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Ne voyons-nous pas, par exemple, que la combi-
H naison de l’ammoniaque Ven (dont les amides
A NS sont les dérivés) avec le sulfate de cuivre donne au sulfate cuprammonique formé des propriétés antinévralgiques que le sulfate cuivrique ne possède à aucun degré ?
L'introduction d'un radical actif dans la molécule d'un corps déjà doué d'activité modifie l’action de ce dernier, en lui communiquant les effets précis et caractéristiques de ce radical (1).
Quand un radical est plus actif que la base, ses effets prédominent dans les produits résultant de la combinaison formée, tandis qu'au contraire une base énergique paralyse entièrement l’action d’un radical de faible puissance.
Les radicaux éthyle et méthyle donnent, d’une manière générale, aux corps auxquels on les unit des propriétés analgésiques, l’amidogène NH° des pro-
(1) Ces faits ont été également mis en évidence et exposés d’une façon magistrale par :
M. le Dr Perez Noguera, au Congrès international de médecine, tenu à Madrid en 1903, dans une communication intitulée : « Relation entre la composition chimique des médicaments et leur action physiologique »;
M. A. Robin, dans une conférence faite à la Société de l’Internat des Hôpitaux de Paris, le 24 novembre 1904, et traitant des « Rapports qui existent entre la constitution chimique des médicaments et leurs effets thérapeutiques » ;
M. le professeur Astre, de l'Université de Montpellier, dans sa leçon inaugurale : « Relations entre la constitution des corps organiques et
leur action thérapeutique », leçon reproduite par le Bulletin de Pharmacie du Sud-Est, 1905, p. 169.
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priétés antithermiques et le phényle C‘H* des propriétés antiseptiques et toxiques.
L'antipyrine a, comme caractéristique, dans sa molécule le groupe NCH° qui se rencontre également dans la morphine et dans tous les alcaloïdes naturels possédant une action narcotique énergique.
Il est facile de se rendre compte, d’après tout ce qui précède, que l'union d’un nouveau groupe semblable à la molécule antipyrine contribue à augmenter la valeur thérapeutique de ce produit et à en faire de par cette constitution chimique et son action physiologique un véritable alcaloïde artificiel.
Indiquons maintenant, pour faire suite aux remarques précédentes, quelques-unes des propriétés thérapeutiques du pyramidon, nous bornant en cela à résumer fidèlement les observations des auteurs sans chercher à empiéter inutilement dans un domaine qui n’est pas le nôtre.
Le pyramidon agit à dose trois ou quatre fois moindre que l’antipyrine.
En dehors de son action spéciale comme antithermique et analgésique, il agit secondairement comme excitateur des échanges organiques et dans ce cas, il convient particulièment dans le traitement des maladies fébriles. |
Si l’on tient compte de son action rapide ét prolongée, de son défaut de nocivité sur l'appareil digestif et de la rareté de production d’érythèmes de la peau, on est parfaitement en droit de conclure que le pyramidon doit prendre le pas sur l’antipyrine dans la plupart des affections fébriles ou doulou-