‹ Étude Botanique et Chimique de l'Asphodelus Ramosus LinnChapitre 8 sur 30 · UT · texte numérisé non relu

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Allium, elle est fréquemment fistuleuse, par suite de la destraction des cellules du tissu conjonetif central (/wc.).

L'épiderme (fig 16), comme celui de la tige, est formé d'éléments polygonaux, allongés dans le sens même de la longueur de l’organe. Il porte de nombreux stomates {s/om.) un peu différents de ceux de la tige. Ils sont ovales, d’ailleurs, comme chez celle-ci, mais les deux cellules stomatiques (fig. 17, cel. st.) sont plus profondément siluées au-dessous du

niveau de l’épiderme, et leur paroi supérieure forme un rebord (ar.) qui limite, au-dessus de la cheminée de l’ostiole, une préchambre (pr.). Il résulle de cette disposition que les stomates de la feuille offrent, vus de face, un double contour caractéristique.

I n'y à point de cellules accessoires, mais au-dessous de chaque stomate se montre une lacune (fig.17, ch. ae.) formée par l’écartement des cellules du parenchyme chlorophyllien sousjacent. Sur une coupe transversale de feuille observée à un faible grossissement, ces lacunes ou chambres à air sont nel-

FR” 0 tement visibles (fig. 15) et indiquent les points où l'épiderme porte des stomates.

Sous l'épiderme règne un parenchyme en palissade généralement formé par trois assises d'éléments; ce parenchyme est plus épais aux deux arêtes latérales où, d’ailleurs, il est séparé de l’épiderme par un ilot de collenchyme (fig. 15, col.) ; une même disposition s'observe sur l’arête dorsale.

Les faisceaux libéro-ligneux de la feuille sont placés, à distance à peu pres égale el en une rangée unique, dans le tissu cellulaire qui remplit le centre de la feuille, et contre la zone

Fig. 18,

de cellules en palissade. [ls sont, comme ceux de la lise, uniquement formés de vaisseaux et de liber mou (fig. 18).4L'ensemble des vaisseaux (o. o.) offre, sur une section transversale, , À? 1 à y 1rl 3 rQ

l'aspect d’un triangle à sommet dirigé vers le centre de l'organe; ils sont accompagnés en dehors d’un îlot libérien sans fibres

FE. En

(.). Il n'existe pas de tissu libérien interne ni de gaine spéciale, les cellules du mésophylle qui bordent les faisceaux ayant des parois seulement un peu plus épaissies. Comme

dans la lige, on trouve ici de nombreuses cellules à raphides disséminées (fig. 19 et 25).

RAGINE. — Comme nous l'avons dit ailleurs, les racines fasciculées de l'Asphodelus ramosus se renflent en tubercules le plus souvent napiformes, dont l’extrémitéredevient cylindrique sur une assez grande longueur (fig. 4 à droite).

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Fig. 19.

Cette région offre, dans tout ce qu’elle a d’essentiel, la structure ordinaire des racines de Monocotylédones. Vers lextrémité et sous l’assise pilifère, se forme de bonne heure un cambium cortical. Ce cambium, chez les Asphodèles, prend naissance aux dépens de l’assise cellulaire immédiatement située sous l’assise subéreuse (fig. 19 et 20, camb. c.) et donne

on rapidement naissance à une zone péridermique (périd.) assez puissante. Dans la figure 19, on voit encore les vestiges de l’assise pilifère (as. pi.) à la surface de la section. L'écorce parenchymateuse (par. cort.) est ici très développée {la moitié ou les 2/3 du rayon dans une coupe transversale). Elle est exclusivement formée d'éléments arrondis à parois minces entremêlés de cellules à raphides (fig. 25). La particularité la plus intéressante consiste dans la présence de nombreuses cel-

ar, Cor.

lulesà pigment, ordinairement disséminées dans le parenchyme cortical, mais quelquefois réunies par groupes de deux ou de plusieurs. En coupe longitudinale, elles montrent une tendance à se grouper, par deux ou plusieurs, en files longitudinales, mais cette disposition n’a rien de constant ni de régulier. Ces éléments ne se distinguent pas non plus par leur structure et par leur forme des autres cellules qui les environnent : mais elles tranchent nettement sur le tissu ambiant incolore par le

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liquide jaune qui les remplit, et dont la teinte rappelle celle du curcuma. Comme le pigment des curcuma, celui de l’Asphodèle brunit fortement par les alealis. Il en sera d’ailleurs question plus en détails dans la partie chimique de cette étude.

L'écorce est séparée du cylindre central par un endoder me

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aise. var.

(fig. 21, end.) formépar une assise de cellules épaissies, latéralement et surtout sur leur paroïinterne, en une sorte de fer à cheval très large. Le péricycle (péric.) est représenté par une assise d'éléments à parois minces.

Les faisceaux du bois el du hher, qui allernent entre eux, comme cela est la règle, sont en nombre indéfint, variable suivant le diamètre de l'organe (fig. 19). Les faisceaux du bois sont formés de vaisseaux rayés et de trachées accompagnés de fibres ligneuses (fig. 21 et 22, fi4.). La disposition et la forme de ces faisceaux est d’ailleurs assezirrégulière. Les faiseaux libériens sont composés par du lissu mou.

La moelle (fig. 18, moel.) offre les mêmes caracteres que le

As 0 Met parenchyme cortical; on y retrouve les cellules à raphides et les cellules à pigment dont nous avons déjà parlé.

La structure des parties lubérifiées (fig. 28) est fondamentalement la mème. Les seules divergences consistent dans la

forme des cellules endodermiques qui ne conservent leurs épaississements que sur les parois latérales (fig. 24, end.) el dans la largeur plus considérable de la moelle et du parenchyme corlical.

Les cellules à pigment sont-plus abondantes dans les régions renflées de la racine, et leur nombre augmente d'ailleurs

avec l’âge; très rares dans les racines

jeunes, elles deviennent ensuile de plus en plus nombreuses el, dans les racines

volumineuses et âgées, elles forment souvent un anneau

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compact contre le périderme et contre le péricycle. Leur teinte se fonce également en vieillissant.

Il est remarquable de constater l'absence complète de fécule et d’inuline dans ces racines, dont les réserves consistenl vraisemblablement en sucre dissous dans le suc cellulaire. |

Fruir. — Le fruit ne donne lieu à aucune remarque intéressante au point de vue anatomique (fig. 8); il ne content le plus souvent qu’une ou deux graines.

GRAINE. -— La graine se compose (v. page 26) d’un légu- 5 5

ment assez épais, protégeant un embryon cylindrique plongé

dans un albumen charnu.

Le tégument (fig. 26 et 27) comprend :

1° Un /esta formé de cellules très dures et noirâtres (fig. 2, st. el fig. 26), polygonales vues de face, quadrangulaires avec paroi externe convexe sur des coupes transversales. Leur lumen est à peu près complètement oblitéré par Fépaisseur des parois, el peut-èlre aussi par le contenu coloré qui le remplit en entier. Cette assise crustacée est recouverte par une ou deux couches de cellules incolores, très molles et très

lugaces (fig, 25), difficiles à voir sur les graines mûres.

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2° Un teymen (fig. 25, 19. et fig. 27) formé par plusieurs assises de cellules à parois minces el incolores, fortement aplalies, parmi lesquelles se montrent disséminées des cellules à raphides.

L'albumen (Gg. 25, alb.) est construit d’une façon normale. Ses éléments ne contiennent pas d'amidon, mais de nombreux grains d’aleurone et des gouttes oléagineuses.

Fig. 21. Fig. 98.

L'embryon est formé d’un tissu plus délicat, mais dont les éléments ont un contenu semblable.

Nous pouvons conclure de cet exposé que l’Asphodelus ramosus L. offre, lant au point de vue morphologique que par son analomie, très peu de particularités qui le distinguent dans l’ensemble des Liliacées du même groupe : mas la présence des cellules à pigment dans les racines constitue un caractère d'un intérêt réel.

Nous donnons plus loin le résultat de nos recherches microchimiques sur ces organes.

Ajoulons à ces caractères celui qui résulte de l'absence complète d'amidon el d'inuline dans les racines tubérifiées, les réserves hydrocarbonées élant ici, comme chez beaucoup d’autres végétaux d'ailleurs, représentées par des matières

sucrées.

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