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TECHNIQUE CHIRURGICALE

Les incisions ont été pratiquées, soit au bistouri électrique, soit au bistouri ordinaire. Il est intéressant de noter combien, dans les expérimentations, le bistouri diathermique peut rendre de services. Il permet une coupe rapide et nette sans hémorragie (l’électrode indifférente est appliquée sur la région de l’aine avec un tampon de coton imbibé de sérum). La diathermo-coagulation nous permit, dans de nombreux cas, d’arrêter une hémorragie menaçante.

Néanmoins, nous n’avons pas employé ce procédé d’une façon continue, le courant pouvant avoir une certaine action excitante sur les muscles et pouvant gêner les mesures ultérieures.

Dans la plupart des cas, la première opération pratiquée fut la trachéotomie.

Dans le but de faciliter les examens, pour obtenir une respiration plus calme, on pratiquait une trachéotomie basse juste au-dessus du sternum, entre les deux chefs sternaux des sternocléido-mastoïdiens et sterno-hyoïdiens.

On pratiquait, pour cela, une longue incision médiane, allant : du niveau de l’os hyoïde ou un peu au-dessus jusqu’au sternum, puis on dégageait rapidement l’interstice musculaire et l’on mettait la trachée à jour. On pratiquait une ouverture intéressant un ou deux anneaux trachéaux pour introduire la canule trachéale. Celle-ci était fixée à la trachée par un fil circulaire, en ayant soin d'éviter les récurrents, et à la peau pour éviter son obstruction fortuite.

Dans tous les cas, on a isolé, d’une façon plus ou moins parfaite, le paquet médian du larynx et des muscles péri-laryngés. La dissection portant soit sur ces derniers, qui étaient isolés avec précaution avec le stylet en os, ainsi que leurs différentes branches d’innervation, soit sur le larynx que l’on isolait en sectionnant les aponévroses d’enveloppe et en particulier l’aponévrose cervicale moyenne qui contient les efférents des grosses branches veineuses du cou et devait être disséquée avec précautions. C’est seulement après cette dissection que lon pouvait mettre en vue les faces latérales du larynx et en particulier les nerfs laryngés supérieurs qui, venus de la profondeur, remon-

tent à la face latérale du larynx, ainsi que les nerfs laryngés externes plus bas situés, se rendant aux muscles crico-thyroïdiens.

La recherche des nerfs laryngés inférieurs se faisait en écartant la trachée de l’œsophage à quelques centimètres au-dessous du cricoïde (plus facile à découvrir à droite).

Nous n’insisterons pas sur la découverte du paquet carotidien (carotide primitive flanquée de la frêle veine jugulaire interne, pneumogastrique contenant d’ailleurs à ce niveau les fibres sympathiques). Un mot particulier peut être dit pour la recherche de la bifurcation carotidienne au-dessus de laquelle on aura l’occasion, assez fréquemment, de faire porter des ligatures sur la carotide interne et sur la carotide externe après la naissance de la laryngée supérieure.

Quant à la recherche du sympathique, on le découvrait près de son émergence à la base du crâne, au-dessus du ganglion cervical supérieur, au moment où il se sépare du pneumogastrique au-dessus du ganglion plexiforme par dissection suivant le tronc de ce dernier, leurs fibres étant souvent assez intimement accolées. Les résultats obtenus dans ces cas nous ont semblé supérieurs à ceux obtenus en isolant le sympathique au niveau de l’anse de Vieussens.

Il convient d’étudier certaines techniques spéciales que nous avons employées au cours de notre expérimentation. Nous avons observé, en effet, soit par voie directe, soit par voie indirecte ; enfin, assez fréquemment, nous avons eu recours aux méthodes graphiques d’enregistrement.

Si l’examen des muscles extrinsèques et de certains muscles intrinsèques mais externes du larynx nous ont permis de pratiquer une observation directe, l’examen de certains muscles intrinsèques a nécessité le plus souvent des artifices de préparation.

Fréquemment, nous avons pratiqué l’examen après ablation de la plaque latérale du cartilage thyroïde. Suivant les cas, l’ablation fut complète, enlevant le volet latéral, ou seulement partielle, portant dans la moitié supérieure de la lame latérale, de façon à respecter l’insertion thyroïdienne du muscle crico-thyroïdien (les mesures n’étaient d’ailleurs généralement pas modifiées lorsque l’on pratiquait la section de ce dernier) (fig. IX).

Dans l’ablation partielle, nous sectionnions au bistouri verticalement de haut en bas, à 4 mm. de la ligne médiane une plaque latérale du cartilage thyroïdien en s’arrêtant à quelques millimètres du bord inférieur et l’on détachait le volet supéro-externe aux ciseaux courbes (après section de l’articulation de la corne à l’os hyoïde) en ayant soin de respecter la branche nerveuse anastomotique immédiatement sous-jacente à la lame latérale,

Dans la section totale, de la lame latérale, on poursuivait la

ET

même incision jusqu’au bord inférieur du cartilage thyroïde, laissant subsister le dièdre médian dans lequel s’insèrent les muscles thyro-aryténoïdiens ; on décollait ensuite la plaque laryngée que l’on sectionnait en haut près de l’os hyoïde, en bas

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[1] | 4 2--Ventricule de Moraaant

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