‹ Étude Clinique et Pathogénique des Arthropathies Sérigues (volume 2)Chapitre 18 sur 32 · SUN · texte numérisé non relu

SUN

résumer avant de faire le diagnostic différentiel du

tétanos et des arthralgies sériques pseudo-tétaniques.

« Dans les premiers jours de février 1908, le Dr L. H.. en

donnant des soins à une femme tétanique (morte trois jours après), reçoit des gouttes de salive au niveau d’une excoriation siégeant à l'extrémité du nez. Cette excoriation, large à peine comme une lentille, toute superficielle, épidermique, fut

aussitôt lavée avec soin et désinfectée à l’acide phénique.

Malgré l’exiguité de cette érosion et la très problématique réalité du contage, le Dr H..., hanté de la crainte de l'infection,

« se fait dès le lendemain une injection de 10 cc. de sérum anti-

tétanique. Huit jours après, forte éruption sérique à forme habituelle urticarié. Le 19 février le Dr H... ressent un malaise subit avec un peu de trimus, de la raideur de la nuque, des

“contractures des membres supérieurs, de la dyspnée. De suite

la température monte à 390. Le tétanos est déclaré. Les quatre médecins appelés immédiatement instituent un traitement mixte énergique : chloral, acide phénique. Sérum. Pendant trois jours même état. Crises de contractures très douloureuses, mais pouls excellent, urines abondantes et sans albumine. Température 38 à 38° 5. Seule la dyspnée persistante (R — 30) fait tache. Le malade reprend connaissance entière toutes les deux ou trois heures. A certains moments les contractures cessent. Le 23 février, paralysie du sphincter crual, légère cyanose des extrémités, dyspné plus intense (vers 40). Le DE Mo 38,9;-P — 110; R — 33. Traînée d’éruption urticaire très accentuée au niveau des flancs et de la cuisse. Cette poussée éruptive s’atténue vers le soir, mais la dyspnée augmente (b0} To — 3902 puis 3908. Rares moments de connaissance complète, gêne de la parole de plus en plus grande, incontinence du sphincter. Le malade prend assez bien du lait et de l’eau. Mauvaise nuit grande agitation.

« Le 25 février aggravation marquée. Respiration 60 puis 68, très superficielle. Sueurs profuses. Pouls 122. Température

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