‹ Étude Botanique et Chimique de l'Asphodelus Ramosus LinnChapitre 7 sur 30 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

MORPHOLOGIE INTERNE DE L'Asphodelus ramosus Linn.

Nous donnerons tout d'abord un exposé rapide des caractères analomiques généraux les plus essentiels et les plus constants de la famille des Liliacées; nous exposerons ensuite avecplus de détails la structure des divers organes végétalifs et des organes reproducteurs de l’Asphodelus ramosus.

Caractères anatomiques généraux des Liliacées. — La ressembance qu'ont entre eux les divers genres de cette famille au point de vue de la morphologie externe se retrouve dans leur structure; d’ailleurs, ce groupe naturel a peu de caractères anatomiques qui lui soient propres dans l’ensemble des Monocotylédones.

Comme chez la plupart des Monocotylédones, 1l existe dans les tiges des Liliacées plusieurs cercles de faisceaux lhéroligneux dont la disposition est, d'ailleurs, peu régulière; on observe, en outre, chez les espèces à liges anguleuses, des traînées libéro-ligneuses corticales correspondant aux arêtes.

Généralement l’écorce est séparée du evlindre central par un anneau sclérenchymateux, indépendantde la gaine spéciale à chacun des faisceaux. Mais la limite que trace celle gaine générale n'est pas loujours nette, car si le plus souvent les faisceaux libéro-ligneux lui sont lous intérieurs, il est des Liliacées où des faisceaux sont englobés par le issu scléreux

qui la constitue (A/lum). La présence de celle gaine n'est,

RE — d’ailleurs, pas constante parfois dans un seul et même genre (g. Allium, par exemple).

A cela se bornent les traits essentiels de structure de ce groupe; les autres se retrouvent à peu près chez toutes les Liliiflores, et nous croyons inutile de les rappeler ici.

Etude anatomique de l’Asphodelus ramosus Linn. * — Tice (fig. 11 et 12).— Sauf certaines particularités, la tige

Fig. 11.

réalise le type ordinaire de structure de l'axe aérien chez les Monocotylédones herbacées. Sur une coupe transversale (fix. 11), on rencontre deux régions, l’une corticale (fig 11 et 12, éc. 1, éc. 2), relativement très étroite, et un cylindre central dont le diamètre est beaucoup plus étendu ; ces deux régions sont séparées par une gaine fibreuse générale (fig. 11, gf. g.).

ÉPIDERME ET ÉCORGE. — 1° L’épiderme (fig. 12, ép.), est formé de cellules allongées tabulaires el polygonales. Il porte des stomates (s{om.), un peu différents de ceux de la feuille (voir plus lom); les cellules stomaliques sont plus grandes

et situées moins profondément au-dessous du niveau de

l'épiderme (fig. 18) ; en outre, elles ne présentent pas, audessus de la cheminée stomatique, un rebord limitant la préchambre du stomate chez la feuille, et qui donne à ces petits organes, vus de face, un aspect spécial.

2° Le parenchyme cortical comprend deux zones : 4. Deux

ou trois assises d'éléments à parois très minces (éc. 1), un

INIST OR peu allongés radialement {surtout ceux qui touchent à l'épi

derme) ; leur hauteur dans le sens de l'axe égale à peu près

leur largeur ; — 4. Trois à cinq assises de cellules plus allon-

gées dans le sens même de l'axe, unies sans méats et épaissies aux angles. C’est là un vrai collenchyme, mais plus ou moins bien différencié suivant les régions où on l’observe dans une même lige.

L'endoderme n’est pas distinct.

3 La gaine fibreuse (Ag. 11 et 12, gf. g.) est formée de cinq ou six assises d'éléments etconstilue une zone continue autour du cylindre central, dont elle fait probablement partie déjà, tout au moins par sa région interñe, car elle renferme de nombreux faisceaux libéro-ligneux. Les fibres de celle gaine ont une seclion transversale arrondie el un lumen assez large d’un diamètre assez variable, d’ailleurs. Elles prennent une coloration bleue, par le double colorant {indice de lignificalion).

CYLINDRE CENTRAL. — Ainsi que nous venons de le dire, la gaine fibreuse générale fait, partiellement lout au moins, pare du cylindre central. Elle limile extérieurement lout le centre de la tige, occupé par un Uiseu cellulaire fondamental, à parois minces, contenant comme toutes les parties de la plante, d’ailleurs, de nombreuses cellules à raphides, et traversé par de nombreux faisceaux libéro-ligneux (fig. 11 /se.). Ces derniers sont, comme dans les autres tiges de Monoco- Lylédones, dispersés sans ordre apparent, d'autant plus nombreux et plus petits qu'ils sont silués plus près de la périphérie.

Ceux qui sont englobés dans l'épaisseur de la gaine générale (fig. 11 et 12, g/. 4.) sont réduits à leur pare libérienne. Quelques-unes de ces trainées libériennes sont même placées en dehors de la gaine générale, en contact direct avee le collenchyme (fig. 12).

Un faisceau complet du cylindre central (fig. 14) est com-

posé d’un groupe de vaisseaux ravés ou spiralés (+. ».\, for-

LP mant, en action transversale, un arc ouvert en dehors, ou une sorte de triangle dont le sommet est dirigé vers le centre de l'axe ; ils sont accompagnés, en dedans et en dehors, par du hber mou (4. 4.). Nous n'avons pas trouvé autour de ces fais-

ceaux de gaîne spéciale ; les cellules qui les entourent sont de nature purement cellulosique, el ne se distinguent en rien

de celles du tissu fondamental,

FEUILLE. - La feuille de l'Asphodèle est, comme nous

cof.

goutlère à sa face supérieure (Eg. 15); comme la feuille des

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