EXPERIENCE LXII
18 mai 1932. Chien de 7 kilos (fox nerveux).
Sans anesthésie.
Animal fixé sur la table.
Trépanation (hémisphère gauche, zone antérieure).
Examen du larynx par un tube intra-buccal, la tête étant redressée, museau vers le plafond, gueule ouverte, la langue tirée fortement en avant.
Mesure prise au chronaximètre : constriction :
Rhéobase 4 v 5 Chronaxie 065
Chaque fois que l’on pose l’excitateur sur le cortex (zone de constriction), on enregistre des mouvements étendus (balayage du graphique surtout marqué lorsque l’excitateur est posé un peu en arrière du point moteur de constriction laryngée). Il faut attendre et profiter d’une période de calme pour qu’une mesure soit possible.
Mesure prise avec les condensateurs :
Adduction (shunt de 3.000 ohms) (constriction) : Rhéobase 6 v Capacité chronaxique 200 Chronaxie 06 7
Pas de dilatation, quel que soit le point d’excitation.
Dans cette expérience, nous avons employé la contention .forcée. La tête du chien était placée en hyperextension, le larynx tendu.
Dans ce cas, les mesures ont donné une chronaxie plus élevée que normalement : 065 et 067 au lieu de 05652
On n’a pas observé de dilatation.
Pour être certain de ne pas avoir été troublé dans l’enregistrement graphique des constrictions avec le ballonnet par des mouvements extra-laryngés, nous avons examiné directement les cordes vocales, soit par la gueule de l’animal, la langue fortement tirée en avant, soit par voie inférieure (par la brèche trachéale).