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moe injection dé sérum survenaient des arthralgies généralisées et il se hâtait de porter le diagnostic de rhuma- | tisme articulaire aigu. Le lendemain les douleurs
‘avaient r'égressé grâce à deux grammes de salicylate, mais le corps était couvert de taches d’un rouge vif.
«Je déclarais aux parents, dit-1l, que l'enfant avait la rougeole ». Vingt- ve heures après apparaissait
lurticaire et je vis que j'avais affaire non à la rougeole mais bien à des troubles provenus à la suite des injections de sérum ». Cette observation date de 1895, on ne connaissait bien comme accident sérique que l’urticaire. En l’absence de celle-ci bien des erreurs de diagnostic durent être faites. Aujourd’hui il n’en est plus de même. On pense avant tout aux arthropathies sériques. Toutefois il est des cas particulièrement
difficiles ; principalement lorsqu’aux arthropathies vien- /
nent s’associer des troubles cardiaques, de l’assourdissement des bruits du cœur, comme dans une observation rapportée par MM. Weill Hallé et P. P. Lévf.
Ilest d’autres cas où le diagnostic peut être délicat. L affection traitée par le sérum, peut ou se compliquer d’ arthropathies : c’est le cas de la diphtérie, dela pneumonie, de l’érysipèle, ete... surtout de la dysenterie bacillaire, — ou se manifester directement par de la douleur, de la contracture articulaire au niveau des articulations temporo-maxillaire, siège habituel Fe arthropathies sériques : c’est le cas du tétanos.
Nous ne dirons qu’un mot des arthropathiès surve-
nant à la suite d’une infection pneumococcique ou streptococcique. Elles sont généralement mono- -articu-
laires et le plus souvent purulentes. Elles. compliquent
rarement une infection locale : pneumonie ou érysipèle. Le plus souvent elles accompagnent une septicémie:
et le diagnostic est évident du fait des symptômes. graves et de la purulence de règle dans ces cas.
Pour les arthropathies diphtériques, il en est un peu de même. Elles furent étudiées avant l'emploi du sérum et déjà elles étaient rarissimes. M. Comby exprima son étonnement en lisant la thèse de Bernardbeg, consacrée à leur étude, car jamais il n'avait eu l’occasion d'en rencontrer. Depuis l’emploi du sérum on ne parlait plus de ces complications quand
M. Barbier exprima l'opinion que la fréquence des.
arthropathies diphtériques était triplée depuis l'emploi
du sérum. Dans un mémoire il en rapportait 6 obser-. vations. Cinq fois il y avait association d’éruption
sérique et nous pensons que malgré la présence de paralysies diphtériques il s'agissait au moins quatre fois d’arthropathies sériques. La première et la dernière observations sont plus délicates à discuter. Il n’y avait pas de purulence, mais il pouvait s’agir d’une forme fruste sans épanchement, où d’une forme avec épanchement aseptique signalées par Moizard. Depuis, aucun duteur n’est venu en signaler de nouveaux cas. Ces faits rarissimes et douteux ne peuvent apporter une hésitation dans le diagnostic des arthropathies sériques. L'évolution, l’épreuve du traitement apporteront toujours la preuve du diagnostic.
Beaucoup plus fréquente relativement est l’arthropathie dysentérique. Mais ici le diagnostic est en
général aisé du fait. [de certains caractères de ces acci-
| dents. Les arthropathies dysentériques débutent le plus souvent ‘au vingtième jour de la maladie. L’évo- lution est progressive. Le début est lent : d’ abord de la
douleur puis après quarante-huit heures apparition de signes physiques. Le genou est toujours intéressé et
est souvent la seule articulation atteinte (Klein, Waller). L'évolution se prolonge plusieurs semaines et se termine soit par la guérison, soit par la purulence, du fait d’une infection secondaire généralement coli-. bacillaire (Klein, Dopter).
Il existe enfin un dernier groupe de cas où le diagnostic peut présenter des difficultés. A la suite d’une blessure un peu suspecte un individu se fait
faire une injection de sérum antitétanique. Au cours.
du deuxième septennaire du trismus et de la raideur de
la nuque apparaissent. S'agit-il du tétanos que l’on
redoute, ou est on en présence d’une forme pseudotétanique des arthropathies sériques ? Le diagnostic est parfois délicat. Nombreux auteurs rapportèrent des observations où le doute fut possible; il en est
‘même ou l’erreur fut commise. Parmi ces dernières, les plus classiques sont les observations rapportées par
MM. Vennat et Micheleau de deux cas de tétanos
développés malgré l'emploi préventif du sérum. Dans ces deux cas comme M. Vaillard le prouve à l’époque
où ces observations furent publiées, il s'agissait d’accidents sériques. La première observation est la plus
troublante c’est elle que nous nous permettons de
RS: 5 à 0 0 , hi ; L 3 &
| résumér avant de faire le diagnostic différentiel du
D’ tétanos et des arthralgies sériques pseudo- in 4
CRT Dans les premiers jours de fric 1908, le Dr L. H. we en. __ « après), reçoit des gouttes de salive au niveau d’une excoriation «comme une. lentille, toute superficielle, épidermique, fub
« Malgré l’exiguité de cette érosion et la très problématique « réalité du contage, le Dr H..., hanté de la crainte de l'infection,
« habituelle urticarié. Le 19 février le Dr H... ressent un malaise __. «subit avec un peu de trimus, de la raideur de la nuque, des Ê « contractures des membres. supérieurs, de la dyspnée. De suite.
« la température monte’ à 390. Le tétanos est déclaré. Les quatre
« médecins appelés immédiatement instituent un “traitement « mixte énergique : chloral, acide phénique. Sérum. Pendant « trois jours même état. Crises de contractures très douloureuses, « mais pouls excellent, urines abondantes et sans albumine. « Température 38 à 38° 5. Seule la dyspnée persistante (R = 30) ? « fait tache. Le malade reprend connaissance entière toutes « les deux ou trois heures. À certains moments les contrac- :« tures cessent. Le 23 février, paralysie du sphincter crual, légère
« cyanose des extrémités, dyspné plus intense (vers 40). Le
« 24 : To = 38,9; P — 110; R = 33. Traînée d'éruption urti-
« caire très accentuée au niveau des flancs et de la cuisse. Cette
« poussée éruptive s’atténue vers le soir, mais la dyspnée aug-
« mente (50} To — 3902 puis 398. Rares moments de connais- « sance complète, gêne de la parole de plus en plus grande, incon- « tinence du sphincter. Le malade prend assez bien du lait et
« de l’eau. Mauvaise nuit grande agitation.
« Le 25 février aggravation marquée. Respiration 60 puis 68,
« très superficielle. Sueurs profuses. Pouls 122. Température
__ « donnant des soins à une femme tétanique (morte trois jours :
« siégeant à l'extrémité du nez. Cette excoriation, large à peine 5
« aussitôt lavée avec soin et désinfectée à l'acide phénique, br PA
« se fait dès lé lendemain une injection de 10 ce. de sérum anti- re __ « tétanique. Huit jours après, forte éruption sérique à forme
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