, dans les limites les plus étroites qu'on leur assigne ordinairement, et leur classification générale,

lo

Caractères généraux des Liliacées. — Si nous séparons des Liliacées les Asparaginacées, qu'on leur rattache souvent à titre de sous-famille, nous assignerons à ce groupe les caractères suivants :

Ce sont des plantes souvent herbacées, annuelles ou vivaces, dont la tige souterraine affecte la forme d’un rhizôme ou d'un bulbe diversement constitué {écailleux, à tuniques ou solide). Parfois { Ywcca, certains A/oë, etc.), leur port est arborescent et rappelle plus ou moins celui d’un palmier.

Les feuilles, toujours altérnes, sont engaînantes, rectinerviées, parfois fistuleuses (A/lum), terminées dans certains genres par une épine, rarement par une vrille (Methonica).

Inflorescence variable. La fleur est, par exemple, solitaire chez les T'ulipa, en grappes simples terminales chez les Hyacinthus, Muscari, Aloë, etc., en grappes ramifiées chez les Yucca, en ombelles simples protégées par une large spathe chez les A /lium, etc.

Les fleurs sont actinomophes (sauf rares exceptions), hermaphrodites, trimères dans tous leurs verticilles. |

Le périanthe est formé par deux verticilles de 3 pièces pétaloïdes libres (Tulipa, Lilium, Hemerocalhs, etc.) ou concrescentes (A/oë, Hyacinthus, Muscari, etc.), et alors en forme de cloche plus ou moins allongée, d’entonnoir ou de grelot.

Les étamines, au nombre deGet en 2 verticilles trimères, sont indépendantes du périanthe ou bien, lorsque ce dernier à ses pièces concrescentes, sont insérées sur sa partie tubulaire à une hauteur variable. Les anthères sont introrses, biloculaires, à déhiscence longitudinale. Le gynécée, toujours supère. occupe le centre du réceptacle floral qui est convexe, plan ou légèrement concave ; il est composé par 3 carpelles concrescents en 1 ovaire à 3 loges (1 antérieur, 2 postérieurs), Cel

RU ovaire est ordinairement pourvu de glandes septales (Asphodelus, Ornithogalum, Hemerocallis, Muscari, Hyacinthus, etc.). Ces glandes sont situées dans les cloisons même de l'ovaire, el elles se rétrécissent vers le haut en un canal qui s'ouvre au-dessus du sillon correspondant de la surface ovarienne : le nectar coule de là, le long du sillon, jusqu'au fond du périanthe où il s'amasse. Les insectes sont attirés par cette sécrétion, et, comme chez beaucoup d’autres plantes, 1ls assu-

rent la pollinisation. Dans chaque.loge sont insérés, dans.

l'angle central, un nombre variable d’ovules anatropes, en une double série. L'ovaire est surmonté d’un style simple terminal avec un stigmate trilobé.

Le fruit est une capsule à déhiscence loculicide. La graine renferme, sous un tégument tantôt membraneux el de couleur claire, tantôt noir et crustacé, un embryon droit, d'un faible volume, entouré d’un albumen charnu abondant.

Affinités. - Ainsi entendues, les Liliacées se distinguent donc des Asparaginacées par leur capsule loculicide (les Asparaginacées ont un fruit charnu mdéhiscent) : les Mélanthacées ou Colchcacées en diffèrent par leurs trois styles mdépendants, leurs fruits souvent folliculaires, et leurs propriétés dues à la présence fréquente de principes àcres et toxiques. Les Joncarées peuvent être définies «des Liliacées à port graminoïde et à périanthe scarieux». Les Amarydillacées ont tous les caractères essentiels des Liliacées, mais leur ovaire est infère. Enfin les autres familles nalurelles de Monocolvlédones n'ont avec le

groupe qui nous occupe que des rapports plus éloignés.

Division en tribus. -— Comme «dans toutes les familles végétales bien circonserites et dont les divers tvpes son étroitement unis, il est difficile d'établir, dans celle des Lilia-

ceés, des groupes secondaires nettement distincts. Cette

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Sn: CU

subdivision offre aussi un intérêt bien plutôt pratique que réellement scientifique, et l’on conçoit que le nombre et l’étendue de ces subdivisions puissent varier suivant l'importance plus ou moins grande attribuée aux divers caractères qui servent à les établir. Nous adopterons ici, en la simplifiant beaucoup, la classification établie par Engler (1), classification qui nous paraît à la fois très naturelle et très pratique.

Sous-TRiBu [. Asphodélées.

Pièces du périanthe indépendantes où concrescentes.

Tribu I Asphodéloïnées SR en

Liliacées généralement pour- Pièces du périanthe concres-

vues d’un rhizôme et de feuilles radicales. Inflorescence terminale, plus rarement latérale, en épis ou en grappes simples ou ramifiées.

Pièces du périanthe libres ou concrescentes.

Anthères à déhiscence introrse; filets staminaux souvent insérés chacun dans une fossette creusée à la base ou vers le milieu de la face dorsale de l'anthère.

Tribu Il £lhoïdées

Un bulbe ou un court rhizôme.

Fleurs réunies en cymes unipares contractées, groupées ellesmêmes en une fausse ombelle plus ou moins incluse, avant l’anthèse, dans de larges bractées membraneuses enveloppantes.

centes dans leur partieinférieure.

— Filets staminaux plus ou moins connés au tube du périanthe.

Fleur tendant vers la zygomorphie.

Sous-TriBu III. À loïnées.

Pièces du périanthe unies sur presque toute leur longueur :

filets sltaminaux libres ou très peu connés, à la base, avec le tube du périanthe.

Parfois une tendance de la fleur vers la zygomorphie.

Sous-TRriBu IV. Agapanthées.

Un rhizôme. Pièces du périanthe concrescentes.

Sous-TriBu V. Allhées.

Un bulbe, ou bien base de la

tige enveloppée dans deux écailles membraneuses.

(4) V. A. Engler et Prantl, die natürlichen Pflanzenfamilien, H Teil, 5 Ablei-

lung, p. 11 et suivantes.

k MR = Sous-TriBu VI. Tulipées.

Un bulbe écailleux ou revêtu de tuniques

Tribu Ill membraneuses. — Hampes portant quel- R ques feuilles végétatives, rarement une Lilioïidées ele | Un bulbe. Fleurs réunies en petitnombre à l'aisselle Inflorescencetermi- des feuilles, ou bien solitaires et terminales. nable représentée soit TriBu VII. Scillées.

par une fleursolitaire, Un bulbe à tuniques membraneuses. — soit par une grappe. | Hampe dépourvue de feuilles végélatives.. Fleur toujours actino- Fleurs insérées à l'aisselle de bractées, morphe. les bractées inférieures étant rarement stériles. Jamais de spathe enveloppant l'inflorescence.

C'est à la tribu des Asphodéloïnées, et à la sous-tribu des Asphodélées, qu'appartient le genre Asrhodelus L. Voici, brièvement exposés, les caractères de la sous-tribu des Asphodélées el des genres peu nombreux qui la composent :

/ Hampe florale jamais feuillée dans sa région supérieure, étamines presque

égales.

Asphodélées

Filets staminaux insérés dans une

Pieces du périanthe concrescentes en forme d'entonnoir ou de cloche. Filets staminaux insérés dans une fossette, à la base ou dans la partie dorsale de l'anthère. Loges de l'ovaire avec deux où plusieurs ovu-:

ies. Capsule contenant deux ou plusieurs semences tri-

Asphodelus L.

Hampe feuillée jusqu à son extrémité ou simplement à sa base,

parcours de l'axe

Te

Asphodéline Reich.

Fleurs insérées sur tout le

Inflorescence unilatérale.

Se

fossette dorsale de l'anthère

Paradisea Mazzue:

hf x A è An € il ne |

gones, noires. — Un rhi- |

zôme. — Hampe terminée

par une grappe simple ou Filets slaminaux insérés dans une

: | (nee AN LA < ] composée elle-même par: fossette située à la base de l'anthère.

de petites cymes unipares. FEremurus M. Bieb.

Distribution géographique. — On peut dire que les Liliacées constituent une famille essentiellement cosmopolite : seules les zones glaciales en sont totalement dépourvues. Mais certains groupes sont cependant localisés sous certains climats ou dans des régions spéciales ; les Tulipacées sont propres à l'hémisphère nord, les Hémérocallinées à l’hémisphère sud ; enfin les Tulipacées se montrent à peu près également réparties de chaque côté de l'équateur.

Composition ; propriétés générales. — Comme nous l’avons dit déjà, les mucilages, le sucre, des matières résinoïdes amères, de la fécule, des huiles volatiles, tels sont les composés organiques les plus abondamment répandus chez les Lilacées.

Bien qu'il n’en existe probablement aucune que l'on puisse considérer comme franchement toxique, certaines d’entre elles sont loin d’être privées d’une certaine activité ; tels sont, par exemple, les Aloès qui renferment un sue fortement purgatif, telle est encore la Scille maritime (Urginæa maritima Baker) dont le principe actif agit assez énergiquement sur le cœur. Nous verrons enfin que l’Asphodelus ramosus Linn. offre, avec cette dernière plante, plus d'un rapport comme composition el comme action physiologique.

Description du genre Asphodelus Linn. {syn. Clausonia Pomel, Verinea Pomel, Géthosyne Salisb. Ophioprason Salisb, Asphodeloïdes Moench) (1).

Voici d’après Bentham et Hooker les caractères du genre Asphodelus :

«Périanthe marcescent, persistant où bien, à la fin, cadue ; »segments distincts à la base, ou très brièvement soudés,

»connivents par leur base, dans le bouton, en un tube autour

1)) Benth. et Hook. — Genera plantarum, vol. If, p. 782.

Nha »de l'ovaire, puis étalés après l’anthèse, subégaux, marqués »chacun d’une nervure médiane, ou rayés longitudinalement.

» Etamines 6, hypogynes, plus courtes que les segments »du périanthe, dressées ou légèrement incurvées vers le »bas (1) ; filets dilatés, toul à fait à la base, en une lame con- »cave qui entoure l’ovaire, filiformes ou aplatis au-dessus de »cette région. Anthères oblongues ou presque linéaires, fixées »au filet, au-dessous du milieu de leur région dorsale, par »une fossette où s’insère ce dernier, versatiles, à loges déhis- »centes par deux fentes latérales subintrorses.

»Ovaire sessile, triloculaire; style filiforme; stigmate sub- »capité et trilobé: ovules 2 dans chaque loge, collatéraux, »tixés par leur côté et amphitropes.

» Capsule globuleuse trigone, coriace, à déhiscence loculi- »cide, manifestement rugueuse. à l’intérieur, entre les cloisons.

»Graines souvent solitaires dans chaque loge, trigone, le »plus souvent rugueuses, à tégument noir et dur. Embryon à »peme plus petit que l’albumen cartilagineux.

»Un petit rhizôme ou bien un système radical annuel, »formé de racines fasciculées, épaissies en tubercules ou fili- »formes.

» Feuilles radicales, linéaires, subtrigones ou fistuleuses.

»Hampe sans feuilles, tantôt très haute, simple ou peu rami- »tiée, tantôt courte et alors incluse dans la gaîne des feuilles.

» Fleurs insérées le long de l’axe floral ou des ramifications »de linflorescence, lorsque celle-ci est ramifiée, solitaires à »l’aisselle de bractées scarieuses; pédicelle articulé sous la »fleur. Segments du périanthe marqués d’une nervure médiane »de teinte fauve».

(1) À ce point de vue, les Asphodèies peuvent être comptés parmi les Liliacées dont la fleur tend à la zygomorphie, comme celle des Hemerocallis. Gloriosa, etc.

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Les six à sept espèces admises généralement dans ce genre ont été réduites à cinq par Baker. Elles sont propres à la région méditerranéenne, mais l’une d’entre elles pénètre jusque dans les Indes Orientales et les îles Mascareignes (1).

Le genre Aphodelus esl subdivisé par certains botanistes en trois genres distincts, qui sont : |

l° Asplodelus L., genre réduit aux deux espèces A. albus Mill et A. wicrocurpus Viv. el caractérisé par des racines fibreuses épaissies, fusiformes ou napiformes, une tige élevée. sümple ou purfois rameuse, des feuilies trigones ou presque planes (2).

2" Clausonia Pomel (3), Géthosyne Salisb (4), représenté par l'A. acaulis Desf: Taille naine; racines fasciculées, insérées sur un court rhizôme el peu épaissies ; lige et inflorescences presque incluses dans la quine des feuilles.

3 Verinea l’omel (5), Asphodeloides Moench (6, Ophioprason Salisb (7), genre représenté par l'A. fistulosus Linn. et les espèces voisines. Il aurait pour caractères: système radical annuel formé de racines fibreuses non épaissies : hampes naissant avec les faisceaux de feuilles sur ce même rhizôme ; plusieurs feuilles.

Le nombre des espèces connues du genre Asphodèle, pris dans ses limites les plus larges, serait plus considérable,

d’après l’/nder Kerwensis.

4) Kunth. Enuin. pl., 554. — Baker. in Journ. Soc. Linn, XV. 263. —Nées. Gen. pl. germ. Monocot. 11, N°5?.— Reichb. Icon. Flor. germ. t 513 à 515. — Moggr. Flor. ment..t. 69 — Jord et Fourr. Jc. À. Eur., t. 41 à 15, et 116 à 125.

(2) Sibth. FL gr., t. 334. Mogg. FI. ment., t. 69 CD.

(3) Inat. El. At. 1.

(4) Gen. pl. fragment a. 72.

(5) Loc. cit.

(6) Meth. 634.

(7) Gen. pl. fragment a. 72.

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F oo — a

Voici, d'après les documents recueillis par nous, | ration de ces espèces et l'indication de leurs pays d’origin

Asphodelus acaulis Desf., Barbarie.

— albus Villd., Europe australe. ë mer É — albigens Jord., France. | à — asiaticus Han., Asie.

— cerasifer F. Gay, Rég. médit. occidentale.

— microcarpus Viviani, Rég. médit.. Iles Canaries. — morisiamus Parl., Italie à — nervosus Pomet, Afrique boréale.

— pendulinus Goss., Algérie, Arabie.

— ramosus L., Europe australe. L — repens Pomel, Afrique boréaie.

— strictus Burm, Afrique australe. +

— tenuifolius cav., Indes orientales.

= viscidulus Boiss., Afrique bor., Arabie.

— pyramidalis Bayle, Rég. himalayenne.

comosus Baker, Rég. himalayenne.

— lusitanicus Continho, Portugal (1).

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(1) Asphodelus lusitanicus. P. Continho. Bol. soc. Brot., vol. XV (1898), p. 47, non Jordan, et Liliacées du Portugal in Bolestin da Sociedade Broteviana, vol. XII (1896), p. 84, cun incon (sub. nom 4. occidentalis Continho”).

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HF Lyon.

Fig. 4. — Un pied d'Asphodelus ramosus L. montrant un faisceau de racines tubéritiées

DE Dana ramosus Lion.

oeni ee Aestiger Afrodill tte CRT Asphodel, Angl UE ne É NE DA ol Assu'a regia

î + ne r À. jte B: Gay et ? *ù ramosus L. an blement trois formes ou variétés d’une seule et même espèce.

4 C'est cette dernière forme que l'on peut considérer comme la #4

forme type, établie depuis longtemps à titre d'espèce par : £. Linné, qui fait l'objet de la présente étude. Cette espèce est ; 2 très abondante dans toute l'Europe méridionale et particuliè- : ; rement dans la région de Montpellier (fig. 1 et 2). Villars (1)

à fait remarquer que l'Asphodele croît sur le littoral méditer-

ranéen, dans la région de Montpellier, où les gelées sont rares, el en même temps sur le Champsaur, aux environs de Grenoble, où la neige couvre le sol à peu près pendant six mois de l’année. Cette différence de climat, considérable pourtant, aurait done peu d'influence sur la végétation de cette plante.

. Nous en ferons ici une description plus détaillée.

Appareil végétatif. — Racines. — L'Asphodèle est une plante herbacée, vivace, dont le système radical est représenté par un (fig. 3 el À) faisceau de racines tuberculeuses allon-

yées (2) recouvertes par un périderme brun foncé blanchâtre

(1) Note sur les tubercules d'Asphodèle et sur leur emploi, par M A. Chevallier fils. Journal de chimie, de pharmacie el de toxicologie. (Tome 1, 4 scrie, 1855).

(2) La forme globuleuse des lubercules radicaux, chez l'A. ramosus, est quelquefois considérée comme un des caractères propres à distinguer celle espèce de l'A. albus, chez lequel cesienflements seraientnapiformes. Nous avons trouvé ces deux sortes de tubercules chez l’Asphodelus ramosus, el d'ailleurs il existe eutre elles tous les intermédialres possibles.

ou plus où moins jaunes à l° intérieur. D’ HOT très succulen

au ANA TNA à mesure que se en les tiges nouve les auxquelles ils cèdent les matériaux nutritifs qu'ils avaient se à ne. en réserve. Les racines nouvelles de l’année emmagasinent à | Fr | leur tour, pendant la belle saison, des substances de réserve | PR destinées aux jeunes pousses de l’année suivante.

FES FeuiLzes. -— Les feuilles, toutes radicales et nombreuses ; (fig. 3), mesurent une longueur de 0 m. 30 c. à 0 m. 45 c.; elles sont linéaires, larges de quelques centimètres, terminées en une pointe aiguë légèrement spinescente. Leur limbe, plan et incolore à la base, d'un vert un peu glauque sur tout le reste de sa longueur, est fortement caréné à sa face inférieure, et ployé en une sorte de gouttière évasée en dessus ; les bords sont minces et lranchants. Parallèlement à la nervure médiane, à laquelle correspond la carène, courent de nombreuses nervares latérales légèrement convergentes au sommet.

TiGe. — Du milieu de la rosette formée par les feuilles s’élève une hampe florifère lisse, arrondie, trigone, qui mesure de O m. 60 à 1 m. 20 de hauteur, absolument nue ou pourvue d’une seule feuille, beaucoup plus petite que celle de la base.

Cette hampe porte généralement au sommet un petit nombre de ramifications, naissant chacune à la base d’une bractée membraneuse blanchâtre, de forme triangulaire.

Organes de reproduction. INFLORESGENCE. — Comme dans la plupart des Liliacées, l’inflorescence est une grappe terminale, peu ramifiée dans le cas de l’Asphodèle {v. fig. 3, 4 et5).

FLEURS (fig. 6 et T). — Les fleurs, hermaphrodites et acti-

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randeur naturelle).

Fig. 6. — Une inflorescence d'Asphodelus ramosus fructifère (

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= nomorphes, sont portées par des pédoncules qui mesurent de "het den s - . ' ? ë s . À « 1 cent. 1/2 à 2 cent. lorsque les fleurs sont arrivées à leur ‘ croissance définitive ; ils naissent chacun à l’aisselle d'une

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petite bractée (fig. 6, B, el 7, Br. m.) lriangulaire, membraneuse et carénée à sa face dorsale, comme les feuilles végétatives.

PÉRIANTHE. — Sur le réceptacle convexe s’insère d'abord

proue un périanthe formé par deux verticilles de 3 pièces semblables, oblongues, obtuses au sommet, d'une longueur d’environ 2 centimètres, sur une largeur de 50 millimètres dans leur partie la plus large. Elles sont d'un blanc légèrement violacé, et parcourues par une nervure médiane saillante à la face dorsale, d’un brun rougeûtre.

ANDROCÉE. — Îl est formé par six étamines dont les filets, longuement subulés, sont élargis à leur base en une lame

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légèrement concave du côté de l'ovaire, sur lequel elle s’applique (fig. 6, D, E, F, et 7, A. st. ).

Les anthères, d’un jaune foncé, un peu oblongues, sont introrses, biloculaires, à déhiscence longitudinale.

Le filel s'insère sur leur partie dorsale, dans une petite lossetle dont il à été déjà question (fig. 6, F, fos.).

Le pollen est arrondi et légerement trigone.

GYNÉCÉE. — L'ovaire, comme dans toutes les Liliacées, est supère, mais caché par les six lames concaves et conniventes

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