‹ Étude clinique de la chute du cordon ombilicalChapitre 7 sur 42 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Quelle est la date normale de la chute du cordon ombilical.

Les 200 observations que nous avons résumées à la fin de cet ouvrage méritent d’être considérées d’abord en bloc, sans tenir compte des différents traitements auxquels les enfants ont été soumis. Elles constituent, par leur nombre, un document supérieur à la plupart des statistiques qui ont servi à établir la date moyenne de la chute du cordon ombilical.

Mais d’abord y a-t-il un intérêt à connaître la date moyenne de cette chute? « En clinique, les moyennes ne signifient rien », ne cesse de répéter avec l'autorité qui lui est personnelle, M. le professeur Pinard dans ses leçons éminemment pratiques. Et, au moment d'aborder la discussion de nos résultats, ces paroles nous forcent à réfléchir sur la méthode qu’il convient d'employer. Que nous importe en effet de sa: voir quelle est,en moyenne, l'heure exacte de la chute du cordon, chose facile à déterminer à l’aide d’une double opération d’arithmétique ? Cette moyenne, par définition, n’est que le point de contact de deux réalités, elle-même n’est qu'une abstraction. Et en admettant qu’elle corresponde effectivement à un, à plusieurs cas même, rien ne prouve que ces cas soient les plus fréquents ; la moyenne est en effet toujours à la merci de l'écart indéterminé, peut-être excessif, d’une

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exception : cette exception inexplicable, pour le moment du moins, n’est pas nécessairement compensée par une exception en sens inverse ; et voilà une moyenne faussée.

Non seulement elle peut ne pas correspondre à la réalité ; mais elle peut, ce qui est plus grave, ne pas même marquer le but indiqué par la tendance générale des faits. Nous en dédaignons la recherche comme cliniquement inutile et comme éventuellement fausse, même lorsque par simple comparaison il s'agira d'établir la supériorité d’une catégorie sur une autre, ou de choisir entre deux méthodes.

Ce qui est beaucoup plus pratique et d’ailleurs plus sûr, c’est de chercher à déterminer quelle est la date normale de la chute du cordon. Donc, au lieu de calculer pour obtenir la date moyenne de la chute du coraon, nous avons recherché à quelle date le cordon tombe le plus souvent, ce qui n’est pas la même chose.

Les résultats de ces recherches peuvent être mis en évidence par un tableau dans lequel nos 200 observations sont rangées par colonnes suivant le jour de la chute du cordon.

Nous ferons remarquer que ce jour a été fixé exactement en tenant compte de l’heure de la naissance et de l’heure de la chute. Celle-ci n’est parfois qu'approximative sans doute, bien que le plus souvent le cordon tombe effectivement sous nos yeux, à l’occasion du change. En tout cas il est facile, lorsqu'on trouve le cordon tombé dans le pansement, de rétablir l’heure probable de la chute d'après la constatation faite au change précédent. Mais nous avons ensuite converti ces heures en jours pour obtenir des termes de comparaison plus étendus et moins disséminés.

Tableau de nos 200 observations désignées par leur numéro d'ordre el rangées par colonnes suivant la date de la chute du cordon.

——aEaEaEaEZEEEEELE

‘8e jour | 4° jour‘ | 5° jour 6° jour 7e jour 8° jour 9% jour | 40° jour | 11° jour 161 14 2 4 11 1l 13 30 65 46 6 6) 15 5) 34 4% 78 24 26 7 19 9 88 56 193 29 33 8 20 12 90 66 ph) 36 10 25 21 115 108 40 31 17 32 23 124 129 41 53 18 47 28 126 153 67 bb) 22 48 46 128 154 77 62 21 49 d0 144 132 75 31 51 68 150 137 19 38 Wo2 69 155 145 82 39 94 74 170 178 86 42 59 91 173 196 98 43 61 92 176 100 45 63 99 107 97 64 102 127 d8 70 105 130 60 71 106 133 72 73 111 135 76 83 1142 139 80 8ù qd 14 81 94 118 158 84 95 123 167 81 96 142 AT 89 110 143 172 93 114 146 97 116 159 101 419 162 103 122 166 104 125 181 109 131 182 113 134 192 120 149 194 124 151 136 152 138 156 140 169 147 174 148 dE 157 179 160 189 163 190 16% 191 165 197 168 199 175 200 18% | 187 | 195 | 198

Étant Re

La simple inspection du tableau qui précède montre nettement que le plus grand nombre des chutes a lieu les 6° et 7e jours, avec un léger avantage pour le 6° jour ; tandis que l'on voit rapidement diminuer la fréquence des chutes à mesure qu'on s'éloigne de ces 2 jours qui constituent une sorte de normale.

Si nous réalisons la somme des observations contenues dans chaque colonne, et que nous cherchions à traduire par des chiffres les rapports dont l'œil nous a donné l'impression, nous voyons que sur 200 cas :

Le cordon est tombé 1 foisle 3° jour

14 fois le 4e — 26 fois le 5° — 55 fois le 6° — 46 fois le 7° — 33 fois le 8° — 14 fois le 9e — 8 fois le 10° — 3 fois le 41°

Ce qui nous donne les proportions suivantes pour chacun

des 9 jours mentionnés :

DCI TAS 97.5 93 16.5/172 4 11.5 100 100 100 400 400 100 400 100 100 20.5 50.5 29 100 100 7100

pour les 8,4 et 5e jours pour les 6° et 7° jours pour les 8°,9e,10+,11° jours

En résumé le cordon tombe 50 fois les 6° et 7° jours 20 fois avant

30 fois après.

MAURAGE 2

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