VERRE
éloigne le feu un moment, et, lorsque la réaction est calmée, on évapore à consistance de sirop pour chasser l'excès d’acide.
On reprend alors par 5 à 6 centimètres cubes d’eau, on sature par du carbonate de potassium sec et pulvérisé à chaud, puis on verse dans un verre à pied, et on ajoute 2 centimètres cubes d’acide acétique cristallisable. Par agitation et refroidissement, il se forme un dépôt cristallin, qui, examiné au microscope, apparait sous forme d’aiguilles transparentes groupées en rosaces (formation de saccharate acide de potassium peu soluble, qui caractérise l’acide saccharique).
III. — Pour rechercher les autres corps accompagnant l'extrait alcoolique, les derniers 300grammes (page47) du liquide concentré primitif, sont évaporés à sec au B.-M. sous pression réduite. Le résidu est repris par de l’eau distillée chaude, et on filtre après avoir traité la solution avec une certaine quantité de silicates et de kaolin (confr. page 15) .II se présente sur le filtre une assez grande quantité du résidu non soluble dans l’eau (voir à ce sujet la note page 68). Le filtrat limpide est traité d’après la méthode de ROCHLEDER ‘). Dans ce but le liquide est porté à l’ébullition, puis additionné d’une solution d’acétate neutre de plomb, en faible excès. On filtre, et le précipité obtenu est lavé plusieurs fois avec de l’eau distillée. Le filtrat ,un peu concentré au B. M., est alors additionné de la quantité nécessaire d’une solution de sous-acétate de plomb. On obtient de nouveau un précipité qui après filtration est soigneusement lavé, d’abord avec une petite quantité de la solution de sous-acétate de plomb, puis avec de l’eau distillée.
Il y a dès lors à examiner :
19 Le précipité obtenu par l’acétate de plomb.
29 Le précipité obtenu par le sous-acétate de plomb. Tous deux insolubles dans l'alcool à 95°, mais facilement solubles dans l'acide acétique.
30 Le filtrat sucré obtenu par filtration.
) L. ROSENTHALER : Grundzüge d. chem. Pflanzenuntersuch. (1904), page 21.