A (FE
Là encore, le liquide recueilli aurait, en dernière analyse, le liquide amniotique comme origine, et présenterait les mêmes caractères que celui que nous venons de décrire. La perméabilité des membranes peut théoriquement consister soit en une filtration, soit en une osmose. AU |
La perméabilité des membranes est un phénomène connu et expérimenté par Tarnier et Pinard. Ils fixaient avec un tube élastique un fragment de deux membranes accolées à l’extrémité inférieure d’un tube vertical de 7 centimètres de diamètre et de 22 centimètres de haut. Le tube était rempli d’eau, et en 12 heures la baisse de niveau était de 1 centimètre environ. Avec le liquide amniotique ïls obtenaient le même résultat. Mais en établissant une pression dans le tube au moyen d’une seringue, la filtration se faisait en véritable pluie. Pour eux, la preuve de la perméabilité plus grande de l’amnios était fournie par Ia formation de la poche amnio-choriale. |
Nous avons repris ces expériences ; voici les résultats que nous avons obtenus : l’instrumentation se composait d’une fontaine de verre présentant à sa partie supérieure une embouchure de 10 centimètres de diamètre et percée d’un orifice muni d’un robinet à sa partie inférieure. Dans une première série d’expériences, les membranes étaient fixées à cette embouchure supérieure au moyen d’un tube élastique qui en faisait environ 10 fois le tour. Mais, lorsqu'on retournait le bocal pour constater la filtration, on ne pouvait mettre que très peu d’eau, la résistance des membranes étant insuffisante relativement à leur surface ; nous avons donc été conduit à les recouvrir