‹ Étude chimique des fruits du Haronga madagascariensis: Exposé d'une méthode générale pour analyses phytochimiquesChapitre 21 sur 44 · LS ARE · texte numérisé non relu

LS ARE

Il se compose (fig. 4) d’un ballon à large col, dans lequel longe un tube de verre muni à sa partie inférieure d’un petit siphon et relié à un refrigérant à reflux.

On place dans le tube la cartouche c de papier contenant le corps à épuiser. Par chauffage au B. M., les vapeurs du solvant passent par le tube À (ou plus simplement par un trou B) ; elles se condensent dans le réfrigérant et tombent continuellement dans la cartouche c.

De cette façon, la substance à épuiser est plongée dans la vapeur même du dissolvant, ce qui permet une extraction continue à chaud. L'appareil qui fonctionne parfaitement est facile à faire

À titre d'essai, nous avons fait un épuisement préliminaire, c. à d., maintenu l'extraction une quinzaine de minutes, seulement avec une petite quantité d’alcoo! absolu.

Cet alcool transvasé dans une petite capsule en verre, puis évaporé au B. M. à abandonné un léger résidu blancjaunâtre. L'eau le dissout facilement, mais en ajoutant quelques gouttes d’acide sulfurique, on remarque à la surface du liquide, lapparition d’un corps léger, insoluble, en même temps que l’on perçoit une odeur faible de beurre ranci. À cause des quantités trop petites de matière en essai, nous n'avons pas pu faire d'analyse plus complète ; mais on peut déjà conclure qu’il s’agit ici d'acides gras peu solubles dans l’eau (comparer l'indice de POLENSKE).

Première Extraction.

Après cet essai, on a continué l'épuisement avec une nouvelle quantité d'alcool absolu, et cette fois pendant deux heures environ. Au bout de ce temps, l'alcool était fortement trouble. Après refroidissement, il se dépose un corps blanc floconneux en quantité assez grande.

L'alcool est évaporé au B. M. et la substance restant, soumise à l’analyse, a fourni les résultats suivants :

La solubilité dans l’eau est complète même après addition d'acide sulfurique.

Par addition d’acide sulfurique et d’alcool éthylique, une solution aqueuse du corps donne l'odeur de butyrate d’éthyle, caractéristique.

Par recristallisation dans l’eau distillée, on obtient un produit blanc cristallin qui, examiné au microscope, apparait sous forme de cristaux de Butyrate de baryum, en tablettes, ou aciculaires.

Avec la quantité restante de la substance bien séchée, on a fait le dosage du baryum.

Analyse a :

0, gr. 0209 donne 0, gr. 0161 SO‘ Ba (— 45.31% Ba) Calculé théoriquement pour l’acide butyrique :

0, gr. 0209 donne 0, gr. 0156 SO'Ba (— 44.05%, Ba) Calculé théoriquement pour l'acide propionique :

0, gr. 0209 donne 0, gr. 0172 SO‘Ba (— 48,41% Ba)

Analyse b :

0, gr. 0036 donne 0, gr. 00277 SO'Ba (— 45,28% Ba) Calculé pour l'acide butyrique :

0, gr. 0036 donne O0, gr. 0027 SO'Ba (— 44,05% Ba) Calculé pour l’acide propionique :

0, gr. 0036 donne O0, gr. 00296 SO'Ba (— 48,41% Ba)

Deuxième Extraction.

L'épuisement de la substance primitive est continué avec une nouvelle quantité d'alcool absolu (2 heures environ).

Nous n'avons obtenu que O0, gr. 016 de substance. Elle présente au microscope un aspect cristallin très net, affectant des formes de losange (propionate de Baryum).

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