‹ Étude Clinique et Pathogénique des Arthropathies Sérigues (volume 2)Chapitre 9 sur 32 · EE · texte numérisé non relu

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myalgies,#il existe fréquemment d’autres manifestations sériques : une adénopathie ou un. érythème. Celui-ci a un début généralement plus précoce. Lorsqu'il a disparu avant le début des arthropathies, il y a spécialement chez les sujets hypersensibles, une nouvelle poussée, un nouveau rash érythémateux.

PHÉNOMÈNES GÉNÉRAUx. — Les arthropathies s’accompagnent en outre le plus souvent de:phénomènes généraux.

La température est généralement élevée. Au moment de la poussée articulaire elle monte brusquement entre 380 et 390, quelquefois elle se rapproche de 400. fe ” ER

Le pouls est rapide — tachycardie parallèle à l’hyperthermie. Il est petit par suite de l’hypotension artérielle qui existait depuis quelques jours, mais est. à ce moment particulièrement marquée (Jousset et Binet). | |

Le sang présente des modifications dans sa formule et dans sa coagulabilité. y a leucopénie succédant à l’hyperleucocytose qui avait suivi immédiatement l'injection (Lesne et Ch. Richet fils, Binet). [I y a retard de la coagulation (Binet).

SYNDROME UROLOGIQUE. — Le syndrôme urinaire au moment des arthropathies sériques ne fut jamais étudié. Les auteurs s’attachèrent surtout à l’étude des modifications rencontrées dans les urines immédiatement après l'injection (vingt-quatre heures le plus

souvent).

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Les”résultats cliniques ou expérimentaux ne concordent pas. La quantité des urines est augmentée pour les uns (Mya, Charrin, Roger, Poix), elle est diminuée pour d’autres (Variot et Cochinal); pour certains enfin (Karlinski) elle n’est nullement modifiée. L’urée est en excès pour Cardeillac et Poix. D’après Mongour le taux de l’azote est doublé Ê lendemain de l'injection puis revient progressivement à la normale. L’augmentation se fait dans le rapport de 1 à 2, 7 d’ rare Charrin et Roger.

Pour les phosphates et les chlorures, d’après Mongour, l’inversion de la formule phosphates et chlorures que l’on trouve dans la diphtérie est détruite par le sérum. Pour Poix, au contraire, les modifications apportées par une injection de sérum normal \ou antidiphtérique sur le taux des chlorures et des phosphates, ne sont pas suffisamment constantes pour être consignées; d'autre part, si elles existent, elles sont toujours légères. Pour Charrin et Roger, il y a augmentation de l’acide phosphorique dans le rapport de1 à6,Æet à 3 et diminution des chlorures dans le rapport de un à 0,8 et 0,6. |

Desgrez étudia les modifications urinaires comme contribution à l'étude du sérum, mais aucune loi générale ne ressort de ses expériences.

Depuis il ne fut plus question du syndrôme urologique qui était resté sans être précisé, Quant au rapport entre ses modifications et les arthropathies, il ne fut jamais établi. Des modifications précises et constantes existent cependant après toute injection de sérum.

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Elles sont particulièrement importantes dans les cas où surviennent des arthropathies. Nous chercherons à mettre en lumière ces quelquse points.

Nous avons résumé ci-dessous douze de nos obser-

‘vations dans lesquelles nous avons recherché le rapport des purines aux phosphates. Dans les 9 premiers cas il y eut des arthropathies, dans les trois derniers il ny eut que des accidents divers. Normalement, la quantité des purines éliminées chaque jour est en moyenne de 0 gr. 70. Bien des auteurs signalent plutôt moins et donnent 0 gr. 60 comme moyenne. Nous prenons le chiffre fort de 0,70 répondant à une moyenne de 0,58 d’acide urique plus 0,12 de bases xanthiques. Le taux normal des phosphates exprimé en acide phosphorique est d’environ 2 gr. 80. Nous avons choisi le rapport Purines sur Phosphates déjà établi par Zerner qui lui donne une valeur de 0,28 dans les cas normaux. Soulhignons immédiatement la valeur pathogénique de ce rapport. |

Auprès des résultats des analyses d’urines nous avons indiqué les accidents sériques remarqués.

: Comment interpréter ces résultats ? Deux faits importants sont constants : l’oligurie et l’élévation de la valeur du rapport de Zerner. |

L’oligurie. — Nous avons indiqué le volume des urines de vingt-quatre heures sur lequel ‘était fait le prélèvement pour l'analyse. Nous avons exposé quelques résultats entre deux parenthèses : ce sont ceux dont ilne faut pas tenir compte au point de vue volume des urines éliminées, les malades étant soumis à ce moment

aux effets de la théobromine. Tous les autres résultats sont concordants : il y a oligurie.

L'élévation du rapport des Purines sur les Phosphates est également constante. Cette modification peut tenir à l’un quelconque des deux facteurs; mais en règle presque générale il y a à la fois augmentation des purines et diminution des phosphates. Les modifcations sont telles que nous arrivons à un rapport généralement au-dessus de l’unité. Dans un cas il atteint 6,92, soit un chiffre vingt-cinq fois plus fort que la normale. On ne peut donc parler de variations physiologiques. ‘

Par rapport aux arthropathies, et ceci est le résumé de notre étude du syndrome urologique, deux faits sont importants : % É

19 Après toute injection de sérum il ÿ a augmentation de la valeur du rapport purines sur phosphates. Ce rapport est généralement beaucoup plus marqué lorsqu'il y a des arthropathies; |

20 Ces modifications urologiques persistent un temps plus long que la crise articulaire. Elles la précèdent et lui succèdent, mais elles présentent leur acmé au moment où éclatent les mamifestations articulaires. Le rapport augmente progressivement les jours précédents. Le lendemain de la crise, il redescend brusquement sans atteindre la normale, qu’il atteint ensuite plûs ou moins lentement.

Notons que si, au cours de la période d’augmentation progressive qui précède les arthropathies on fait une réimjection, le rapport baisse brusquement pour

remonter ensuite. Ceci explique lincubation prolongée après les injections subintrantes. Nous verrons

Vimportance pathogénique de ce fait.

OBSERVATION No 1 |

7 Mile C.., 27 ans. Tuberc. pulm. ulcéro caséeuse du lobe

sup. dr.

& 4 et 7 février Sérum 80 et 40 cc. sous-cutané.

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