‹ Étude chimico-physiologique sur les cendres des végétauxChapitre 3 sur 3 · PHAT · texte numérisé non relu

PHAT

GNSE.

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NSE.

THAPSÜS.

L’examen de ce tableau donne lieu aux observations suivantes :

1° Les différences ne sont pas très-grandes entre les chiffres représentant les phosphates de fer et d’alumine de chaque cendre. La moyenne est 2.35, si l’on en excepte Ment ha rotundifolia qui en contient 8.13, Teucrium scordium 5.73, et V'eronica officinalis 7.90. Dans ces trois plantes cette augmentation semble coïncider avec la présence du manganèse en plus grande quantité.

2° L’acide silicique domine dans les borraginées, diminue dans les solanées, et parmi les scrofularinées ; c’est Verbascum thapsus qui en contient le moins.

3°Peu de différences pour l’acide chlorhydrique; cependant Mcnlha aquatica m’en a donné 17.07 et Vcronica beccabnnga là.27, nombres qui dépassent beaucoup la moyenne et qui coïncident avec une augmentation d’acide sulfurique (6.84'et 7.28), et une diminution d’acide phosphorique pour Mentlia aquatica (2.01 ). Cette augmentation de chlorures et de sulfates, c’est-à-dire de sels solubles, au détriment des phosphates, c’est à dire de sels insolubles, se fait remarquer dans deux plantes qui croissent dans les lieux humides.

4“ J’ai trouvé de la soude dans toutes les cendres, même dans celles de Nicotiana ruslica. M. Beauchef, dans son travail sur les cendres du iabac, dit n’y avoir pas trouvé de soude. Au contraire M. Hertwig (Annalen der Pharm., t. XLV1) accuse dans le tabac de la Havane 19.4 de carbonate de soude, et 1.61 dans le tabac de Hanovre. J’ai répété plusieurs fois l’analyse avec la cendre de Nicotiona rustica, et j’y ai trouvé la quantité de soude indiquée au tableau. J’ajouterai que MM. Will et Frésénius, dans leurs analyses des tabacs de Hongrie, ont toujours trouvé de la soude qu’ils calculent à l’étal de chlorure de sodium : le tabac du Banat en contiendrait 11.41.

5° La seconde partie du tableau donne les quantités d’oxygène contenues, 1“ dans la totalité des bases, 2° dans la portion des bases que l’on peut supposer avoir existé dans les végétaux à l’état de sels à acides organiques. On ne trouve pas de grandes différences entre les nombres placés sur la même ligne horizontale : un seul semble faire excep-

tion, c’est Veronica beccabunga qui ne contiendrait que 6.66 d’oxygène dans les bases des sels à acides végétaux et 13.02 dans la totalité des bases.

6° Légères différences dans les quantités de matières solubles de chaque cendre. Les deux cendres qui en contiennent le plus sont nécessairement celles qui ont donné le plus d’acides chlorhydrique et sulfurique : Mentha aquatica (58.92) et Veronica beccabunga (56.12).

Plusieurs chimistes ont publié des analyses de cendres, malheureusement tous n’ont pas exposé leurs résultats de manière à permettre de calculer la quantité d’oxygène des bases. Aussi je ne puis leur emprunter que les nombres suivants, que l’exposition de leurs analyses m’a seuls permis de calculer.

Ikpérlcnce» «le M. lieetwig.

(Annalen der Pliarm., t. XLVI, analyse de quelques cendres végétales.)

J’ai calculé l’oxygène des bases carbonatées :

Oiygène pour 100 p.

de cendres.

Bols de hêtre. 14.51

Bois de sapin. 13.04

Feuilles de pin. 16.22

Tabac de la Havane. 12.43

Tabac de Hanovre. 8.30

Fanes de fèves de marais. 8.59

Faille de pois. 10.93

Trèfle et luzerne. 13.07

Expériences «le H. Berthier.

Oxygène de la totalité des bases :

Oxygène pour 100 p.

de cendres.

Charbon de charme. 13.89

Charbon de hêtre. .. 14.08

Bois de chêne. 15.18

Écorce de chêne. 14.42

Bois de tilleul. 14.31

Bois de Sainte-Lucie. 16.69

Bois de sureau à grappes. 13.86

Bois de l’arbre de Judée. 15.17

Charbon de sapin. 16.29

Bois de sapin. 13.32

Charbon de pin. 15.47

Bois de noisetier. 13.59

EipérienccH «le iff. Tlion.

Oxygène de la totalité des bases :

Oxygène pour 100 p.

do cendres.

Pois sauvages. 12.77

Pois jaunes. 12.07

Petites fèves de marais. 13.49

Froment. 12.89

Ces quatre plantes avaient poussé dans le même sol.

D’autres chimistes ont laissé des analyses de cendres de végétaux en calculant aussi la quantité d’oxygène des bases carbonatées. Je suis heureux de pouvoir citer leurs résultats.

D’après MM. Will et Frésénius, l’oxygène des bases carbonatées varie entre 24.17 et 28.97 dans les cendres de dix échantillons de

tabacs de Hongrie, échantillons provenant du Debreczyn, du Banat et du Funfkirchen.

Dans les cendres de pois de provenances diverses, nous trouvons des quantités d’oxygène variant entre 11.18 et 13.51 ; dans celles de fèves de marais 12.42 à 13.56, de haricots 13.04 et 14.73.

Pinus picca nous offre 14.60, Pinus sylvestris 12.94 (M. Poluk), Brassica napus 14.17 (M. Muller).

Dans des froments de diverses provenances nous trouvons des nombres compris entre 11.84 et 14.20, dans des seigles 11.97 et 12.30, dans du sarrasin 11.96. L’orge nous offre 11.70, l’avoine 14.95, le chanvre (graines) 13.88, le lin (graines) 12.76.

Enfin je citerai l’analyse de Coniutn maculatum et de Digitalis purpurea faite par M. Wrightson. En calculant l’oxygène des bases carbonatées, on arrive aux nombres 13.70 pour Coniutn maculatum et 14.35 pour Digitalis purpurea.

Recherche de l'iode. —Le temps ne m’a pas permis de constater la présence de l’iode dans toutes mes cendres ; mais j’ai trouvé ce corps dans celles sur lesquelles j’ai expérimenté, savoir Veronica beccabunga et Mentha aquatica.Melampyrum pratense et Mentha pyramidalis, les deux premières très-riches en chlorures, les deux autres au contraire très-pauvres.

J’ai aussi trouvé l’iode dans deux échantillons de cendres de Cresson qui m’ont été confiés par M. le professeur Chatin : l’un provenant de plantes fleuries en contenait beaucoup plus que l’autre provenant de plantes en herbe. Je n’ai pas fait le dosage.

J’aurais désiré donner plus d’étendue à mon travail ; mais forcé de le présenter plus tôt que je n’y comptais, je n’ai pu le compléter par l’analyse de toutes les cendres que j’avais préparées, et je me suis vu obligé de me restreindre.

En jetant les yeux sur les résultats de mes analyses, on voit qu’il est impossible de caractériser chaque famille par un nombre constant représentant la quantité d’oxygène des bases unies aux acides végétaux : en effet ce nombre est compris entre 6.66 et 21.59. La différence entre les deux extrêmes est bien moindre, si l’on calcule l’oxygène de la totalité des bases (15.02 et 24.14). C’est ce qui m’a engagé à mettre en regard les quantités d’oxygène dans l’un et l’autre cas.

Il me reste à faire des recherches spéciales sur les cendres des mêmes plantes prises au même degré ou a différents degrés de végétation, nourries dans le même terrain ou dans des terrains différents. Tâche bien longue, mais qui sera abrégée par l’espoir d’arriver à des résultats satisfaisants.

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bon à imprimer,

Le Directeur, BUSSY.

tarMi •* Imprimé par E, Totnot et G', 26, r(16 lUoin*,

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