‹ Etude chronaximétrique sur le larynxChapitre 121 sur 133 · EXPERIENCE LXIII · texte numérisé non relu

EXPERIENCE LXIII

20 mai 1932. Chien de 12 kilos.

Demi-dose de chloralosane : O0 gr. 65.

Trépanation (hémisphère gauche zone antérieure).

Trachéotomie basse. Ouverture trachéale sous-cricoïdienne.

L’excitation du centre cortical antérieur détermine des constrictions nettes visibles à l'examen postérieur avec éclairage antérieur ou jar vision directe (supérieure).

Les excitatioñs portées sur l’hémisphère gauche entraînent des constrictions de la corde vocale droite.

Donc réponse croisée!

Les frottements et excitation mécanique du centre donnent également de fortes constrictions hétéro-latérales.

Mesure prise avec les condensateurs (circuit shunté) : Adduction (shunt. de 3.000 ohms) (constriction) :

Rhéobase 20 v Capacité chronaxique 110 Chronaxie 0 5 36

On ne peut obtenir de dilatation en aucun point du cortex. Malgré

un grand voltage, on n’observe pas de seuil net.

Dans cette expérience, nous avons donc vérifié le phénomène de réponse croisée de façon indiscutable. Nous n’avons pas obtenu de dilatation mais la tête de l’animal était encore en hyperextension et d’ailleurs, dans ce cas, nous avons obtenu une chronaxie un peu élevée : 0 64.

Dans l’expérience suivante, nous avons, pour la première fois, comparé la chronaxie de la zone motrice et celle des fibres récurrentielles hétéro-latérales.

Au cours de cette expérience, nous avons pu constater d’ailleurs que dans l’excitation corticale, les mouvements sont plus complexes que par excitation du nerf laryngé inférieur. On observe un mouvement d’ensemble de constriction des muscles de la région laryngée et non pas seulement une constriction des cordes comme dans l’excitation du nerf laryngé inférieur où les mouvements sont nets et localisés.

Peut-on parler d’un centre de constriction laryngée ? Oui, certainement pour les mouvements volontaires (comme la déglutition, la toux non spontanée, certains cris).

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