HO + O = H
Le second amènerait la production d'oxygène actif : | H:0°— HO HO
Dans ces conditions, on peut parfaitement conce-
(1) DexiGEs, Bulletin de Pharmacie de Bordeaux, 1902, p. 254.
(2) G. BERTRAND : Recherches sur la laccase, Annales de Chimie et Physique, 1° série, t. XII, 1897.
(3) On caractérise l’oxydase par la coloration rouge que prend à son
contact l'eau gaïacolée ou par la coloration bleue qu'elle donne à la teinture de résine de gaïac,
voir, à notre avis du moins, que le pyramidon subit une oxydation par le moyen de la réaction précédente, ce qui produit la série de colorations que nous venons de décrire.
L'acide cyanhydrique entrave l’action de l’oxydase et une chaleur de 80° suffit à la détruire (1).
En se basant sur les propriétés précédentes, le remède à appliquer devenait simple. L'oxydase étant détruite par une chaleur de 80°, il suffisait de chauffer la solution gommeuse à cette température, ainsi que l’indiquait M. Denigès, pour empêcher la réaction de se produire, et j'ajouterai pour la faire disparaître quel que soit le moment de la réaction.
Il ny a donc pas incompatibilité vraie entre le pyramidon et la gomme et le devoir du pharmacien est de soumettre à l'ébullition simple toute solution gommeuse qui doit servir de véhicule au pyramidon.
Nous avons vu que les acides azoteux (nitrite d'amyle) et azotique donnaient des réactions colorées avec formation de produits de nature différente suivant le cas. Il sera toujours très rare de voir ordonner du pyramidon concurremment avec l’acide azotique, mais on doit admettre que le pyramidon que l’on a accusé de fermer le rein, pourra être prescrit sinon en France, du moins en Angleterre avec un médicament diurétique contenant presque toujours comme impureté des traces d'acide azotique, j'ai
(1) La gomme adragante, ne donnant pas les réactions de l'oxydase, ne doit pas contenir ce ferment, ce qui résulte des recherches de M. Payer (Répertoire de Pharmacie, juillet 1904, p. 304).
nommé l'alcoolat d’éther nitreux (1) ou spiritus ætheris nitrosi de la Pharmacopée anglaise. Cette composition est très souvent ordonnée en potions en Angleterre, seule ou associée, à cause de ses propriétés anticatarrhales et diurétiques à la dose de 1 à 2 grammes (pro dosi). Le Codex anglais admet une limite d’acidité à cet alcoolat. Or, lorsqu'on mélange le pyramidon à ce médicament pur ou dilué, il se forme immédiatement la belle coloration violette si souvent observée, et d’une façon d’autant plus intense que l’alcoolat est plus acide.
(1) L'alcoolat d’éther nitreux (spiritus ætheris nitrosi) de la Pharmacopée anglaise se prépare en prenant :