‹ Étude chimique et pharmaceutique du PyramidonChapitre 26 sur 34 · DIAGNOSE DU PYRAMIDON DANS LES URINES · texte numérisé non relu

DIAGNOSE DU PYRAMIDON DANS LES URINES

Pour rechercher le pyramidon dans nos urines, nous avons essayé tour à tour les principaux réactifs de ce produit en nous efforçant de trouver, parmitant d’autres, celui qui nous parüût, à la fois, le plus sensible et le plus exact.

Nous allons indiquer les divers réactifs employés dans ce but et nous ferons connaître nos préférences.

(4) Nous avons eu soin, pour opérer ces recherches, de recueillir nos urines dans des verres séparés, de cinq en cinq minutes d’abord jusqu’à ce que nous ayons obtenu la réaction voulue, puis de quart d'heure en quart d'heure pendant la première heure et finalement de cinq en cinq minutes jusqu'à cessation de la réaction.

A chaque émission ainsi réglée, la vessie était vidée, de manière à saisir le moment exact du commencement et de la fin de l’élimination.

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On a conseillé notamment pour cette recherche : l'acide picrique, le réactif Tanret, le perchlorure de fer, l'acide azotique concentré.

Étudions maintenant chacune de ces liqueurs.

a) Acide picrique. — L'acide picrique donne avec le pyramidon en solution dans l’eau ou un liquide organique tel que l'urine un précipité abondant (nous l’avons vu) de picrate de pyramidon.

A notre avis, ce réactif n'est pas à conseiller pour la recherche du pyramidon dans les urines, car il précipite également les sels de potassium, d’ammonium, l’albumine, l'acide urique, etc. Les chances de confusion sont de beaucoup trop nombreuses.

b) Perchlorure de fer. — Le perchlorure de fer, conseillé par quelques auteurs, ne nous a pas paru d'une grande sensibilité et n’a amené aucune réaction colorée dans nos urines.

c) Réactif Tanret. — Ce réactif donne un précipité blanc, floconneux, soluble à chaud avec l’urine contenant du pyramidon. Bien que certains auteurs lui donnent la préférence, à cause de son extrême sensibilité, nous aimons mieux ne pas y avoir recours dans ce genre de recherches afin d'éviter l'influence perturbatrice de l’albumine, des peptones, des alcaloïdes, etc. 4

Les substances appartenant à ces deux dernières catégories, en particulier, se comportent exactement de la même facon que le pyramidon en présence de cette liqueur et la similitude de réaction se poursuit

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avec l'emploi de la chaleur ou l'addition d'acides forts au mélange précédent.

d) Acide azotique concentré. — C'est le réactif qui nous a paru donner les meilleurs résultats.

Voici notre manière d'opérer :

On traite 6 à 7 c.c. d'urine par une vingtaine de gouttes d'acide azotique concentré. S'il se produit un précipité blanc d'albumine, on aura soin de séparer cette substance. S'il ne se produit pas de précipité blanc, on constatera une coloration violet améthyste dans le cas d'une urine contenant du pyramidon.

Cette coloration est plus sensible à chaud et passe ensuite au jaune d’or. Cette dernière teinte est caractéristique dans les urines renfermant seulement des traces de pyramidon. On ne devra pas, en effet, s'attacher à la coloration plus ou moins rosée que prend l'urine avec NO'H à chaud, car cette teinte s’observe normalement avec l'urine physiologique(1).

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