‹ Etude chronaximétrique sur le larynxChapitre 32 sur 133 · ÉS 2) || | | ES “1 | | CT · texte numérisé non relu

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\\|É Va | \ Era | | FIGURE XI Larynx de Chien -— Thyrotomie médiane

Examen direct des cordes vocales par voie antérieure

on respectait l'articulation crico-thyroïdienne. L'examen des muscles aryténoïdiens antérieurs : les deux thyro-aryténoïdiens supérieur et inférieur et le crico-aryténoïdien latéral, était ainsi très facilité. Dans certains cas, nous avons pratiqué l’ablation bilatérale des lames laissant seulement subsister le dièdre médian et le bord inférieur du cartilage thyroïde.

Pour examiner le muscle crico-aryténoïdien postérieur, il fallait pratiquer un décollement de la muqueuse pharyngienne, soit en passant par la cavité du larynx, soit en désinsérant complètement les muscles constricteurs et en isolant ainsi le larynx que l’on pouvait rabattre en avant ou latéralement (fig. V).

A ces méthodes, on peut objecter le fait d’une lésion de l’architecture cartilagineuse du larynx et d’une perte des rapports anatomiques et physiologiques normaux. Nous avons employé pour faire face à cette critique d’autres techniques.

Nous avons pratiqué l'examen de la cavité laryngée par voie supérieure immédiate en perforant la membrane thyro-hyoïdienne. En rabattant l’épiglotte en avant, on obtient ainsi un jour suffisant pour l’examen des cordes vocales,

Fréquemment, nous avons employé l'examen par voie infé-

rieure trachéale. Nous pratiquions une fenêtre au niveau des premiers anneaux de Ja trachée et l’on pouvait ainsi facilement observer les mouvements de la glotte (fig. XIT). Exceptionnellement, nous avons employé la méthode laryngoscopique directe par les voies naturelles. La tête du chien

FiGurE XII

Larynx de Chien Trachéotomie haute (sous cricoïdienne) Examen de la glotte par voie inférieure

était mise en extension, la gueule ouverte, la langue fortement tirée en avant, grâce à un abaisse-langue ou avec un fort tube de verre jouant le rôle de tube laryngoscopique on examinaïit la fente glottique, l’épiglotte étant maintenue rabattue en avant ; mais ce procédé s’est révélé peu pratique (fig. XIII et XIV).

C’est pourquoi, dans de nombreux cas, où nous désirions conserver l'intégrité du larynx, nous avons employé la méthode graphique. Pour cela, un petit ballonnet de baudruche était introduit dans la fente glottique par la brèche trachéale haute (une trachéotomie basse ayant été d’autre part pratiquée) (fig. X). Un tube en T permet de gonfler ce ballonnet plus ou moins et le met en communication, d’autre part, avec un tambour de Marey inscripteur. Des variations de pression au niveau du ballonnet se communiquent ainsi au tambour enregistreur et s’inscrivent sur la surface enfumée d’un cylindre tournant.

La respiration s’enregistre sur le graphique suivant de grandes denticulations, les petites denticulations correspondant, lorsqu’elles existent, aux battements artériels. Une constriction au niveau de la glotte se traduit par une élévation du style ins-

cripteur dessinant sur le graphique une courbe en clocher plus ou moins accentuée et élevée au-dessus du niveau de l’inscription moyenne. Des dilatations se traduisent, au contraire, par un abaissement du style inscripteur. Mais ces mouvements

FicurE XIII Examen du larynx et de la glotte par voie supérieure (La gueule du chien fortement ouverte, la langue tirée en avant et rabattue, l’épiglotte relevée et maintenue.)

FiGurE XIV

Larynx de Chien Examen de la glotte par un tube laryngoscopique introduit par la gueule de l’animal (Lépiglotte est réclinée en avant et en haut et maintenue en dehors du tube.)

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