‹ Etude Chimique De L'Acide TartriqueChapitre 8 sur 11 · ÉLECTROLYSE DE L'ACIDE TARTRIQUE · texte numérisé non relu

ÉLECTROLYSE DE L'ACIDE TARTRIQUE

En 1849, M. Kolbe, le premier, en voulant isoler certains radicaux dans les acides organiques, se servit de l'électrolyse pour arriver à son but.

Plus tard, MM. Brasier et Gossleth. soumirent à l’action du courant électrique l'œnanthylate de potassium. M. Bouis, vers la même époque, isola de la même façon le capryle.

En 1855, M. Wurtz chercha, à l'aide du courant, à préparer des carbures mixtes analogues aux éthers mixtes de M. Williamson. Récemment M. Kékulé soumit à l’électrolyse les acides succinique, fumarique, maléique et bromacétique.

Encouragé par ces essais, M. E. Bourgoin, pendant le cours de l’année 1868, croyant avec raison que de nouvelles études électrolyliques n'étaient pas sans importance, entreprit celle des acides organiques et de leurs sels, el arriva à démontrer d'une facon évidente, que l’action du courant électrique est « unique, fondamentale, qu'il s'agisse des acides ou des sels, soit minéraux, soit organiqnes ».

C'est donc à M. Bourgoin que j'emprunte les détails qui vont suivre sur l’électrolyse de l'acide tartrique, qui seul ici doit nous occuper.

Une solution concentrée et faite à froid d'acide tartrique donne dés le début au pôle positif un gaz dans lequel domine l'acide carbonique.

Ne LA SPA NOLS CAS DO ALORS CRAN TOILE 158 204 141 Après L'ACHON AC la POtASSE, 2... 4... 17 — de l'acide pyrogallique. ...... 43,5 O2—= 3,5 — du chlorure de cuivre acide... 2,5 C20?= 11 C204=— 89,2 C202— 6,9 02=.9,9 INA 47

La nature du gaz ne change pas les jours suivants; seulement CO et O augmentent peu à peu jusqu'au troisième jour, comme on peut le voir ci-après :

Après 48 heures, Après 72 heures, (CH SRE 82 ; 7 202: «1 10,6 19,2 DT rs 6,6 8,1 Ave PRE 0,9 0,7

L'azote provient ici d'une petite quantité d’air dont il est ditficile de purger complétement les compartiments électrolytiques.

A partir de ce moment le dégagement s'accélère notablement, et le gaz du pôle positif est surtout constitué par CO?, comme l'indique l'analyse suivante :

VOA EC da eur 228 : : Des s 2 C204— 247,5 ApreslactionsdeROMPE Ce ER eee 10,9 — ACDYLOPAIDUE ere. » Fe C202—= 9,5 — chloruré acide. creer 0,5 à d

La quantité d'oxyde de carbone diminue encore, et après le cinquième jour on recueille de l'acide carbonique sensiblement pur.

M. Bourgoin arrête alors l'expérience et procède à l'examen des liquides électrolytiques.

Des dosages indiquent que les deux pôles ont perdu une certaine quantité d'acide, mais ils ne peuvent donner la valeur exacte des pertes éprouvées près du pôle positif. Sachant par expérience que l'acide acétique libre ne s'électrolyse qu'avec une

eh. À cerlaine difficulté, M. Bourgoin a pensé que, si la réaction s’effectua comme avec les tartrates, on devrait avoir de l'acide acétique au pôle positif, Cette prévision a été confirmée par l’analyse : le compartiment positif renfermait une quantité considérable d'acide acétique.

En résumé, l’acide tartrique libre fournit à l’électrolyse les mêmes résultats .que les tartrates alcalins, et sa décomposition électrolytique doit s'exprimer par l'équation suivante, de la même manière qu’un acide minéral, l'acide sulfurique, par exemple :

C8H6O12— CSHIOI0 O2 + H2

EE, Pôle positif. Pôle négatif.

Tandis que l'hydrogène se dégage au pôle négatif, au pôle positif on observe deux séries de réactions :

1° Une partie des éléments de l'acide tartrique anhydre reproduit par hydratation l'acide tartrique ordinaire :

2 L'autre partie s’oxyde sous l'influence de l'oxygène pour donner de l'acide carbonique et de l'acide acétique

CSHAO10 +. 02 = 20201 -L CAHAO.

Cette réaction peut être rapprochée du mode de dédoublement qu'éprouve l'acide tartrique sous l'influence des alcalis, l'acide tartrique pouvant se scinder en acide oxalique et en acide acétique :

C8H6012 — CAH208 + C4H494,

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