RAGE
pathologiques, mais il n’en est pas moins vrai
qu’elles sont une cause de plus d'infection et
qu'elles peuvent .devenir le point de départ de
nouvelles complications.
Il est toujours regrettable d’ailleurs d’intervenir pour l’accouchement d’un enfant monstrueux qui le plus souvent est déjà mort ou qui est voué à une mort certaine.
La comparaison entre l’accouchement prématuré et l'accouchement à terme dans ces grossesses est assez frappante. L'accouchement prématuré se fait loujours spontanément et plus rapidement. Au contraire, sur treize observations d’anencéphales, exencéphales, pseudencéphales venus à terme nous en avons relevé sept dans lesquelles accouchement fut long, pénible et nécessitant une intervention.
Il semble qu’on puisse conclure avec Giglio « qu’il est heureux que ces fœtus naissent avant « terme, car lè degré de distocie est moins « grave ».
Nous avons vu qu’après des examens minutieux et répétés le diagnostic d’anencéphale, de dérencéphale, d’exencéphale et de pseudencéphale pouvait être fait le plus souvent dans les derniers mois de la grossesse. Par ailleurs nous savons que le pronosiic de ces grossesses est fatal pour l'enfant et souvent réservé pour la mère, quand l'accouchement se fait à terme.
La conduite à tenir nous paraît tout indiquée et le meilleur traitement obstétrical est encore l'accouchement provoqué, dès qu’on a pu affirmer son diagnostic.
En dehors de toute considération obstétricale il nous semble d’ailleurs qu'on pourrait invoquer des considérations morales pour légitimer cette intervention. La femme qui porte un enfant monstrueux dans son sein devient à nos yeux en quelque sorte un être anormal, en dehors des lois et des règles de la nature. La monstruosité de son enfant rejaillit pour ainsi dire sur elle et on s'explique qu’au Moyen Age