‹ Etude chronaximétrique sur le larynxChapitre 24 sur 133 · CIRCUIT DE DÉCHARGE · texte numérisé non relu

CIRCUIT DE DÉCHARGE

Celui-ci est en partie indépendant du cireuit de charge. Partant du condensateur, il est séparé du circuit de charge par un

commutateur ou une clef (clef de MORsSE) qui, rompant le circuit de charge, établit le contact avec le circuit de décharge. Lorsque l’on emploie la clef de MORSE, la charge est obtenue en appuyant sur celle-ci, la décharge se produit lorsqu’on lâche la clef.

C’est sur le circuit de décharge qu’est placé l’excitateur. Une résistance de 7.000 ohms environ est montée en série avec cet excitateur.

SHUNT

Cependant, ce simple circuit n’est généralement pas utilisé tel. Il est en effet utile de posséder une force électro-motrice constante entre les électrodes de l’excitateur, en particulier lorsque l’on veut comparer les chronaxies musculaires et les chronaxies nerveuses, La résistance déterminée par la présence du nerf entre les deux électrodes étant relativement très grande, alors que celle déterminée par le muscle entre ces deux mêmes électrodes est sensiblement de 3.000 ohms, il faut donc shunter le nerf avec une résistance équivalente (3.000 ohms).

Dans ces conditions, lorsque l’on mesure une chronaxie musculaire, le circuit étant déshunté, la résistance du circuit est donc très approximativement égale à 10.000 ohms (7.000 + 3.000 pour le muscle). Dans ces conditions, la force électro-motrice efficace entre les électrodes est donc les 3/10° de la force électro-motrice utilisée dans le circuit de décharge.

Lorsque l’on prend la mesure sur le nerf, la résistance de celui-ci étant très grande (de l’ordre de 70.000 ohms) la force électromotrice efficace tend à se rapprocher de l’unité. La présence du shunt dans le circuit ramène cette valeur aux 3/10° comme dans le cas des muscles (le courant dérivé par le nerf étant négligeable).

Enfin, il est parfois utile d’adjoindre au circuit une résistance supplémentaire qui est voisine de 10.000 ohms et peut être placée en série avec l’excitateur en dehors du shunt.

En se reportant au schéma on comprendra immédiatement l'utilisation des différents circuits et du shunt. Pratiquement, au cours de presque toutes nos expériences et mesures, nous avons employé le circuit shunté,

Les boîtes de shunt sont constituées d’avance avec leurs quatre prises et leurs deux fils intermédiaires. Il est cependant utile de vérifier la valeur des résistances, celles-ci constituées par des mines de graphite artificielle (crayons Conté) pouvant varier avec le temps et la température.

Tel est le schéma du circuit conçu dans le but d’expérimenter sur de nerf ou le muscle avec des excitations uniques.

EXCITATIONS ITERATIVES

Au cours de cette étude, nous avons eu à effectuer des excitations itératives et dans ce cas, nous avons remplacé le simple commutateur ou clef de MoRsE par un cylindre à cames. Nous avons employé le cylindre à cames de L. LapicQuE. Il est constitué par un cylindre mu par un moteur à régulateur de vitesse. Des plots rectangulaires, en saillie de 2 m/m environ sur la surface de ce cylindre, sont disposés sur des sections droites successives, identiques et équidistantes, leur équidistance variant avec chaque série.

Dans la rotation du cylindre, chaque plot d’une même série soulève à son tour l’extrémité d’un petit levier isolant qui porte un contact mettant en communication le condensateur avec le circuit de charge. Pendant le court instant où le levier est soulevé par le plot, les condensateurs se chargent. Le plot passé, le levier tombe rompant le circuit de charge mais fermant le circuit de décharge (grâce à un jeu de contacts portés par des vis moletées convenablement réglées).

A chaque plot, se produit donc une charge et une décharge qui est envoyée dans le circuit d’excitation. La rotation du cylindre entraîne une répétition périodique de celles-ci. Si la série de plots considérée porte n. plots et si le cylindre fait p. tours par seconde, le nombre d’excitations est donc de n. p. par se-

conde, L’intervalle de temps entre deux excitations est de

Le temps pendant lequel la charge peut s’effectuer et celui pendant lequel la décharge s’effectue sont très supérieurs au temps nécessaire pour charger ou décharger utilement les condensateurs. (On sait, en effet, que bien que la durée de charge ou de décharge d’un condensateur soient théoriquement infinies, pratiquement, celles-ci sont obtenues après un temps très court : quelques millièmes de seconde). D’ailleurs, dans l’excitation, le temps utile de décharge n’est lui-même qu’une fraction du temps pendant lequel la décharge est pratiquement complète.

Dans la plupart de nos expériences, la vitesse angulaire de rotation du cylindre a été fixée à un tour par seconde, au moyen d’un freinage sur l’axe. On a donc, suivant les plots :

1, 2, 3, 4, 6, 8, 12 excitations par seconde, les intervalles étant respectivement de :

1, 1/2, 1/3, 1/4, 1/6, 1/8, 1/12° de seconde. Les stimulus sont très brefs par rapport à l'intervalle de temps

les séparant. Le circuit remplit donc les conditions exigées pour l'étude des systèmes itératifs.

UT

Page 1