‹ Etude Clinique et Expérimentale des EntéritesChapitre 25 sur 57 · TABLEAU N° III · texte numérisé non relu

TABLEAU N° III

inoculation intraveineuse.

Quantité injectée

ne du lapin |

lOICCAD ECC:

tetes

Intervalle entre l’inoculation et le sacrifice de l'animal

Sang

Estomac (contenu de l)

Pylore (contenu du)

Duodénum {contenu du)

Jéjunoiléon(contenu du)

Appendice (contenu de |’)

Cæcum (contenu du)

Côlon et Rectum (contenu du)

Bile (de la vésicule biliaire)

Ces résultats confirment ceux des auteurs classiques, puisque nous avons eu b résultats positifs sur 7 expériences.

lo L'élimination se fait par le gros intestin et par l'appendice aussi. Jamais, par contre, l'élimination ne se fait par l’inteslin grêle.

2% Cette élimination est précoce et semble déjà se faire parfois dès la première heure.

30 L’élimination biliaire, malgré que nous ensemencions la totalité de la bile, est des plus inconstantes et ce résultat est comparable à celui que Dopter à déjà signalé.

Elimination du bacille typhique.

En raison de l'intensité des troubles digestifs dans la fièvre typhoïde nous avons spécialement étudié Je bacille typhique.

Nous avons employé deux échantillons : l'un Ech. A conservé au laboratoire de Cochin, l’autre Ech. P retiré par hémoculture de ce jeune garçon dont nous avons plus haut rapporté l’histoire et qui entra dans sa typhoïde par des phénomènes appendiculaires (Obs. IX).

Toutes ces inoculations ont été faites avec des cultures de 24 heures en bouillon. Nos injections étaient toutes intraveineuses et après un laps de temps variable nous sacrifions l'animal plutôt que de le laisser succomber spontanément quelques temps après. C'était en effet le véritable moyen d'empêcher l'élimination biliaire plus tardive (avec cet échantillon du moins) que l’élimi-

nation intestinale et il n’était point besoin par conséquent de lier les voiesbiliaires, traumatisme qui nuit toujours à des expériences portant sur l'élimination intestinale.

Quant aux matières intestinales,nous les ensemencions eu bouillon caféiné à 1 p. 100 ou à 0,9 p. 100 et de là ensuite soit sur gélese lactosée, soit mieux sur gélose krystall violet à 0,8 p. 100 qui empêchait les bacilles autres que le groupe coli-Eberth de pousser. Ainsi cet ensemencement sur bouillon caféiné qui empêchait le colibacille de proliférer puis sur gélose krystall violet qui empêchait le développement du subtilis et de l’entérocoque nous permettait par simple repiquage sur gélose lactosée puis sur bouillon d'obtenir une culture pure de bacilles d'Eberth dont il était facile de vérifier l’agglutinalion.

Le tableau n° IV schématise nos résultats.

Dans la lecture de ce tableau plusieurs points sont intéressants.

1° D'abord la septicémie est transitoire puisqu'elle ne persiste pas une heure. À partir de ce moment et bien que l’ensemencement du sang fut fait de la même façon il était impossible de la dépister, ce qui indique évidemment, étant donnée l'énorme quantité de bacilles injectés, que ces bacilles ou sont détruits, ou sont fixés, ou sont éliminés.

Ce résultat négatif des hémocultures dans nos expériences sur le bacille d'Eberth s'oppose aux résultats partiellement positifs que nous avons obtenus avec le streptocoque et avec le dysentérique.

2 L'élimination urinaire est jusqu’à la troisième heure

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