EXPERIENCE LXXII
16 juin 1932. Chien de 15 kilos.
Chloralosane : 1 gr. 50.
Enregistrement de double pression (droite).
Les deux pneumogastriques sont intacts mais les deux nerfs linguaux sont coupés. (Chronaxie des vaso-dilatateurs du lingual © 6 6
(après section 16). TS 6 secondes. Intervalle 1/8°. Mesures de M. Fieschi).
Isolement du sympathique droit au-dessous du ganglion cervical supérieur (la séparation du sympathique et du pneumogastrique n’est pas nette, on la fait artificiellement).
Excitation de la branche présumée nerf sympathique. Pas de hausse de pression pariphérique.
On recherche au niveau de la division sympathique pneumogastrique et on isole une petite branche dont l’excitation donne une vasoconstriction nette.
Au début et à la fin de l’expérience, le réflexe oculo-cardiaque ne donne pas de modifications du rythme. (Enregistrement 11).
Excitation du sympathique (vers la tête) : hausse de pression.
Rhéobase 6 v 5 Capacité chronaxique 50 Chronaxie 0 6 19
Section du pneumogastrique au cou (l’animal dort bien).
Excitation du sympathique : hausse de pression.
Rhéobase 9 v Capacité chronaxique 50 Chronaxie 0 5 19
Résumé
Nous avons rassemblé les résultats de nos expériences au point de vue de la vaso-constriction par excitation du sympathique cervical dans un même tableau (tableau I).
TABLEAU I Vaso-constriction (V. C.) par exitation du sympatique cervical
Etat des : pneumogas- A en triques Réaction nN a Expérience [sympatkique Int. N. & Chionaxie (côté) observée | £4 eo homo | hétéro- Si latéral | l'ter:l XLII gauche | Sect. | Sect:{ V. C. 6 | 1/8° 48 45Y | 07,7 à 07,9 XLIII gauche | Sect. | Sect.| V. C.
XLIV gauche |{[ntact/Intact| V. C. |6 | 1/8 48 1% | {senviron XLVI gauche |fntact|Intact| V. C. |8 | 1/8 | 64 Av 07,9 SeCt-|EntACt|N VE C:
XLVII droit |Intactiintact| V.C. |8 | 1/8e | 64 12V U5,15 XLVIIT | gauche |IntactIntact| V. C. | 8 |1/8 | 6% Al“ 07,19 (sect.) |[Intact|Intact| V. C. 4 | 1/8 | 32 7 05,19 XLIX sauchedoeet |[ntact| V. CG ):8 151781 61 30Y 05,37 L gauche |Intact|Intact| (baisse) SechintactI Ve CIS INT/6e8) NCA MANS 07,11 LI vauchesISectlintactINNV CIRE GX &v 07,20 LIT droit f|Intact|Intact| V. C 6 | 1/8e | 48 30% | 03,8 à 07,9 (peu nette, ect |lIntract|MVPIC 8 | 1/82 | 64 25 07,26 LIII droit |Intact|[ntact| (baisse) SéctiliSect NEC 8 | 1/8e 6% 2v,8 05,49 LXI gauche [Intact|Intact| V.C 8 | 1/82 | 64 ur 05,15 ; 20" 07,9 Sect [Intact| V. C 8 | 1/8e 6% 201 REA CEX Sect |ISect VPaCr 8 | 1/80 6% 30% |0:,75 à 07,9 LXIV gauche |[Intact|[ntact| (baisse) DONS | SectnIntaict NN et RS D 2 CN nor 0 OMC" EXX droit |Intactifntact| V. C. 6 | 4/8 LS 14 (OS) ÉSONI droit |iIntact|intact| VW. C. |6 | 1/8 | 48 |6v,5 Os, le Sectalintact|mVAaC 6 | 1/8e | 48 av (Or 11)
Nous voyons ainsi que si le temps de sommation est presque toujours le même : 8 ou 6 secondes, la chronaxie varie entre des limites assez étendues : 0 &« 2 à 1 os. Cependant, comme nous l'avons remarqué, tous les chiffres trouvés se groupent essentiellement autour de deux valeurs bien différentes, ce qui nous a permis de distinguer des animaux à petite chronaxie sympathique et des animaux à grande chronaxie.
Autour de 1 s se groupent les animaux suivants : XLII (0 s 8), XLIV (1 6), XLWI (0 6 9), XLVII (0 & 75), LXI (0 © 9), LXIV (1 5), LXX (0 o 9).
Autour de 0 « 2 se groupent les animaux suivants : XLVIII (0 « 19), XLIX (0 6 37), L (0 s 11), LI (0 o 20), LIII (0 « 19), LXXII (0 s 19).
Le nombre des animaux à petite chronaxie est à peu près le même que celui des animaux à grande chronaxie.
Comme dans certains cas, nous avions été gêné par le voisinage des fibres inhibitrices cardiaques dont l’excitation déterminait une baisse de pression importante (centrale et périphérique), nous avions été conduit à sectionner le vago-sympathique dans la région moyenne du cou. On pouvait donc penser à une action de section qui, modifiant la chronaxie du sympathique, l’amène à une valeur petite (exp. L, LIII, LXI, LXIV).
Cette action semblait être confirmée par l’observation LII, au cours de laquelle on avait noté le passage de la grande à la petite chronaxie (au début, les pneumogastriques étant intacts, la chronaxie du sympathique était de 0 6 8 à 0 6 9°; après section du pneumogastrique homolatéral, la chronaxie était tombée à 0526). Mais nous n’avons pas retrouvé de telles variations.
D'ailleurs, au cours des différentes expériences, nous avons trouvé des animaux présentant une chronaxie basse alors que les pneumogastriques sont indemnes (exp. XLVIII, XLIX, LXXII), de même après section du pneumogastrique homo-latéral, nous avons noté des chronaxies hautes (exp. XLII, LXI, LXIV).
Nous avons refait sur quelques chiens des mesures de chronaxie avant et après section des pneumogastriques. Aucune modification notable ne fut observée.
Ainsi, dans l’expérience LXI, la chronaxie reste haute avant et après section du pneumogastrique, de même que dans l’expérience LXXII, elle est basse, aussi bien après qu'avant la section. Au cours de l’expérience LXIV, nous avons pratiqué successivement la section du pneumogastrique isolé du sympathique au-dessus du ganglion plexiforme puis du tronc vago-sympathique au cou sans observer de modification,
Il semble donc bien que les chiens doivent être classés en deux catégories en ce qui concerne l’excitabilité du sympathique cervical vaso-constricteur :
Les uns ont une chronaxie d’environ 16 du même ordre que
celle obtenue sur les fibres du grand splanchnique par À. et B. CHAUCHARD.
Les autres, à chronaxie beaucoup plus petite, d'environ 062 (soit 4 à 5 fois moindre) plus voisine de celle des nerfs moteurs laryngés.
Peut-être y a-t-il là un rapport avec la classification qui range les sujets sous la dénomination de vago-toniques et de sympathicotoniques.
Pour voir s’il pouvait être fait un rapprochement entre ces deux ordres de phénomènes, après avoir mesuré la chronaxie du sympathique vaso-constricteur de la tête, nous avons recherché quelle était l'intensité du réflexe oculo-cardiaque. On enregistrait les modifications de pression tout en exerçant une forte pression sur les globes oculaires.
Dans ces conditions, nous avons constaté que là où le réflexe est nettement positif (exp. LXX en particulier), la chronaxie du sympathique cervical est longue, alors qu’au contraire elle est courte lorsque le réflexe est faiblement positif (exp. LXXIT par exemple).
Enregistrement 10 Enregistrement 11 (Exp. LXX) Exp. LXXII)
Peu:-être peut-on voir là une prédominance dans lactivié du sympathique : excitabilité plus grande, chronaxie courte, entravant l'effet inhibiteur cardiaque du pneumogastrique, celui-ci n’apparaissant pour ainsi dire pas chez les sympathico oniques. Au contraire, chez les vagotoniques, l’effet sympathique est plus difficile à déclencher : excitabilité plus faible, grande chronaxie,
l'inhibition cardiaque entraîne immédiatement une grande baisse de pression (réflexe oculo-cardiaque fortement positif).
Il ne s’agit pour l'instant que des premières données d’une étude qu’il faudrait pousser plus loin. Nous nous proposons ultérieurement de répéter les observations pour voir si, en multipliant les expériences, on peut désormais, en se basant sur des mesures, caractériser les sujets vagotoniques et sympathicotoniques.
Au cours des expériences, nous avons fréquemment constaté que les excitations mécaniques du sympathique déterminaient des baisses de pression. Il s’agit vraisemblablement d’un tiraillement communiqué aux fibres du pneumogastrique quand celui-ci est intact (exp. XLVIII), action des fibres inhibitrices cardiaques, ou, comme dans l’expérience LXI, où les deux pneumogastriques sont coupés, d’une action sur le nerf dépresseur (voie centripète).
Si, dans nos expériences, nous avons observé le phénomène de vaso-constriction généralisé de la tête par excitation du sympathique, nous avons vérifié que le phénomène est le même, localisé à la seule région laryngée, alors que uous avions pratiqué une ligature des carotides interne et externe (exp. LVIIT).
Etant donné que les résultats étaient les mêmes, que l’excitation soit faite vers l’extrémité céphalique ou vers le cou, il est possible que certaines des fibres venues par le tronc vagosympathique depuis le ganglion cervical inférieur au lieu de descendre le long du nerf laryngé supérieur, montent dans la racine sympathique vers le ganglion cervical supérieur puis se réfléchissent et redescendent vers le larynx. A moins qu’il s’agisse de fibres descendantes. Dans les deux cas, que l’excitateur soit placé dans un sens ou dans l’autre, la cathode, électrode active, est toujours en bonne position.
Les différentes lois de sommation peuvent être représentées par des courbes et nous pouvons ainsi constater leur similitude.
Les courbes représentant les lois de nombres correspondent aux expériences XLVI, XLVII, XLVIII (deux courbes, avant et après section du sympathique excité), L et LI. Comme toujours, nous avons porté les temps de sommation (ou les nombres d’excitations) en abscisse, les voltages liminaires correspondants en ordonnée (graphique 7). (Nous n’avons pas représenté la courbe correspondant à l’expérience IL, les mesures ayant été prises en circuit déshunté.) |
Des 6 courbes ainsi tracées, 5 sont d’allure identique ; la sixième, relative à l'expérience XLVI, est beaucoup plus relevée. L'animal en expérience étant une chienne en pleine période de lactation, on peut, pour cette raison, la considérer à part.
Les 5 autres courbes se confondent pour ainsi dire. Nous
voyons donc la similitude entre les lois concernant une même action d’un même nerf.
Comme le montrent ces courbes, le temps de sommation est compris entre 8 secondes et 6 secondes, soit un nombre d’excitation de 60 environ (entre 64 et 48). La courbe commence à se relever avec netteté pour les temps plus courts que 6 secondes.
Voltages.
CODES EN Dhs XLVE 7 Obs .XLVII î (de. aprés ele) __.__ 4 ‘ DSL .
SOS Le LA
Secondes: 8 7 6 5 4 3 7 no
Graphique 7 Lois de Nombres
Nous avons groupé ces 5 courbes et, ramenant le départ de leurs ordonnées, à 100 pour 8 secondes, nous avons établi une courbe moyenne représentant la loi de nombres et dont, comme on peut le voir, les courbes mesurées s’écartent fort peu (graphique 8).
Pour les lois d’intervalles, nous avons employé le même procédé. En représentant les différentes lois, nous avons constaté qu’en général elles étaient assez relevées, plus rarement aplaties (exp. XLVII et LI). Mais dans ces cas, pour l’expérience XLVII, par exemple, il s’agit d’un animal chez lequel nous avons dû pratiquer la respiration artificielle par suite de syncopes répétées et dans l’expérience LI, l’agitation extrême a nécessité une dose anesthésiante supplémentaire, faits qui peuvent être incriminés dans l’aplatissement de la courbe, Nous éliminons également la courbe correspondant à l’observation IL, les mesures ayant été prises en circuit déshunté ; de même celle correspondant à l’expérience XLIV, première de la série, qui a été prise
avec une capacité chronaxique beaucoup plus grande que celle : “ . . « , pre
correspondant à la chronaxie vraie. Quant à l'expérience XLVI,
nous l’avons déjà éliminée au cours de la loi de nombres (chienne
en lactation).
Voltages 2
64| Nombres : 48 Sp) 416 SU 0 1 1 1e 1 L 4 En !
8 Secondes: 6 G) 4 3 2 À 2% Graphique 8 Lois de Nombres (les mêmes ramenées à la même origine) — Courbe moyenne
Nous pouvons grouper les 5 courbes correspondant aux expériences XLIT, XLVIIT, L, LIT, LXI. Parmi elles, deux correspondent à des chronaxies élevées, trois à des chronaxies basses du sympathique et l’on ne constate pas de différence entre elles, ce qui était à prévoir, la valeur de la chronaxie ne devant pas influencer les lois de la sommation puisque Iles ondes excitantes sont toujours réglées sur la chronaxie du nerf.
De la même façon que pour les courbes représentant les lois de nombres, nous avons établi une courbe moyenne en ramenant
ces différentes courbes à la même ordonnée d’origine en partant de l'intervalle 1/8 pris habituellement comme plus petit intervalle (graphique 10).
Voltages ;
GA 4 A 14 37 x Intervolles.
Graphique 9 Lois d’Intervalles
Au-dessous de cet intervalle de 1/8°, il est probable que dans certains cas, on observait une légère diminution du voltage (comme le montrent les observation XLIII et L). Mais nous avons surtout étudié la portion de la courbe correspondant aux intervalles moyens compris entre 1/8° et 1 seconde. Le relevé se fait souvent au voisinage de 1/8 et quand il est possible de prolonger la courbe pour des intervalles de 1 seconde et plus, on observe un aplatissement dans cette région.
ACTION DE L'ADRÉNALINE
L’adrénaline ayant une action marquée sur le système vasoconstricteur, il était tout indiqué de mesurer son action sur la chronaxie du sympathique vaso-constricteur de la tête et sur les lois de sommation,
Voltages ;
PAIE 4 hlervalles.
Graphique 10 Lois d’Intervalles (les mêmes ramenées à la même origine) — Courbe moyenne
Nous pouvons résumer les observations les plus typiques en un tableau (intervalle toujours le même : 1/8).
Comme on le voit dans ces trois observations, les réactions sont identiques.
Dans les trois cas, le temps de sommation est abaïissé de 8 secondes à 6, 4 ou 5 secondes.
La chronaxie s’abaisse également correspondant d’ailleurs à une élévation de la rhéobase :
de 0520 elle passe à 0615 puis après réinjection à 0609;
de 0526 elle descend à 0611;
de 0519 elle s’abaisse à 0609 puis 06505.
L'action de l’adrénaline une fois dissipée, la chronaxie remonte vers sa valeur primitive.
Nous pensons que c’est là le phénomène habituel de l’action de l’adrénaline.
Cependant, nous ne voulons pas passer sous silence une expérience dans laquelle les résultats ont été inverses. Il s’agit, disons-le tout d’abord, d’un chien dont la chronaxie du nerf sym-
TABLEAU Il
EEE ———
: ë Avant Re Aprè è Expérience | Sympathique Ra Injection ee ne TP A es LI gauche IT. S. 8 sec]1/20 mmgriT. S. 6 sec. adrénaline (pneumog. | Rhéobase: Rhéobase:
G. sect. 4 v. 6 v D. intact) | Chronaxie: Chronaxie:
0 « 20 0615 T. S. 4 sec.T. $S. 8 sec.
Réinj. Rhcobase: | Rhéobase:
1/20 mmgr. 5 v 9 v adrénaline | Chronaxie: |[Chronaxie:
0 509 0 «19 LII droit T. S. 8 sec.11/10 mmgr]\T. S. 4 sec.|T. S. 6 sec. adrénaline (pneumog. | Rhéobase: Rhéobase: | Rhéobase:
D. sect. 20 v 47 v 40 v G. intact) | Chronaxie: Chronaxie: |Chronaxie: 0 6 26 0Ocii 0 5 22 LIT droit T: S: 8 sec.|3/20 ner lle SHOESeC.
(pneumog. adrénaline D. et G. Rhéobase Rhéobase: sect.) DEVAIS 12 v Chronaxie: Chronaxie:
0 «19 0 « 09 puis TS AAESeC:
Rhéobase:
Chronaxie:|[La Chrona:
0 5 05 xie remonte (non mesus-
rable).
pathique était anormalement petite : 06 11, chronaxie que nous n’avons pas fait rentrer dans notre moyenne, car un chiffre aussi bas ne s’est jamais représenté dans nos autres observations. Dans cette observation (obs. L), l’injection d’adrénaline a entraîné une montée de la chronaxie : de 0 « 11 elle passe à 0 « 19 (après avoir dépassé 063) puis redescend à 0613. Après l’in-
Et ven
jection d’une seconde dose (1/10° de mmgr.) elle s’élève de nouveau à 0519 puis dépasse 0 5 26.
Voltages à
PE le ee FRE LR ee après adrénaline.
ayunt adrenaline.
Nombres : 64 Secondes: 8 6 4 2 à 172 Graphique 11 Observation LI. — Lois de Nombres (avant et après adrénaline)
(en traits pleins les mêmes ramenées à la même origine)
Il est possible que dans ce cas très au-dessous de la moyenne (chronaxie moitié plus petite), l’adrénaline produise des effets inverses comme ceux que nous avons obtenus dans cette expérience ; une chronaxie très petite pouvant difficilement descendre au-dessous d’une certaine valeur limite ; ou, ce qui serait plus vraisemblable, c’est que le fait de s’être débattu au moment de l’anesthésie ait provoqué une décharge d’adrénaline plus forte que normalement et que la mesure (valeur basse) traduise la présence de cette substance.
Nous avons reproduit les lois d’intervalle correspondant à l’expérience LI avant et après l'injection d’adrénaline. Nous voyons que la forme de la courbe est modifiée. La chronaxie est abaissée mais la courbe est plus relevée (graphiques 11 et 12).
Enfin, au cours de cette série d’expériences, nous avons fréquemment vérifié l’effet de vaso-dilatation déterminé par excitation du bout central du nerf laryngé supérieur et nous avons obtenu les mêmes résultats qualitatifs que dans les expériences antérieures.
Ainsi, dans les expériences XLII, XLIII, XLIV, XLVI, XLVII, XLVII, l’excitation centripète du nerf laryngé supérieur déter-
Voltanes .
Mterualles .
Graphique 12
Observation LI. — Lois d’Intervalles (avant et après adrénaline) (en traits pleins les mêmes ramenées à la même origine)
mine une baisse de pression le plus souvent à fa fois centrale et périphérique, parfois plus nette sur la pression périphérique.
Excitabilité des voies laryngées motrices centrales et périphériques Centres moteurs corticaux