‹ Étude Clinique et Pathogénique des Arthropathies Sérigues (volume 2)Chapitre 25 sur 32 · TANT A LA TECHNIQUE · texte numérisé non relu

TANT A LA TECHNIQUE

Les facteurs à considérer sont: le mode d’introducduction, la dose, la répétition des injections.

19 Le mode d'introduction. | |

La voie empruntée joue un rôle important dans l’étiologie des arthropathies sériques. Dans nos observations, tous les accidents articulaires succédèrent à des injections sous-cutanées; et l’on peut dire que la voie hypodermique est responsable de la grosso majorité des arthropathies sériques.

Nous avons employé quarante-et-une fois la voie rectale. Nos lavements de sérum ne furent jamaïs suivis d’arthropathies. Ce fut Chantemesse, qui, le premier, essaya dans vingt cas la voie rectale sans aucun inconvénient. Toutefois, il ne faut pas généraliser: des accidents sériques furent constatés à la suite de lavements (Teissier. Arloing). Les arthropathies peuvent survenir et sur sept cents observations de lavements de sérum, M. Jousset relève deux cas d’arthopathies légères. Donc, en règle générale. la voie rectale met à l'abri des arthropathies; lorsque celles-ci surviennent, elles sont aiténuées.

Quant aux voies intrarachidiennes et intraveineuses, nous n'avions pas à les employer. Nous ne parlerons pas des accidents immédiats qui peuvent survenir. Le seul fait important pour l'étude des arthropathies est que les manifestations cutanées et articulaires que l’on pensait éviter par ces voies d'introduction

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peuvent survenir dans les délais normaux, qu'il y ait eu ou non des accidents précoces. Des observations furent publiées par MM. Calmette, Salimbeni, Netter, P.-L. Marie, Pehu, etc...

Les voies intrarachidiennes et intraveineuses ne mettent pas entièrement à l'abri des arthropathies séri-

ques.

20 La dose.

Le facteur dose présente une très grande importance dans la genèse des arthropathies sériques. Behring avait eu l’idée de concentrer son sérum afin de réduire la dose et ainsi 1l espérait diminuer les accidents. Les résultats ne furent pas probants. D’autre part, des auteurs comme M. Moser publièrent des observations où des enfants avaient supporté sans un incident des doses atteignant 140-180 gr. de sérum. La question dose fut ensuite généralement considérée comme ayant peu d'importance dans l’étiologie des accidents sériques. «Les accidents ne dépendent pas de la quantité de sérum qu’on injecte » (Escherich, Rauchfuss, Courmont). «L’emploi de quantités copieuses de sérum antidiphtérique n’expose pas dans le présent et dans l’avenir à des accidents plus accusés que si l’on s’en tient à des doses moyennes ou faibles» (Pehu). Cette formule générale ne saurait être admise appliquée

‘aux accidents articulaires. Notre maître, M. A. Jousset,

très partisan des doses massives, étudie spécialement les accidents qui leur succèdent. Nous rapportons

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ici les conclusions de ses statistiques : «Le total des accidents sériques de tout ordre croît proportionnellement à la quantité de sérum absorbée de 28 à 56 0/0. L'influence des fortes doses paraît se faire sentir spécialement (proportion triplée) dans l’apparition des accidents cutanés : 14 à 42 0/0. Avec les arthropathies la proportion est déjà moindre (doublée) 13 0/0 avec les petites doses, 25 0/0 avec les moyennes, 27 07/0 avec les doses massives. Pourles accidents graves, leur fréquence n’est nullement conditionnée au volume de l'injection (4 à 5 0 /0). Quant au phénomène d’Arthus, sa fréquence tombe de 10 à 2 0/0 lorsqu'on Pass des petites doses aux doses massives.

Si nous avons reproduit tous les résultats étrangers

aux arthropathies, c’est afin de démontrer qu’un

même facteur peut présenter des influences variées sur les divers accidents. En résumé Les arthropathies sériques varient de 13 à 27 0/0 suivant la dose. Leur

fréquence augmente proportionnellement au volume de sérum employé. |

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