‹ Étude Clinique De La Méningite MorbilleuseChapitre 16 sur 20 · EE HE · texte numérisé non relu

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temps que l’éruption. Les signes d’une manifestation sur les centres nerveux étaient caractérisés, alors que l’on voyait sur la peau l’exanthème morbilleux à peine décroissant. En général, les. complications nerveuses surviennent lorsque cet exanthème est déclinant ou disparu.

OBSERVATION n° 12

(André DurourT, Journal de Médecine de Lyon, 20 février 1930.)

Nous avons observé le cas suivant pour lequel on a le droit d’invoquer l’action du virus de la rougeole.

D... Jean, 12 ans, sans antécédents, présente une rougeole en mars 1926. L’exanthème venait à peine de se terminer quand brusquement se déclanchent des phénomènes méningés, et la fièvre remonte. Après une céphalée intense et quelques vomissements, l’enfant tombe le soir même dans le coma. Il y restera six jours avec tous les signes de la méningite tuberculeuse. Le liquide céphalo-rachidien est limpide, fortement hyperalbumineux, avec beaucoup de lymphocytes. Au bout du sixième jour, contrairement à toute attente, le coma disparaît et les jours suivants les contractures cessent. L’enfant garda un certain temps de la gêne de la déglutition. Il guérit complètement.

OBSERVATION n° 13

(D' LESAGE, Thèse Guinard, Paris, 1934.)

Au cinquième jour de l’éruption d’une rougeole, l’enfant Jean A..., âgé de 3 ans, présente de l’abattement : il refuse de prendre toute nourriture et présente à 11 heures du matin des convulsions. On essaye de lui faire prendre un quart de tablette de Sédobrol qui est vomi à chaque essai. On l’administre en lavements.

Le petit malade présente des alternatives de prostration et

je

d’agitation, il se roule sur le lit sans ouvrir les yeux et se plaint sans cesse de la tête.

La nuit, il est très agité et ne semble pas avoir conscience des personnes qui sont auprès de lui.

Il ne s’aperçoit pas qu’il a de la glace sur la tête.

Le 9 juin : aucun changement, la raideur s’accentue, l’enfant ne parle pas, si ce n’est pour se plaindre de la tête. Il absorbe

un peu de laït, l’après-midi on pratique une ponction lombaire.

La nuit est plus calme, mais l’enfant est {rès abattu.

La température est à 38°5 le matin, 39°3 le soir.

10 juin : les périodes d’agitation s’espacent. L’enfant est plus conscient et réclame un biberon pour boire sans lever la tête.

Température à 39°3 le matin, 39°8 le soir.

11 juin : la nuit est calme. L’enfant reprend sa lucidité, se rend compte des soins qu’on lui donne et essaie de jouer.

Température le matin à 38°6. !

A 3 heures de l’après-midi, à 39°8.

Le soir, à 38°.

Le 12 juin : l’enfant est de moins en moins abattu, la raideur musculaire diminue.

Température le matin, à 37°6.

Teisoir, à 3825:

Le 13 juin : l’enfant se plaint encore de la tête, mais il remue plus facilement et essaye même de se lever seul.

Température presque normale, 37°4-37°5.

Le 14 et les jours suivants la fièvre tombe et l’amélioration continue. Actuellement l’enfant va bien.

Analyse du liquide céphalo-rachidien.

Aspect limpide, eau de roche.

Cytologie. — 280 éléments par mme.

ENMDAOENLES PLAN AE REA EN TS, 95 Botte ICE AMEL TNT CT 5 Bactériologie. — Flore microbienne nulle, pas de bacilles de Koch.

Examen clinique. — Albumine 0,58. Sucre 0,44 par litre.

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