‹ Étude Clinique et Expérimentale de la Leucocytose dans l'ÉrysipèleChapitre 36 sur 38 · LI · texte numérisé non relu

LI

Troisième phase. — La température va tomber le lendemain ; les phlyctènes, s’il y en a, sont vidées.

. mali, ré n°

Apparition de mononucléaires aux dépens des poly. La Chambre humide descend. — Type :

Quatrième phase. — Les petits monos commencent à s'accroître aux dépens des poly eux aussi. — Type :

Cinquième phase. — Ces mêmes petits mono empruntent les unités dont ils s'augmentent aux poly, mais aussi aux gros mono. Les éosinophiles rares dans la phase précédente apparaissent plus nombreux.

Sixième phase. — Très rapidement la phase dernière où les leucocytes s’accroissent aux dépens des trois autres variétés : monos petits et gros et polynucléaires.

Enfin, retour à la formule normale.

Il est bien évident que tout cela est schématique, mais ainsi comprise la formule nous semble rendre compte de faits que nous avons pu observer.

CONCEUSTONS

10 Les variations de la formule hémo-leucocytaire, le plus sensible de tous les moyens d'investigation que nous possédons, permet de prévoir la rechute, au cours de l'érysipèle, la récidive, avant qu’elle ne soit caractérisée cliniquement.

2° La maladie évolue avec des variations des éléments constitutifs des différentes sortes de leucocytes, variations constantes et régulières dans leurs successions, qui permettent d'établir une formule générale hémo-leucocytaire de l'érysipèle.

3° Cette courbe précède la courbe thermique, l'annonce, puis la confirme.

4° L’examen de la formule permet d’avoir un élément d'appréciation d’une sensibilité et d’une exactitude précieuse pour juger l’état du malade.

5° La formule hémo-leucocytaire de guérison, représentée par le graphique ci-contre), schématique, mais obtenu par la fusion . de différents graphiques d'érysipèles à évolutions comparables est la suivante.

Les polynucléaires, (toujours à dater du troisième jour de la maladie), diminuent progressivement et régulièrement pour tomber à la normale. Les gros mononucléaires augmentent dès que les polynucléaires diminuent, pour s'abaisser à leur tour quand les polynucléaires sont retombés à leur taux normal.

Les petits mononucléaires, ou formes intermédiaires, ont une évolution qui semble liée à celle des gros mono, mais se mettent en route plus tard pour suivre une courbe de varia-

(1) Au lieu de faire exécuter ce graphique qui eût été trop schématique et

partant inexact, nous renvoyons au graphique XII le plus typique de ceux que ous présentons.

tions semblable à celle des gros mononucléaires. Les lymphocytes viennent affirmer la guérison et prendre un taux plus élevé partois qu'à l’état normal, lorsque cliniquement la maladie est guérie, d'jà depuis quelques jours, que le nombre des leucocytes est retombé presque à la normale, et que les gros mononucléaires deviennent moins nombreux. Enfin les éosinophiles, contemporains et témoins de l'état de santé, n'apparaissent que lorsque l'infection est bien éteinte.

6° Importance de cette formule pour juger de la valeur thérapeutique des différents traitements, en particulier des sérothérapies.

7° Extension plus grande, examen de la valeur des traitements par les différents sérums, par les modifications qu'ils apporteront à la formule hémo-leucocytaire lorsqu'elle sera une fois établie pour chaque maladie.

8° Ce réactif sera également la pierre de touche, pour les différents remèdes; seul, il nous permettra de rechercher un médicament excito-leucocytaire électif, de la variété de globules blancs, les plus utiles pour la défense de l’organisme.

Ve Le Doyen : Vu BROUARDEL. D: À. CHANTEMESSE.

Vü ET PERMIS D'IMPRIMER :

Le Vice-Recteur de l’Académie de Parts, GREARD.

7 ri EURE

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