TABLEAU N° IV
Indiquant la répartition du bacille d’Eberth dans les matières fécales des lapins après inoculation massive intraveineuse de bacilles typhiques.
N° du lapin 12711433113411281125| 136| 126| 123] 135 io 121 122! Echantillon P a in e + n ie ee .. 3 A Quantité mjectée 40! 10! 10 7 10 5 10 M0 MOMIE ee me ten alle entre ne D PR PA RQ ae sacrif. de l’ani-| 30’! 35/| 50"! 55'| 60/11,05/1,30/1,3012,0513,0513,25|3,25 sang [+ |+|+ | 0 ie Estomac (cont. de l’} ï se 0 2 0 0 0 ne Je de Pylore (contenu du) 0 # à ne Fe 5e ne Fa d de ES (contenu + o lo Fe 0 Va ce a ne He ee Fe Jejunum (contenu du) à * a n Fe ne 1 co ee À Appendice (cont. de l°) oi a 0 ee Hs NPA re a ee ne Cæcum (contenu du) 5 si É 7 “ 4 2 Ge Es = de Fa RL n (con- p 5 7 1e " ns Fa LE ne A He vésicule bi- Fr se ni Jets gi “ee AE ne ui ce Urine ARTE EE PAPE RGRe
nulle, l'élimination biliaire est très inconstante {1 fois sur 12 expériences). Sur ce dernier point, ces résultats s'opposent à ceux qu'ont obtenus la plupart des autres auteurs "el-"en particulier. à: ceux de. Lemierre et Abrami (157).
La différence du modus faciendi et en particulier le faible intervalle de temps entre l'injection de bacilles d'Eberth et le sacrifice de l'animal, peut-être le choix de l'échantillon, expliquent sans doute cette divergence.
Ce fait a un double intérêt : d’abord il nous a permis de ne pas avoir à lier le cholédoque comme nous l’avions fait dans une série d'expériences non relatée ici car elle était entachée d'erreur; ensuite il montre que l’élimination biliaire est tardive où du moins plus tardive que l'élimination intestinale.
3° Aussi, expérimentalement, l'élimination du bacille d'Eberthse fait surtout par la muqueuse du tube digestif.
Cette élimination est très précoce — dès la trentième minute dans un cas — de la première à la deuxième heure elle est à peu près constante (4 cas sur 4); enfin à partir de la troisième heure, elle est très inconstante (1 cas sur 3). Cette élimination est surtout manifeste au niveau de l’appendice.
Ce fait nous a surpris, car, pour différentes raisons théoriques, nous supposions qu'elle se faisait tout le long du jéjuno-iléon. Cependant les résultats de ces expériences sont assez nets pour permettre d'affirmer que l'élimination bacillaire du moins avec l’échantillon P. est surtout appendiculaire.
Ribadeau-Dumas et Harvier (159), tout en ayant obtenu
également une élimination appendiculaire très fréquente avaient obtenu des éliminations pyloriques et duodénales que nous n'avons jamais constatées.
Nous n'avons observé querarement de grosses lésions. En dehors des lésions simplement folliculaires de l’appendice, une fois nous avons obtenu une hémorragie cæcale abondante (lapin n° 135).
Par contre, nous avons dans plus de la moitié des cas observé de la diarrhée. Nous l’avons également observée chez un chien auquel pour une autre série de recher-
ches, nous avons injecté du bacille typhique.
Elimination du pneumocoque.
Avec le pneumocoque nous avons fait un certain nombre d'expériences. Nous avons employé un pneumocoque extrêmement virulent pour la souris et le lapin, isolé des crachats d'un pneumonique et dont la virulence avait été exaltée par une série de passages chez la souris et le lapin.
La virulence de ce pneumocoque était telle que 1/10 de centimètre cube de sang de lapin infecté tuait un autre lapin en 12 à 18 heures. Tantôt nous avons déterminé une seplicémie chez le lapin que nous sacrifions ou qui mourait peu de jours après; tantôt nous avons injecté une grande quantité de pneumocoques obtenus par broyage aseptique de la rate, du cœur et du foie de souris morte de septicémie pneumococcique et nous avons sacrifié l’animal peu de temps après.
Pour dépister le pneumocoque, nous inoculions les
matières fécales juxta-pariétales du lapin à plusieurs souris. La mort rapide de la souris, la présence du diplocoque encapsulé Gram positif, l'absence d’autres agents microbiens et en cas de doute, une série de réinoculations permettaient d'affirmer la présence du pneumocoque dont nous avons plusieurs fois contrôlé les caractères culturaux. D'ailleurs rien n’est plus facile que de le retrouver sur les coupes.
Nous avons inoculé les matières fécales du duodénum ou de l'intestin grêle, de l’appendice et la bile. Nous n'inoculions qu'un tiers ou qu'un quart du contenu de la vésicule biliaire pour ne pas intoxiquer la souris.
Le tableau suivant résume nos expériences.
Nous avons essayé de préciser le début de celte élimination.
Au bout de 1 h. 30 elle existe déjà (Exp. XLI. Japin 211) et peut s'accompagner d’hémorragie diffuse de tout le duodénum.
En résumé, le pneumocoque s'élimine toujours par l'intestin (1j. On peut opposer la constance de cette élimination intestinale à la rareté de l’élimination biliaire qui, pour le pneumocoque, est pratiquement nulle. Ce fait déjà vu par nombre d'auteurs explique en clinique la rareté des cholécystites pneumococciques.
Cette élimination intestinale est-elle en rapport avec la diarrhée à peu près constante que présentaient nos animaux? Le fait est probable encore que certains
(4) Le fait avait déjà été vu par divers auteurs, en particulier par Triboulet (35), Ribadeau-Dumas et Harvier (15) qui insistent sur le catarrhe duodénal de la souris.