L'AIDE
mélange d’une partie d'essence de térébenthine purifiée et bouillie à trois parties d'huile lavée et stérilisée.
Quel que soit l’âge du malade, il est essentiel de faire l'injection dans le tissu cellulaire sous-cutané et d'éviter que l'essence de térébenthine ne soit introduite dans le derme ou sous les aponévroses. L'injection intra-dermique expose à un phlegmon, qui peut se compliquer de sphacèle étendu de la peau avec toutes les conséquences fâcheuses qui peuvent en résulter au point de vue de la cicatrisation. Lorsque l'essence de térébenthine pénètre au-dessous des gaines aponévrotiques, elle peut occasionner des impotences musculaires définitives, par destruction du tissu contractile, ou déterminer l'apparition de fusées purulentes dans des régions que n'avait pas prévu l'opérateur. Il est donc préférable de ne pas suivre la technique indiquée par Morsty, de Constantine, qui pousse l'injection en pleine masse musculaire.
Lathuraz, de Lyon, conseille de pratiquer, à l'aide d'un couteau de Paquelin porté au rouge sombre, une section circulaire profonde des téguments et d'y introduire quelques gouttes de térébenthine. Ce procédé, qui apporte une complication inutile et douloureuse à la technique de Fochier, se rapproche beaucoup plus du cautère que de l’abcès de fixation, et doit être rejeté.
Si le panicule adipeux sous-cutané est anormalement développé, il y a intérêt, d’après nos observations, à ne point pousser l'injection au milieu des lobules graisseux. Le tissu adipeux, faiblement vascularisé, est peu favorable aux réactions vives et rapides.