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ces pauvres femmes étaient brûlées vives comme des criminelles ou des démoniaques. Pourquoi laisser supporter. à une mère les souffrauces et les risques d’une grossesse et d’un accouchement pénibles quand on sait que l’enfant ne pourra en profiter? N’est-il pas plus rationnel et même plus humain de la délivrer du monstre qu’elle porte et qu'elle nourrit inutilement.
Telles sont les raisons qui ont décidé notre maître, le docteur Boissard, à provoquer l’accouchement avant terme toutes les fois qu'il a pu faire le diagnostic d’une monstruosité portant sur l’extrémité céphalique.
Dès 1894 à la Charité et depuis à Tenon, à Saint-Louis et enfin en 1912 à Lariboisière il estintervenu quatre fois au cours du septième ou du huitième mois; chaque fois il a vu son diagnostic confirmé et son intervention légitimée par l’expulsion d’un anencéphale, d’un exencéphale ou d’un pseudencéphale. Mais il est nécessaire de faire remarquer que toutes les précautions pour assurer le diagnostic avaient été prises et que l’accouchement provoqué ne fut décidé qu'après des examens répétés, soit par M. Boissard lui-même soit par les assistants.
La technique de cette intervention est celle bien connue des ballons du docteur Boissard.
Sans revenir sur cette technique qui offre toutes les garanties de sécurité et d'efficacité tout en
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étant d’une simplicité extrême, nous pouvons dire qu’elle est d’un emploi quotidien à la Maternité de l'Hôpital Larihoisière pour l'expulsion des fœtus morts ou macérés.
Nous ne pouvons mieux faire que de publier à titre d'exemple l'observation suivante qui nous a été communiquée par M. Boissard lui-même.