ANESTHÉSIE
Nous avons employé successivement les deux anesthésiques le plus souvent utilisés lorsque l’on expérimente sur le chien (étude nerveuse), à savoir le chloral et le chloralosane.
Anesthésie au chloral. — En ce qui concerne l’anesthésie au chloral, nous avons opéré sur des chiens préalablement morphinés une à deux heures avant le début de l’expérience à la dose de 1 centigr. par kilogr. d’animal.
L’injection de chloral se faisait intra-péritonéale.
On injectait à l’animal de 2 à 3 ce. de la solution de chloral à 10 % par kilogramme d’animal, par une piqûre directe de la paroi dans le flanc et injection progressive dans la cavité abdominale.
Après une période d’excitation, d’une durée variable, selon les animaux, le sommeil se produisait, en général calme, avec cependant exagération des réflexes.
Anesthésie au chloralosane. — Plus fréquemment, nous avons employé l’anesthésie au chloralosane (chloralose chimiquement pur), à la dose de 8 à 10 centigrammes par kilogramme d’animal dans les cas normaux.
La quantité pesée était mise en dissolution à chaud dans une quantité suffisante de sérum isotonique à 8 0/00 (le chloralosane plus soluble à chaud qu’à froid tend à se recristalliser quand la solution se refroidit.
L’injection se faisait intraveineuse.
L'animal non morphiné était attaché sur la table-gouttière ; on préparait sa saphène dans laquelle était placée une canule à demeure. L’injection était faite assez lentement avec la solution encore tiède,
Le sommeil survenait en général au bout d’une dizaine de minutes. Parfois au cours d’une expérience prolongée il fut nécessaire de pratiquer une réinjection d’une quantité plus faible
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d’anésthésique pour obtenir de nouveau le sommeil chez cet animal qui manifestait des signes d’éveil. ds.
Dans certains cas et, en particulier, dans les expériences portant sur le cortex (que nous retrouverons plus loin), l'animal n’était que partiellement endormi, ne recevant qu’une dose inférieure d’anesthésique. Dans ces cas, l'animal était morphiné. Enfin, dans certains cas, l’animal était simplement morphiné ou même ne recevait aucun stupéfiant ni anesthésique.