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A part la statistique de Johannessen, sur laquelle
il faudrait avoir des renseignements, les arthropathies
sériques surviennent dans 1 à 3 0/0 des cas alors que la statistique des accidents sériques en général, à la suite d’injections de sérum antidiphtérique, varie de Ha los ONU tdes Fons | Dans une statistique publiée par M. Jousset et portant sur plusieurs centaines de malades traités par
son sérum antituberculeux, la fréquence des arthro-
pathies varie de 13 à 26 07/0; le nombre des sujets présentant des accidents en général variant de 28 à 56 07/0 suivant la dose. |
Personnellement,avec ce même sérum, mais toujours chez des adultes et généralement traités par de fortes doses, nous avons rencontré des arthropathies chez vingt-deux malades sur quarante-sept traités et vingtsix arthropathies sur quatre-vingt-neuf réactions.
Pourquoi cette différence entre ces deux dernières statistiques d’une part et les premières d’autre part ? Elle résulte des conditions étiologiques générales que nous allons maintenant étudier.
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CONSIDÉRATIONS ETIOLOGIQUES GÉNÉRALES
Les considérations étiologiques générales se rapportent au sujet, au sérum et à la technique.
L ConsrDÉRATIONS ÉTIOLOGIQUES $£E RAPPORTANT . AU SUJET,
#8 Comme facteurs étiologiques se rapportant au sujet, 1] faut considérer son âge, ses tares morbides, sa sensibilité spéciale.
F# 40 Son âge. — Ïl est classique que les adultes sont beaucoup plus sujets que les enfants à faire des accidents sériques. Tous les auteurs ont signalé le fait depuis les débuts de la sérothérapie. Une statistique fixera les idées : 12 07/0 d’accidents chez les enfants; 40 0/0 chez les adultes (Marfan et Opert). Dans ces deux statistiques, la fréquence relative des accidents varie en faveur des arthropathies. L'âge est donc un facteur étiologique fort important, l’udulte du fait seul de son âge est prédisposé oux orthropathies.
20 Ses tures morbides. — « Le sérum est particuliérement mal supporté chez un individu atteint de maladies antérieures, d'infection, d'intoxication, chez La
les sujets porèeurs de diathèse». (Bassal et Serr). Passons en revue diverses tares et Voyons S il existe des rapports entre leur présence et la fréquence des arthropathies sériques.
a) L'asthme. — La statistique de Gillette, les observations de Broughton, Combes, etc. attirèrent l'attention sur les rapports importants unissant l'asthme et les accidents sériques. L’asthme prédispose aux accidents graves, souvent mortels, le fait est certain. Il est établi d’autre part que lorsque ces accidents, toujours très précoces, ne sont pas mortels, le malade se rétablit mais n’est pas à l’abri des accidents tardifs dont les arthropathies. Jen jusqu'ici ne nous permet d'établir un rapport entre l'asthme et la fréquence des arthropathies. .
b) Le Brightisme. — La prudence est conseillée lorsqu'il s’agit de faire une injection de sérum à un brightique. C’est non au sérum seul mais probable- ‘merit à un certain degré d'insuffisance rénale ignorée qu'ilfaut imputer certains états d’anasarque, certaines albuminuries notables et tenaces observées exceptionnellement à la suite d’une injection de sérum. Mais il s’agit là d'incidents spéciaux. Quant aux arthropathies,
le brightique y est plus exposé du fait de son âge: quant
à l'influence de l'insuffisance rénale sur les arthropathies, aucun rapport ne peut être établi.
c) La cachexte, la débilité semblent certainement des causes prédisposantes aux accidents’ sériques en général. {Celui de nos enfants chez qui la réaction CE