‹ Etude chronaximétrique sur le larynxChapitre 84 sur 133 · EXPERIENCE XXXIX · texte numérisé non relu

EXPERIENCE XXXIX

3 février 1932. Chien de 12 kilos (température 20°). Chloralosane : 1 gr. 20.

Enregistrement double pression : centrale : 12 c/m ; périphérique : 2 c/m de mercure.

Les deux pneumogastriques sont sectionnés ainsi que les deux laryngés externes. Les laryngés supérieurs sont isolés. Trachéotomie. Respiration calme, régulière.

Excitation centripète des nerfs laryngés supérieurs : Droit ou gauche : baisse de la pression périphérique avec baisse secondaire de la pression centrale.

Mesures sur le laryngé supérieur droit centripète : Temps de sommation : 6 secondes. Intervalle : 1/8 (circuit shunté). Rhéobase 27 v Capacité chronaxique 300 Chronaxie 1 51 Loi d’intervalles (Cw 300. TS 6 secondes) :

Intervalle : 1/8° 170° 1/4 Voltage : 54 54 54 Excitation centripète du nerf laryngé supérieur gauche : baisse de pression nette. Mesures :

Temps de sommation : 6 secondes. Intervalle : 1/8. Rhéobase 12 v Capacité chronaxique 300 Chronaxie 1 61 Loi d’intervalles :

Jntervalle : 1/8° 1/06° 1/4 1/3 Voltage : 24 24 26 34

(16 h.40) Ligature de tous les pédicules des deux glandes thyroïdes droite et gauche.

Excitation du nerf laryngé supérieur gauche :

Aussitôt la ligature, on obtient une réponse avec rhéobase de 12 volts puis plus rien ensuite. Des excitations de plus en plus fortes (50 volts et 70 volts) ne provoquent plus de baisse mais seulement une augmentation marquée de la pression centrale.

(6 h. 50) Injection intra-veineuse de 1/2 c/m3 de la solution de thyroxine, soit 1/2 m/mgr., diluée dans 10 c/m3 de solution physiologique chaude.

Action sur la pression centrale : hausse puis baisse suivie du rétablissement à la normale.

Action sur la pression périphérique : élévation légère.

Pressions : centrale : 13 c/m ; périphérique : 3 c/m de mercure.

(17 h.) Nouvelle injection de 1 c/m de la solution (soit encore 1 m/mgr. de thyroxine).

Pression centrale : montée puis baisse.

Pression périphérique : montée lente et progressive.

Excitation du nerf laryngé supérieur gauche centripète.

Pour une Rhéobase de 52, baisse de la pression périphérique.

(17 h. 30) On libère les quatre pédicules thyroïdiens et l’on masse les glandes pour rétablir la circulation.

ÜU7h.45) Excitation du nerf laryngé supérieur gauche centripète. Légère hausse de la pression centrale. Baisse périphérique. Temps de sommation : 6 secondes. Intervalles : 1/8°.

Rhéobase 11 v Capacité chron. 300 à 400 Chronaxie 461 à 165

(18h.) Ligature et section des pédicules thyroïdiens. Excitation du nerf laryngé supérieur gauche centripète. Hausse de pression centrale. Baisse périphérique. Temps de sommation : 6 secondes. Intervalle : 1/8°. Rhéobase 10 v Capacité chronaxique 300 Chronaxie 1 51 (18h.30) On pratique la section des quatre pédicules thyroïdiens après ligature. (L'animal urine abondamment).

(19h.30) Excitation du nerf laryngé supérieur gauche centripète. Hausse de pression centrale. Baisse périphérique. Temps de sommation : 8 à 9 secondes. Intervalle : 1/8°. Rhéobase 15 v à 16v Capacité chronaxique 750 Chronaxie 2 6 8

(19h.40) Nouvelle mesure : temps de sommation : 10 secondes. Rhéobase 20 v Capacité chronaxique 800 Chronaxie 86

(20h.) L'’excitation détermine encore une vaso-dilatation pour une rhéobase de 30 v, mais la chronaxie n’est pas mesurable.

La suppression des thyroïdes par ligature des pédicules paraît avoir supprimé le phénomène que nous recherchons (soit une vaso-dilatation périphérique).

La libération des pédicules fait réapparaître la réaction à sa mesure normale.

La section des pédicules, après injection de thyroxine, laisse subsister la baisse de pression. Mais à mesure que l'effet de la thyroxine se dissipe, la rhéobase et la chronaxie s’élèvent d’une façon très marquée.

La suppression de la glande par section ou ligature du pédicule provoque une augmentation de la chronaxie du réflexe vasodilatateur, Un fait comparable a été dernièrement trouvé par A. et B. CHAUCHARD sur le nerf grand splanchnique vaso-constricteur : la ligature de la rate a pour effet, dans certaines conditions, d’élever fortement la chronaxie du nerf splanchnique.

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