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de très beaux résultats dans l’hypertrophie mammaire chez la femme. Ce traitement est simple et consiste uniquement en injections sous-cutanées du lait de femme à raison de cinq cc. tous les deux jours jusqu’à amélioration.
Reste le traitement chirurgical, qui donne les meilleurs résultats.
Si la gynécomastie est bien supportée, il faut s’abstenir de toute thérapeutique. Mais, si Le ou les seins deviennent douloureux, s’ils sont anormalement volumineux ou pesants, à plus forte raison s’ils sont le siège d’une dégénérescence néoplasique, l’ablation s’impose. L'intervention chirurgicale sera souvent légitimée par des considérations d’ordre psychologique, car le sujet atteint de gynécomastie souffre souvent moralement de sa disgrâce.
Le traitement chirurgical de la gynécomastie est connu et a été employé dès la plus haute antiquité. PauL D'EcinE, en effet, dans ses ouvrages, nous décrit un procédé pour enlever les seins des gynécomastes.
Sauf le cas de néoplasme malin, il faut se contenter d’extirper la glande, en ménageant le mamelon et son aréole, de façon à ne pas nuire à l’esthétique du thorax.
La technique opératoire qui nous paraît recommandable est celle employée par notre Maître, le Professeur BINET : — La ligne d’incision des téguments en V renversé, de 10 cm. de longueur environ, et quelque peu arrondie, doit être faite de façon que le sommet du V puisse passer immédiatement au-dessus de l’aréole. On abaisse un lambeau cutané, comprenant l’aréole
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et le mamelon, et on découvre ainsi la glande mammaire, qu’on extirpe en totalité. Ce lambeau cutané est suturé, après résection au-dessus de lui d’un petit croissant de peau, de façon que le mamelon soit exac: tement symétrique au mamelon du côté opposé. L’affrontement doit être réalisé d’une façon aussi exacte que possible. Le résultat esthétique d’une telle opéralion est satisfaisant, la cicatrice étant habituellement très peu visible.