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STERNBERG et nous chercherons s’il est possible de la distinguer cliniquement de la lymphadénie tuberculeuse.
Nombreux sont les auteurs qui reconnaissent la grande difficulté qu’il y a pour établir un diagnostic, cependant ils donnent certains signes qui leur semblent suffisants pour orienter l'examen clinique : la présence de périadénite, l'absence de prurit et d’éosinophilie, l’évolution lente et relativement bénigne seraient autant de symptômes en faveur d'une lymphadénie tuberculeuse.
Nous allons reprendre successivement les signes que nous avons décrits dans la tuberculose hypertrophiante des ganglions lymphatiques et que nous retrouvons dans la lymphogranulomatose et nous chercherons s’il n'y a pas quelques particularités dans ces signes qui nous permettraient de différencier ces deux maladies.
— Peut-être les ganglions par leur siège, le long de la chaîne carotidienne dans la tuberculose et sus-claviculaire dans la lymphogranulomatose, au début de ces maladies, pourraient-ils nous donner une indication; malheureusement nous ne voyons les malades qu’à la période d'état, à ce moment les adénopathies, quelle que soit leur origine, sont volumineuses, occupent toute une région cervicale, ont des caractères identiques, une évolution semblable et ne peuvent contribuer à établir un diagnostic.
— [La température ne nous aidera pas davaniage; d’abord elle peut manquer dans l’une et l’autre maladie qui nous occupent; si elle existe elle peut être irrégulière sans courbe bien définie, ou réaliser un type qui n'aura aucun caractère particulier et qui sera incapable de donner
une indication.
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— Différents auteurs ont attribué une grande importance sémiologique à la présence de splénomégalie dans la lymphogranulomatose maligne.
FoULON, dans sa thèse pense qu’elle a une valeur diagnostique considérable.
Dans une autre thèse inspirée par NOBÉCOURT, une statistique portant sur 163 cas de cette affection montre que la rate est intéressée d’une façon presque constante.
Pour SALOZ et MacH (22° Congrès Français de Médecine) cette splénomégalie est un des grands symptômes de la maladie, symptôme souvent peu accusé cliniquement, mais qu'il faut rechercher avec soin.
Il semble qu'on ait accordé à ce signe plus d'intérêt qu’il n’en a en réalité car il ne permettra pas de distinguer la maladie de PALTAUF et STERNBERG de la lymphadénie tuberculeuse; dans celle-ci, en effet, l’atteinte de la rate se rencontre assez fréquemment et parfois même est le seul signe de la maladie.
— Quant aux manifestations cutanées qu’on peut rencontrer dans la lymphogranulomatose il en est une, si on en croit de nombreux auteurs, qui aurait une importance capitale et qui contribuerait dans une grande mesure à orienter le diagnostic sur cette maladie, c’est le prurit.
La fréquence de ce symptôme paraît très variable dans les statistiques; certains, tel BARRON, pensent que le prurit n'exite que dans 15 %, des cas environ, mais généralement on admet qu'il est beaucoup plus fréquent et qu'il fait partie du tableau clinique.
FAVRE et COLRAT le donnent comme un « symptôme
de haute valeur imprimant à l’affection un caractère spécial ».
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Pour CROIZAT (3° réunion plénière de la Société d'Anatomie) « le prurit et le prurigo méritent de prendre place au nombre des symptômes objectifs les plus importants et les plus caractéristiques ».
D'autre part, HOLDING et BROWN ont insisté sur l’importance de ce « prurigo idiopathique » comme prodrome d'une lymphadénie et DUBREUILH, sous le nom de prurigo lymphadénique, en a fait une manifestation générale des lymphadénies; mais il spécifie bien qu’il ne l’a jamais observé dans celles qui ont une origine tuberculeuse.
COLRAT pense que le prurit manque toujours dans la lymphadénie tuberculeuse et FAVRE au IV®° Congrès de Dermatalogie à donné ainsi son opinion : « la tuberculose dans certaines formes, d’ailleurs rares, peut prendre l’aspect d’une lymphadénie. Dans cette forme généralisée de tuberculose lymphatique le prurit n’est pas signalé sauf dans un cas rapporté par PETGES, mais avec bien peu de détails cliniques et histologiques ».
Enfin, RIEUX à ce sujet, écrit : « la peau peut offrir toutes les manifestations tuberculeuses (lupus érythémateux, lymphangite tuberculeuse) mais on n’observe pas l’érythème prurigineux si fréquent dans la maladie de Hopc- KIN >».
En plus de ce cas rapporté par PETGES de lymphadénie tuberculeuse avec prurit, nous signalerons celui de VIDAL et ANSELME-MARTIN, nous y joindrons l’observation II que nous avons décrite et nous concluerons que le prurit, qui du reste assez souvent fait défaut dans la maladie de PALTAUF et STERNBERG, peut très bien se trouver dans la lymphadénie tuberculeuse et qu'il nous
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est impossible de nous baser sur ce symptôme pour orienter un diagnostic d'hypertrophie ganglionnaire.
—— De même l'examen hématologique ne pourra nous servir utilement; la formule sanguine ne présente aucune variation intéressante, seule l’éosinophilie, que certains auteurs (FAVRE, COLRAT, RIEUX) ont considérée comme un symptôme d’une très grande importance pour diagnostiquer une lymphogranulomatose maligne, pourrait donner une indication; cependant « dans la forme ganglionnaire habituelle elle est souvent inexistante ou tout au moins ne dépasse pas 2 % » (FOULON). Pour GUGGENHEIM, Tiru VASILIU, l’éosinophilie serait inconstante et même la formule hématologique normale. à
D'autre part, cette éosinophilie peut être présente dans la lymphadénie tuberculeuse (P. E. WEILL et M. BLOCH, VIDAL et ANSELME-MARTIN) et au 22° Congrès Fransais de Médecine, GolIA a donné son avis : « Dans le lymphosarcome, la syphilis, la maladie de NICOLAS et FAVRE, le lymphome tuberculeux, on peut rencontrer, en vérité avec une fréquence réduite, tous les syndromes sanguins considérés comme caractéristiques d’une lymphogranulomatose ».
— Parmi tous les signes qui caractérisent la maladie de PALTAUF et STERNBERG et la lymphadénie tuberculeuse nous n’en pouvons trouver aucun qui puisse nous guider pour différencier ces maladies.
Seule la biopsie par l’examen histologique qu’elle permet de pratiquer aura un intérêt certain. Mais il faut savoir qu'il existe des cas d’adénie éosinophilique prurigène et fébrile sans cellule de STERNBERG (Ducamp et GUI-
NPC el
BERT) dont l’étiologie restera inconnue car la grande cel-
lule de STERNBERG est indispensable pour diagnostiquer
une lymphogranulomatose maligne. (TITU VASILIU et Ion-GoiA).