‹ Étude chimique et pharmaceutique du PyramidonChapitre 18 sur 34 · CET · texte numérisé non relu

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2° Le pyramidon reste inattaqué par l’aldéhyde formique, même s'il se trouve mélangé à l'antipyrine.

M. Patein a tiré de cette propriété un essai qualitatif et quantitatif de ce produit.

Mode opératoire. — On prend 1 gramme d'échantillon qu'on introduit dans un tube à essai, avec 5 c.c. d'eau, 5 c.c. CIH et 2 c.c. de solution de formol à 40 p. 100. On bouche le tube et on laisse au repos pendant quatre jours. Au bout de ce temps, on ajoute 10 c.c. d’eau, puis NH3 jusqu'à réaction alcaline et on laisse refroidir. Il se produit un dépôt cristallin plus ou moins abondant suivant la quantité d'antipyrine mélangée.

Pour isoler ce dépôt, on filtre sur un petit filtre sans plis, on lave à l'eau distillée, en recueillant avec soin les liquides filtrés ; le filtre est ensuite essoré entre deux feuilles de papier à filtrer, puis séché à ’étuve ; une fois sec, le précipité est détaché du filtre puis pesé. Le point de fusion de ce précipité (1) 177-179 "e poids P de ce. précipité" répré-

sente (avec un écart en moins de 10 à 12 p. 100 envi-

ron) le poids d’antipyrine contenu dans la prise d'essai.

D'autre part, les liquides filtrés sont recueillis dans une ampoule à robinet et épuisés à trois reprises par

(4) La détermination du point de fusion de ce précipité permet d'affirmer que l'on na pas affaire à de la cryogénine qui, bien qu’étant d'un prix tout aussi élevé que le pyramidon, peut se trouver, accidentellement ou non, mélangée à ce dernier. Or, M. Palein a montré précisément (Ann. Chim. anal., IX, p.130, 1904) que la cryogénine est précipitée également par le formol et l'acide chlorhydrique.

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le chloroforme, celui-ci étant soutiré chaque fois dès qu'il est complètement éclairci et recueilli dans un verre de montre de diamètre suffisant (7 à 8 cent. environ) et taré. On laisse le chloroforme s'évaporer à l'air libre, et le lendemain, le verre de montre contient des cristaux dont le poids P’représente la quantité de pyramidon renfermée dans la prise d'essai (avec écart en plus d'environ 2,5 p. 100 au maximum).

Si l’on est limité par le temps, au lieu du contact de quatre jours à froid, on laisse le tube (non bouché) pendant quatre heures au bain-marie à 100°. Après refroidissement, on achève comme précédemment.

Ce procédé, décrit par M. Patein comme étant suffisamment exact, est en effet très satisfaisant.

Il n’a à nos yeux qu'un défaut, mais il est sérieux, c'est d'être un peu trop compliqué pour la pratique pharmaceutique par le temps considérable qu'il demande et l'outillage un peu spécial (1) qu’il met en train (verre de montre d’une capacité suffisante, boule à décantation, etc.).

Nous laisserons d’ailleurs à l'opérateur le soin de choisir lui-même entre les deux méthodes que nous lui indiquons.

(1) Pour un laboratoire d'officine.

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