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plus forte était certainement le plus chétif ». (Dartros et Engelhardt). Des constatations identiques sont nombreusse dans la littérature médicale. Ces facteurs augmentent la fréquence des arthralgies dans la mesure où ils augmentent celle des accidents sériques en général, sans marquer une prédilection spéciale pour les arthralgies.
d) La tuberculose prédispose-t-elle aux arthropathies ? La fréquence des accidents post sérothérapiques fut signalée par de très nombreux auteurs : MM. Martin, Arloing, Grimaud, Rénon, L. Bernard, Péhu, Thaon, etc, ete. Le fait existe et l’on chercha une pathogénie à cette fréquence. Deux théories furent émises. Pour M. Rist le tuberculeux est sensibilisé au - sérum équin par l’ingestion de viande crue de cheval, l’hypophagie étant fréquente chez les tuberculeux. Ceuxci réagiraient à une première injection avec la facilité d’un individu sensibilisé par une injection antérieure à plus de onze jours et l’on sait la fréquence beaucoup plus grande des accidents à la suite des réinjections qu’à la suite des injections.
Pour M. Martin, les humeurs destuberculeux ont. des propriétés qui favorisent l’apparition de ces accidents. Aux partisans de la théorie de M. Rist nous dirons que si les tuberculeux ont des accidents plus fréquents et parfois renforcés, ces accidents ne sont généralement pas accélérés : ils ne possèdent donc pas le caractère dominant d’un accident de réinjection. Nous leur rappellerons que si parfois ils présentent, des accidents graves et. précoces, ceux-ci ne sont pas l'apanage des tuberculeux et ils peuvent en outre se
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rencontrer chez des enfants nourris exclusivement de lait et d'œufs (observations de M. Jousset). Certes, on a prétendu expliquer ces cas en disant que les parents avaient été hippophages et on se basait sur des expériences de M. Belin sur la transmission de l’anaphylaxie au fœtus. Heureusement tous les enfants de tubereu- leux hypophages ne deviennent pas tuberculeux et alors cette prédisposition héréditaire, à supposer qu'elle existe, nous la rencontrerons ailleurs que dans la tuberculose. Cette anaphylaxie héréditaire ce n’est que de l’idiosyncrasie nullement spéciale à la tuberculose. Enfin un autre fait s’oppose à la théorie de M. Rist : c’est la fréquence des arthropathies chez. les tuberculeux. Or nous avons vu que les arthropathies : sont des accidents de première injection, elles sont exceptionnelles après réinjection, l'individu sensibilisé n’a pas tendance à faire des accidents articulaires. Lés arthropathies, disions-nous, sont fréquentes chez: les tuberculeux. Elles le sont comme tous les accidents sériques, mais elles paraissent l’être proportionnellement davantage que les autres accidents. La statistique de M. Jousset est instructive et nous montre que la proportion d’arthropathies constatées chez les sujets ayant des réactions en général est de 46 0/0. Cette proportion est supérieure à la moyenne qui est de 20 0/0 environ. Les humeurs des tubereuleux qui, selon M. Martin, prédisposent aux accidents, prédisposent-elles aux arthropathies ? Les phtisiques sont des hypersensibles au sérum comme ils le sont à la plupart des influences médicamenteuses, ce Sont des
déprimés, voilà de quoi expliquer seulement une fréquence générale. Ce sont des hypotendus; ils supporteront mal l’hypotension sérique et feront plus facilement des accidents de collapsus, le fait était signalé depuis longtemps. Que reste-t-il pour expliquer la fréquence plus que doublée des arthropathies ? D’une part leur âge, ce sont souvent des adultes; d’autre part la dose employée toujours massive comparée à celle des autres sérums en général. Ces deux facteurs ne suffisent pas à tout expliquer. Les arthropathies sont plus fréquentes chez les tuberculeux.
e) La goutte. — Si les diathèses jusqu'ici étudiées avaient une influence nulle ou problématique, il n’en est plus de même lorsqu'on étudie la diathèse goutteuse. Lorsqu'un malade présente des antécédents héréditaires ou personnels chargés d’arthritisme, de goutte, il faudra craindre chez ces malades, si l’on doit leur faire du sérum, des accidents d’arthropathies sériques. Dans la plupart des observations les antécédents ne sont pas indiqués pour permettre de faire une statistique. Cependant un certain nombre de faits cliniques mettent en lumière l’importance du passé articulaire dans l’étiologie des arthropathies sériques,
Dès le début de la sérothérapie, M. Sevestre et ses collègues des hôpitaux remarquaient la fréquence plus considérable des accidents sériques, particulièrement des arthropathies, dans la clientèle de ville par rapport à celle de l'hôpital. M. Perregaux, dans sa thèse, donne une statistique probante. À l’hôpital, sur deux cent quarante-neuf observations, il a rencontré des compli-