DIFFÉRENCE DE POTENTIEL. — FORCE ÉLECTRO-MOTRICE
Les accumulateurs constituent des sources commodes d’électricité, leur différence de potentiel restant suffisamment constante, Nous avons employé, soit une batterie d’accumulateurs formée par un ensemble d'éléments (accumulateurs au plomb) de deux volts groupés en série fournissant une force électromotrice totale, voisine de 2 n. volts (n. étant le nombre d’éléments). A condition d’être bien entretenus et chargés régulièrement, ces accumulateurs présentent, en effet, une force électro-motrice très voisine de deux volts, suffisamment constante pendant la décharge ; parfois cependant la nécessité d'employer des forces électro-motrices plus importantes (supérieures à 20 volts, atteignant 70, 80 et même 100 volts), nous obligea à nous servir du courant continu du laboratoire (courant donné par une forte batterie d’accumulateurs) de 110 volts.
On ne peut évidemment pas faire partir le circuit d’excitation directement de la batterie (le fractionnement 1, 2, 3 ou 4 éléments étant notoirement insuffisant). On est obligé de constituer un circuit dérivé dont le principe est toujours basé sur le potentiomètre. Connaissant les lois de dérivation des courants, il est
facile de calculer les conditions que doit remplir le circuit pour faire varier la force électro-motrice. Cela est d’autant plus facile
+ IHHe {44} 7 Force électromotrice.
Réducteur de potentiel.
do) E Voltmètre.
- Circuit de charge.
Condensateurs.
Seesent = ; mverseur Ge) he Ù /grende copocilé/ | Circuit de décharge .
Php
7000 % 3300À # 40000 Shunt.
Tr Excilateur.
CPE D 27777 ere] Nerf excité .
#4 Schéma du circuit d’excitation (Circuit shunté et établi Pour une mesure de rhéobase)
que l’on a affaire à un circuit de charge de condensateurs et que, par conséquent, la force électro-motrice ne se trouve pas modifiée pratiquement du fait de la dérivation, ce qui permet de faire une lecture directe du voltage utilisé.
dé —
RÉDUCTEUR DE POTENTIEL
Nous avons employé, suivant les cas, deux réducteurs de potentiel : le classique potentiomètre à résistances et la gouttière, suivant les forces électro-motrices utilisées (petite ou grande).
Le principe de ces réducteurs est toujours le même. La force électro-motrice totale étant appliquée aux deux extrémités d’une résistance fixe assez grande R1, on prend la dérivation en deux points intermédiaires telle que la résistance comprise entre ces deux points, soit r1. La force électro-motrice dérivée dans le pe-
tit circuit isolé est donc dans la proportion RL de la force élec-
tro-motrice initiale.
Dans certaines expériences, surtout lorsque la force électromotrice employée était particulièrement grande (supérieure à 20 volts), nous avons utilisé l’appareil simple et suffisamment précis constitué par une colonne de liquide conductrice mais suffisamment résistante contenue dans une gouttière isolante de telle sorte que la section soit sensiblement constante. On employait comme solution conductrice une solution saturée de sulfate de zinc. Les prises et les bornes d’amenée et de sortie du courant étant constituées par du zinc métallique auquel étaient fixés directement les fils conducteurs. Un voltmètre en dérivation sur les deux extrémités du circuit de charge permet de dire exactement la différence de potentiel utilisée. (Celle-ci étant sen-
d Re siblement dans le rapport re des longueur du circuit dérivé en-
tre une extrémité de la gouttière et un curseur mobile avec la longueur totale de la colonne liquide.)
Lorsque la force électro-motrice utilisée était plus petite (inférieure à 20 volts, c’est-à-dire lorsque les mesures répondaient à des voltages rhéobasiques inférieurs à 10 volts), nous avons utilisé le réducteur de potentiel décrit par L. LAPICQUE dans son livre sur « l’excitabilité en fonction du temps, la chronaxie, sa signification, sa mesure ». Dans ce cas, la résistance est constituée par un fil métallique sans self-induction où des prises fractionnées permettent d’obtenir telle ou telle valeur comprise entre les limites de la force électro-motrice initiale. Nous rappellerons, pour mémoire, le schéma de cet appareil très simple formé de deux circuits fractionnés montés en série de telle sorte que l’on puisse obtenir par le jeu de manettes, d’une façon progressive, les différentes valeurs fractionnelles. Cette résistance doit être assez petite vis-à-vis du circuit dérivé, mais cependant assez grande pour éviter de développer trop de chaleur par suite d’une trop grande intensité de courant admis. La résistance du circuit est d'environ une centaine d’ohms. Les résistances sont contenues dans des boîtes assez volumineuses et réunies à des plots.
Dans le modèle couramment employé au laboratoire de la Sorbonne, il existe deux cadrans à plots, le premier à 20 plots, connectant les plus fortes résistances, le second à 10 plots, connectant les résistances plus faibles et permettant de subdiviser le premier (les 10 plots du second cadran correspondant à 1 plot du premier). On peut ainsi fractionner par 1/200° la valeur de la force électro-motrice initiale. Les résistances sont assez bien étalonnées pour que l’on puisse négliger l'indication du voltmètre et au cours des mesures, doubler directement sur les chiffres lus sur les plots.