EXCITATEUR
Ayant étudié le circuit d’excitation, étudions maintenant l’excitateur lui-même.
L’exiguité de la région que nous observions, la nécessité de ne pas trop modifier les rapports anatomiques et surtout la brièveté fréquente des branches nerveuses que nous avions à exciter, nous ont empêché d'employer l’excitateur de L. LAPICQUE. Nous avons été obligé d'employer, au cours de nos expériences, des excitateurs plus étroits (excitateur à manche) et peut-être faut-il voir là le fait que les chronaxies trouvées sont légèrement inférieures à celles qui pourraient être obtenues avec un excitateur plus large.
Le plus souvent, notre excitateur était constitué par un manche d’ébonite, taillé en gouttière à une extrémité et supportant les deux électrodes d’argent rendues impolarisables par électrolyse. Le nerf pouvait être ainsi placé à cheval sur les deux électrodes, distantes de 6 à 8 m/m, mais protégées de tout contact avec les muscles avoisinants par leurs supports d’ébonite. Quelquefois enfin, nous avons dû (en particulier pour les filets nerveux très courts des muscles intrinsèques du larynx, longs seulement de quelques millimètres), employer un excitateur encore
plus étroit et dont les électrodes n’étaient distantes que de 3 à 4 m/m.
Prises des mesures