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Conclusions générales développées‘.
Le problème de la leucocytose ne saurait, dans l’état actuel des choses, recevoir de solution définitive, l'histoire du leucocyte est née d'hier, et il serait téméraire d'apporter autre chose que des observations, des constatations, en un mot des faits, et se garder de généraliser trop hâtivement; pourtant il nous semble possible d'établir à la suite de l'examen du travail qui précède, que :
1° Il faut considérer la formule hemo-leucocytaire dans son ensemble, en tenant compte de tous les éléments du pourcentage;
2° La courbe de certaines variétés, les polynucléaires par exemple, est suffisamment caractéristique et constante dans ses variations pour être présentée commè typique ;
3° C’est dans le procédé de numération à la chambre humide que les erreurs se glissent le plus souvent, c'est sur lui qu'influent, en particulier, les troubles vaso-moteurs ;
4° Au contraire, le pourcentage, à la condition de porter sur la totalité des éléments d'une goutte de sang, nous semble présenter une plus grande rigueur et plus de constance, d’où la valeur plus grande que nous lui attribuons.
(1) Ces considérations sont plus amplement développées dans une communication que mon maître, M. le Prof. Chantemesse, et moi, présenterons à la
Société de Biologie, 17 février 1899, et qui paraîtra in-extenso dans La Presse
médicale, la nécessité du tirage des planches en couleurs a retardé cette publica-
tion, 28 février 1899.
5° La détermination du moment de la maladie est possible au seul examen du sang; mais en dehors de grosses différences des variétés leucocytaires facilement appréciables, il s'appuie sur des faits d'observation, de véritable expérience personnelle qui présente une trop grande variabilité pour être fixés en une formule, en une règle fixe. À la vérité c'est sur les modifications de la formule hémo- leucocytaire qu'il se fonde Surtout, et il nécessite toujours une série d'examens réguliers. Il faut considérer en outre que l'enfant ne réagit pas comme l'adulte, ni l'adulte comme le vieillard et qu'en somme nous sommes en présence d'érysipélateux et non de l’érysipèle. à
6° Ces restrictions faites, disons que le pronostic peut être guidé par l'examen du sang. Nous pouvons juger à tout moment des conditions de résistance de l'organisme.
7° Surtout, parce que la formule hémo-leucocytaire de guérison nous semble bien établie et par comparaison avec elle.
Est-il possible d'établir une formule générale s'appliquant à l’érysipèle ?
Nous allons l'essayer, mais il ne faudra pas lui demander d'être adéquate à chaque malade.
Première phase. -- Phase d'incubation; elle ne peut être constatable qu'expérimentalement, et nous n'avons pas d'éléments suifisants pour l’apprécier.
Deuxième phase. — La maladie est cliniquement confirmée. — Augmentation du nombre des polynucléaires.
Diminution globale des autres éléments mononucléés et, par , rapport à ce qu'est la formule de l'individu sain, cette réduction porte surtout sur les lymphocytes, puis sur les petits mono. Enfin, mais très peu, sur les gros mono.
Disparition des éosinophiles.
Chambre humide élevée. — Type : (le premier nombre s'applique
là chambre humide, et ensuite, dans l'ordre, aux polynucléaires, gros mononucléaires, lymphocytes, petits mononucléaires, eosinophiles).