‹ Etude chronaximétrique sur le larynxChapitre 72 sur 133 · EXPERIENCE XXVIII · texte numérisé non relu

EXPERIENCE XXVIII

8 janvier 1932. Chien de 9 kilos (température 22°). Chloralosane : 0 gr. 90.

On répète l’expérience du 18 décembre.

Trachéotomie. Enregistrement laryngé.

(Mesures prises avec dix éléments de deux volts circuit shunté.) Les nerfs laryngés sont isolés mais non sectionnés. Excitation du nerf laryngé supérieur droit (intact) : constriction (action du muscle crico-thyroïdien).

Section du nerf laryngé supérieur droit.

Excitation du bout périphérique : contraction du muscle crico-thyroïdien.

Excitation du bout central : dilatation (mouvement endo-laryngé). Rhéobase 13 Capacité chronaxique 25 Chronaxie 0 5609 Excitation centrifuge du nerf laryngé inférieur droit (intact) constriction.

Rhéobase 5 (Capacité chronaxique #5 Chronaxie 0 615

Résumé

On voit que l’excitation du bout central du nerf laryngé supérieur nous a toujours donné une dilatation de la glotte à la condition toutefois que le larynx ait conservé ses rapports anatomiques. Le réflexe s’obtient par excitation unique et correspond à une chronaxie voisine de 0611, soit sensiblement la même que celle obtenue sur les fibres dilatatrices du nerf laryngé inférieur.

On aboutit ainsi à un isochronisme du réflexe. Et, comme nous l’avons dit, nous avons affaire à un « réflexe d'emblée ».

Par voie réflexe on met en jeu, par l’excitation du bout central du nerf laryngé supérieur, les fibres dilatatrices contenues dans le nerf laryngé inférieur, En effet, si le nerf laryngé supérieur constitue la voie centripète de ce réflexe, les nerfs laryngés inférieurs sont bien la voie centrifuge ; leur double section ne permet plus aux réflexes de se produire. La présence de l’un d’eux suffit ; il y a donc une réponse bilatérale à condition que l’intensité de l’excitation soit suffisante.

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