EXPERIENCE XXXVI
27 janvier 1932. Chien de 10 kilos 500.
Chloralosane : 1 gr. 05.
Mesures de la pression artérielle centrale dans la carotide gauche. On essaie de prendre la pression veineuse dans la jugulaire externe du même côté.
Les deux pneumogastriques sont coupés (la respiration est régulière, la pression également). Les deux laryngés externes sont sectionnés. Les deux nerfs laryngés supérieurs sont dégagés, le gauche étant intact, le droit sectionné (ses deux bouts isolés).
La pression veineuse donne un tracé sans oscillations appréciables, on préfère reprendre la pression périphérique artérielle comme dans les autres expériences (carotides liées).
Excitation du nerf laryngé supérieur gauche : baisse de pression.
Excitation du nerf laryngé supérieur droit sectionné :
Centrifuge : rien.
Centripète : hausse puis baisse des deux pressions centrale et périphérique.
On pratique la respiration artificielle.
Excitation du bout central du nerf laryngé supérieur droit (circuit shunté) : baisse de pression.
Temps de sommation : 8 secondes. Intervalle 1/8°.
Rhéobase 33 v Capacité chronaxique 300 Chronaxie 161
Loi d’intervalles (Cw 300. TS 6 secondes) :
Intervalle : 1/8° 1/6° 1/4 1/3 172 Voltage : 66 66 67 74 83
Excitation forte du nerf laryngé supérieur droit :
Centrifuge : rien.
Centripète : baisse de pression.
On essaie de prendre la pression veineuse dans la jugulaire interne gauche.
Excitation des bouts isolés des nerfs laryngés supérieurs droit et gauche.
Bouts centraux : légère élévation de la pression veineuse.
Bouts périphériques : rien.
EXPERIENCE XXXWVII
29 janvier 1932. Chien de 12 kilos (température 19°).
Même technique qu’exp. XXX VI.
Enregistrement double pression gauche, centrale et périphérique dans le territoire thyro-laryngé.
Les deux pneumogastriques sont sectionnés ainsi que les deux laryngés externes. Les deux nerfs laryngés supérieurs sont isolés.
Pressions : centrale : 15 c/m ; périphérique : 9 c/m de mercure.
Les pédicules vasculaires des deux glandes thyroïdes sont isolés et repérés mais non liés.
On pratique la respiration artificielle pour régulariser les pressions (oscillations irrégulières gênant la lecture des seuils).
Excitation du nerf laryngé supérieur droit lié :
Centripète : forte baisse de pression.
Centrifuge : baisse de pression également.
Excitation du nerf laryngé supérieur gauche lié :
Centripète : baisse de pression surtout périphérique.
Centrifuge : baisse de pression également, mais moindre.
Après la ligature des pédicules de la glande thyroïde droite, l’excitation centripète du nerf laryngé supérieur droit donne une baisse de pression périphérique moins nette et plus tardive que la même excitation à gauche où la glande est intacte.
L'observation est qualitative. Toutes les excitations sont faites avec un courant de décharge de grande capacité à un voltage de 27 volts et un temps de sommation de 6 secondes.
Ligature des pédicules de la glande thyroïde gauche.
Excitation centripète des nerfs laryngés supérieurs :
Droit : rien.
Gauche : baisse de pression. Mesures (circuit shunté).
Temps de sommation : 2 secondes. Intervalle : 1/8°.
Rhéobase 5 v Capacité chronaxique 350 Chronaxie 1 6 3
Loi d’intervalles (Cw 350. TS 3 secondes) :
Intervalle : 1/8° 1/6° 1/4 173 Voltage : 10 10 2
Nouvelles mesures après repos de vingt minutes :
Temps de sommation : 2 secondes. Intervalle : 1/8°.
Rhéobase 4 v Capacité chronaxique 50 Chronaxie 0 5619
Pressions : centrale : 14 c/m ; périphérique : 10 c/m de mercure.
Loi d’intervalles (Cw 50. TS 2 secondes) :
Intervalle : 1/8° 1/6° 1/4 173
Voltage : HA 8 10 23 Après un nouveau repos de quinze minutes :
Intervalle : 1/8° 170€ 1/4 175
Voltage : 8 8 17 28
Il manque dans cette expérience pour suivre l’évolution de la chronaxie et des lois d’intervalles, le point de départ, c’est-à-dire les mesures à l’état normal.
OBSERVATION XXXVIIT
der février 1932. Chien de 7 kilos (température 19°).
Enregistrement double pression gauche, centrale et périphérique dans le territoire thyro-laryngé.
Les deux pneumogastriques sont sectionnés ainsi que les deux laryngés externes, les deux nerfs laryngés supérieurs sont isolés. Trachéotomie basse. Respiration artificielle.
Les pédicules vasculaires des deux glandes thyroïdes sont chargés au niveau des hiles mais non encore liés.
Excitation du nerf laryngé supérieur droit lié.
Centrifuge : légère montée dans les deux pressions.
Centripète : pression centrale : montée ; périphérique : rien.
Excitation du nerf laryngé supérieur gauche lié.
Centrifuge : rien.
Centripète : baisse de pression.
Section du nerf laryngé supérieur droit (la pression monte). Excitation du bout central :
Grande montée centrale, légère montée de la pression périphé: rique.
On arrête la respiration artificielle.
(16h.30) Mesures du phénomène précédent : hausse de pression par excitation du bout central du laryngé supérieur droit.
Temps de sommation : 6 secondes. Intervalle : 1/8 (circuit shunté).
Rhéobase 34 v Capacité chronaxique 300 Chronaxie 4 6 1
Intervalle : 1/8° 1/6° 1/4 (6h.45) Ligature des pédicules de la glande thyroïde droite.
Nouvelles mesures (retard dans la réponse).
Temps de sommation : 10 à 12 secondes. Intervalle : 1/8.
Rhéobase 50 v Capacité chronaxique 300 Chronaxie 1 51
Pressions : centrale : 12 c/m ; périphérique : à c/m de mercure. (17h.20) Ligature temporaire des pédicules de la glande thyroïde gauche (par striction des fils). Nouvelles mesures. Au moment de l'excitation l’animal présente des mouvements convulsifs généralisés et étendus à la région laryngée.
(17 h. 45) Excitation centripète (bout central) du nerf laryngé supérieur droit : hausse puis baisse de pression.
Temps de sommation : JÙ secondes. Intervalle : 1/8°.
Rhéobase 50 v Capacité chronaxique 600 Chronaxie 262 (17 h.50) On desserre les ligatures des pédicules thyroïdiens gauches, on masse la glande qui, de violacée, revient à son état normal. La pression périphérique présente une légère baisse. (18 h.) Nouvelles excitations : réactions faibles donnant une baisse de la pression périphérique en même temps qu’une hausse de pression centrale plus marquée. L’animal présente moins de mouvements convulsifs. Mesures :
Temps de sommation : 6 secondes. Intervalle : 1/8.
Rhéobase 40 v Capacité chronaxique 300 Chronaxie 161
Après la ligature on a noté d’abord une élévation de la rhéobase, puis une élévation de la chronaxie avec retour aux chiffres normaux après libération des pédicules thyroïdiens.
Mais le sens de la réaction a varié. C’est peut-être une action de la respiration artificielle, qui fait qu’au début, au lieu d’une baisse de pression, on a obtenu une hausse de pression par excitation centripète du nerf laryngé supérieur.