‹ Étude clinique des polypes du méat urinaireChapitre 10 sur 10 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Les polypes du méat urinaire chez la femme sont des tumeurs d’un volume ordinairement égal à celui d’un pois ou d’une noisette, et munies d’un pédicule plus ou moins large. Situées à 2 ou 3 millimètres de l’orifice du méat, et sur la partie inférieure de l’urèthre, elles proviennent de l’épithélium, ou des vaisseaux, ou des glandes, ou des papilles de la muqueuse uréthrale. Le plus souvent, plusieurs ou toutes les parties constitutives de la muqueuse prennent part à la formation. Il peut n’exister qu’un polype : on en trouve fréquemment plusieurs.

IL — C’est surtout chez les femmes âgées de 20 à 30 ans que l’on rencontre ces petites tumeurs. On les voit aussi chez des femmes beaucoup plus âgées. Ega-

lement, les jeunes filles, et môrrie les fillettes, peuvent être atteintes de cette affection.

Les polypes du méat ont pour cause la malpropreté, lablennhorragie,la leucorrhée, l’irritation des organes génitaux-urinaires produite par le flux menstruel ou le coït.

III. — Des douleurs dans le bas-ventre, la dysurie, la rétention d'urine; des suintements sanguinolents sont les symptômes ordinaires des polypes du méat.

IY. — Il ne faut pas confondre les polypes de l’urèthre avec le prolapsus de la muqueuse uréthrale. Mais on doit se rappeler que ce prolapsus n'est le plus souvent que la conséquence de ces polypes, et coïncide avec eux. Il faut aussi différencier ces polypes avec les hémorrhoïdes uréthrales, la cystocèle, les végétations muqueuses d’origine génitale, et enfin, avec

les tumeurs malignes de l’urèthre.

V. — Il est nécessaire d’enlever le plus tôt possible les polypes du méat, qui, outre les souffrances qu’ils causent, peuvent donner entre autres complications, de la cystite, de l’uréthrocèle, du prolapsus muqueux.

Le traitement médical est illusoire. L’arrachement,

la ligature, la cautérisation, l’excision, avec les incon-

vénients propres à chacun cl’eux, ont tous le tort de ne pas mettre à l’abri des récidives. Il est donc préférable d’employer la méthode préconisée par le Dr Delagénière, du Mans, c’est-à-dire la résection de la terminaison de l’urèthre, et de la muqueuse uréthrale. Outre qu’il empêche la récidive, ce procédé permet de traiter radicalement, d;un seul coup, non seulement les polypes du méat, mais encore l’uréthrocèle, ou le prolapsus concomitant .

Vu, le Doyen :

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