‹ Étude chimique et pharmaceutique du PyramidonChapitre 21 sur 34 · ACTE AZONQUE EEE EE TS DC *C Acide sUuUrIqQue Pre re HIDDNC-C · texte numérisé non relu

ACTE AZONQUE EEE EE TS DC *C Acide sUuUrIqQue Pre re HIDDNC-C

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Obtenez par distillation, sans dépasser 82°, un alcoolat titrant 2,5 p. 100 d’azotite d’éthyle.

Les réactions suivantes se produisent dans cette préparation : [1] Cu + 2 NO'H — (NO*) Cu + H° [2] NOH + 2H = NO°H + H°0 [3] CHOH + NO°H — NO, CH5 + H,0 La réaction ne s'arrête pas à la formation de nitrite d'éthyle ; en conservant le produit pour l’usage, l’alcoolat se décompose avec rapidité

et régénère graduellement les acides azoteux et azotique, comme le montrent les réactions suivantes :

[11 CH,NO? H20 = C?H5OH + NO:H (2] 3 NOH — 2 NO + NO'H + H20 Dans ces conditions, le produit est fortement acide au tournesol ou

à l’hélianthine, ainsi que nous avons pu l'observer dans tous les cas où l’alcoolat était un peu ancien ou mal préparé. Ajoutons que cet alcoolat, communément appelé par les Anglais : sweet spirit of nitre, à une grande analogie avec notre acide azotique alcoolisé (esprit de nitrite dulcifié), contenant de l’azotite d’éthyle et prescrit comme diurétique dans la potion de Choppart.

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Pour éviter cette incompatibilité, nous conseillons de neutraliser l'acide libre de l’alcoolat par une solution de bicarbonate de soude ajoutée goutte à goutte, jusqu à ce qu'il ne se produise plus d’effervescence.

Dans ce cas, la coloration violette disparaît totalement.

Puisque en parlant des oxydantsnous nous trouvons dans la classe des produits nitrés, qu'il nous soit permis de signaler également dans ce groupe l'incompatibilité du nitrite d'amyle avec le pyramidon et d'indiquer que le produit formé doit avoir une certaine analogie avec la nitrosoantipyrine obtenue dans les mêmes conditions par Fischer et de toxicité plus grande que l’antipyrine elle-même.

2 Halogènes et quelques-uns de leurs dérivés. — On ne devra pas associer avec le pyramidon, dans les formules médicales, les halogènes : brome, iode (1), chlore, et leurs dérivés : iodure de fer, iodure de bismuth et de potassium, préparations iodées, hypochlorite de chaux (eau de Javelle), le chlorure de zinc, sans oublier le chloral (aldéhyde trichlorée).

3° Produits organisés influencés par les bases faibles. — De ce nombre sont: la cochenille, la fleur de violette, le mimosa. Parmi ces trois produits, les deux premiers seuls ont un intérêt médical.

La cochenille, peu usitée dans la pharmacie fran-

(4) M. Sozce (Union Pharmaceutique, n° 1, 1906, p. #,5) a montré que l’iode uni au pyramidon dans des proportions déterminées pouvait donner naissance à des corps cristallisés que l’auteur considère, pour l'instant, comme des composés iodés d’addition.

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çaise, est au contraire prescrite par le formulaire légal, en Angleterre, pour donner cette magnifique teinte rouge écarlate qui caractérise par exemple l'alcoolé de cardamome composé (1), très usité dans ce pays.

Lorsque le pyramidon se trouve associé à cette teinture, dans une potion par exemple, le virage se produit nettement et il se forme une belle coloration rose donnant à la potion un aspect tout spécial.

Cette incompatibilité n’a pas, à notre avis, grand inconvénient. Néanmoins, si un pharmacien français avait à exécuter une ordonnance anglaise comportant du pyramidon et de la teinture de cardamome, il devrait se souvenir que cette dernière contient de la cochenille, afin d'éviter des disparates que le malade prend parfois pour des erreurs de médicaments, ce qui est toujours regrettable pour lui et pour le pharmacien.

L’infusion de violette verdit avec le pyramidon. Mais ici l'inconvénient est moins grand encore, car il na pas lieu de causer les surprises désagréables provenant d’un manque d’uniformité dans la préparation, comme nous venons de le voir pour l’association cochenille-pyramidon.

(1) La teinture de cardamome (Pharmacopée anglaise) renferme :

Semences de cardamome, . . . . . . . 12,50

— CAT VIE PAS CR SE 12,50 Raisins secs . + PSE 10000 Écorce de cannelle. VMS 25,00 Cochenille\pulvériste 2e RE 6,30 AlCOQAGCOLEE ee 00000

(Macération.)

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Le mimosa n'ayant pas d'emploi thérapeutique, nous n en parlerons pas ici.

4 Les tannins et certaines matières astringentes. — Lorsqu'on associe dans une potion le pyramidon avec le sirop de quinquina, — association & priori rationnelle, — le mélange, d’abord limpide, se trouble puis laisse déposer un précipité rouge floconneux abondant.

La chaleur fait disparaître le précipité, mais, par refroidissement, il se reforme aussitôt.

L'action chimique des antipyrétiques (antipyrine, pyramidon, etc.) sur les extraits de quinquina a été étudiée par M. Robert (1).

Cet auteur voit dans la réaction des substances précédentes (antipyrine, pyramidon, exalgine, etc.) sur les extraits de quinquina une combinaison de l’antipyrétique avec le tannin de la plante.

« J'ai remarqué, dit-il, que ces divers produits précipitent seulement le tannin de l'extrait. »

En ce qui nous concerne, nous ne nous occuperons que du pyramidon, mais nous devons à la vérité de dire que, d’après nos propres recherches, le pyramidon précipite non seulement le tannin de l'extrait, mais encore une partie des alcaloïdes de la plante.

Pour mettre le fait en évideace, nous avons effectué les deux essais suivants :

(1) Rogerr : Incompatibilités des extraits de quinquina avec les antipyrétiques, Bulletin de Pharmacie du Sud-Est, juillet 1903. Incompati-" bilités en pharmacie ; Incompatibilités des préparations de quinquina, thèse doct. univ. [Pharm.] Montpellier, décembre 1903 et Bulletin de Pharmacie du Sud-Est, lévrier 1904, p. 73,

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1° Si l’on ajoute du pyramidon à une préparation de quinquina détannisée par la gélatine, suivant la méthode classique, il se forme encore un précipité d'une certaine abondance;

2° Si l’on mêle une solution de pyramidon à une solution de chlorhydrate de cinchonine, il se produit un précipité blanc floconneux au bout de quelques instants. 3

Nous sommes donc bien autorisé à conclure que le pyramidon ne précipite pas uniquement le tannin du quinquina, mais bien encore d’autres principes actifs de cette drogue. Nous n'en sommes d’ailleurs nullement étonné, nous souvenant des propriétés alcalines du pyramidon et le second essai que nous venons d'indiquer a une analogie assez grande avec l'essai proposé par les chimistes pour la recherche de la cinchonine dans la quinine au moyen d’éther et d'ammoniaque.

L'incompatibilité quinquina-pyramidon existant donc doublement, nous aurons maintenant à rechercher le remède pour y obvier.

À ce sujet, MM. Astruc et Robert ont fait une constatation intéressante qu'ils ont publiée dans la presse scientifique (1). Voici un résumé du passage le plus saillant de leur article:

L'extrait de quinquina donne généralement des potions troubles; on peut obtenir une préparation limpide si l’on ajoute un peu de gomme à la solution

(1) Asrruc et Rogerr: Emploi de la gomme pour empêcher les incompatibilités dans quelques préparations galéniques, Bulletin de Pharmacie du Sud-Est de décembre 1903, p. 609.

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d'extrait; la limpidité subsiste même dans le cas où l’on ajouterait à la potion des substances incompatibles, telles que camphorate de pyramidon, etc.

Nous nous sommes demandé, dès lors, s’il serait sans inconvénient d'avoir recours à la gomme pour détruire l’incompatibilité quinquina-pyramidon.

Nous pensons que la gomme supprime l’incompatibilité par sa nature physique ou chimique propre, l'altération produite par son oxydase n'intervenant pas ici, car si, comme nous l'avons fait, on détruit celle-ci par la chaleur, l'effet produit sur le quinquina reste le même.

Si l’on prend, par exemple, 5 centigrammes de pyramidon, 10 centigrammes de gomme arabique stérilisée de son oxydase par la chaleur et mélangée, à la température ordinaire, à 2 grammes de sirop de quinquina et 5 c. c. d’eau distillée, il ne se produit aucun précipité. |

Dans les mêmes circonstances, la solution contenant la gomme en nature (avec l’oxydase non détruite) se comporte de façon identique avec le pyramidon associé au quinquina.

Inutile d'ajouter que, sans gomme, il y a production d'un précipité abondant.

Il nous paraît donc difficile d'admettre que l’enzyme oxydant, détruit par la chaleur, soit le seul à entrer en ligne de compte et nous ne croyons pas exprimer une opinion trop avancée en ajoutant que ce moyen d'éviter un précipité, autant dans le cas qui nous occupe que dans la généralité des cas où il peut se présenter, n'a pas les inconvénients qu'on

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serait tenté de lui attribuer de prime abord et sans mûr examen des faits, attendu qu'il est aussi facile de détruire l’oxydase que de la voir réagir.

Si, cependant, on ne voit pas la nécessité de recourir à la gomme comme expédient de préparation, on pourrait, pour avoir une potion limpide, ajouter selon le conseil de M. Robert, quelques gouttes d'alcool ou de glycérine; mais, en aucun cas, il ne faudra séparer par le filtre le précipité produit, car ce serait rejeter du même coup des principes actifs quil est très important de conserver.

Nous avons vu que le pyramidon précipite également avec les tannins du ratanhia et du cachou.

Le sirop de ratanhia, par exemple, donne un précipité rouge abondant par addition de pyramidon.

Le précipité disparaît par quelques gouttes d’acide chlorhydrique dilué ou par une petite quantité d’alcool. Aussi cette incompatibilité ne se produit-elle plus avec la teinture alcoolique de ratanhia.

(On n’oubliera pas qu'un léger excès d'acide chlorhydrique détermine au contraire un précipité.)

Le tannin du cachou donne lui aussi un précipité avec le pyramidon. Il est à remarquer que ce précipité se produit même en milieu alcoolique, dans le cas, par exemple, de teinture de cachou.

Le tannigène et l’alun, nous l’avons vu, sont pré-

cipités par le pyramidon, mais c’est là une association

purement accidentelle, sur laquelle nous n'insiste-

rons pas.

»° Composés mercuriels. — La plupart des sels de

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