‹ Étude Clinique et Pathogénique des Arthropathies Sérigues (volume 2)Chapitre 31 sur 32 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Parmi les accidents sériques, les arthropathies tiennent une place plus importante que celle qui leur ‘a été faite, jusqu'ici, tant au point de vue de la pratique que de la doctrine. |

I. — Les arthropathies sériques se déclarent de dix à quatorze jours après l'injection de sérum. De tous les accidents sériques, ce sont elles qui présentent’'la plus longue incubation.

IT. — Cliniquement les arthropathies affectent des aspects divers. Elles peuvent toucher un petit nombre ou un grand nombre de jointures. Elles sont bien rarement mono-articulaires.

III — Le rhumatisme sérique s'accompagne de troubles généraux importants; mais le syndrome urologique est peut-être de tous le plus intéressant. Il consiste en oligurie avec diminution des phosphates et augmentation accentuée des purines éliminées.

IV. — L'évolution du rhumatisme sérique est courte, la guérison est constante; les récidives sont rares même si le sujet subit une réinjéction (différence avec l’urticaire).

SNTUNE

EEV.® —TLe diagnostic est généralement aisé. La localisation cervicale et temporo-maxillaire a quelquefois donné lieu à de curieuses méprises en faisant

croire à un tétanos inexistant.

VI. — La fréquence des arthropathies sériques est toujours moindre que celle des autres accidents sériques. Elle est influencée par divers facteurs. |

19 Conditions inhérentes à l'individu :

L'âge est ‘une condition prédisposante. Mais c’est spécialement chez les tuberculeux et les goutteux que les arthropathies sériques s’observent avec la plus grande fréquence;

20 Conditions inhérentes à la toxicité du sérum :

Conditions contre lesquelles on lutte avantageuse ment par la vieillissement, le chauffage, une sélection rigoureuse des animaux producteurs;

39 Conditions inhérentes à la technique :

La dose. — La fréquence des arthropathies croît proportionnellement à la dose injectée. ’ Le mode d'introduction. — Les arthropathies

succèdent en général aux injections sous-cutanées. Elles sont exceptionnelles après des injections rectales, intrarachidiennes ou intraveineuses.

La répétition des injections. — Les injections subintrantes ont tendance à prolonger l’incubation. Par contre les réinjections ont une influence médiocre sur les arthropathies. Si elles récidivent elles sont

toujours légères.

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VII — Le mécanisme du rhumatisme sérique paraît être de même ordre que celui de la goutte aiguë.- Il s’agit d’une auto-intoxication due au contre-coup de l'injection de sérum et non d’une intoxication directe par celui-ci. La preuve en est que les arthropathies sériques se déchaînent au moment précis où tout sérum a disparu de la circulation ; que clinique-

. ment elles se rencontrent spécialement chez les arthri-

tiques (goutteux); qu’elles présentent, avec la goutte les plus grandes analogies urologiques.

VIIL. — Elles guérissent sous l’action de la chaleur, des diurétiques; du sahicylate et de la teinture de

colchique.

Vu, le Doyen, Vu, le Président, ROGER. E. SERGENT.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris,

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