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« 400 2. Urines fortement alcalines, jumentées, toujours sans « albumine, La cyanose des extrémités s’accentue. Au soir'une
: € saignée abondante donne un $ang noir très visqueux. Pour
« la dernière fois, vers 9 heures, le malade recouvre un peu de « lucidité. Puis il tombe dans le coma d’où il ne sortira plus. « Nuit d’agonie. La température monte à 40°, le pouls reste
«aux environs de 120, la respiration à 60. Trois crises horrible- « ment douloureuses, le malade hurle à la mort, le trismus se
« resserre encore, paralysie du pharynx. Après la troisième crise la
« respiration prend le type inverse à 40e, la température monte «de minute en minute 40° 6, 40° 9; 419 6, 4202. Puis la respira-
« tion se ralentit insensiblement jusqu’à la mort.
Certes, le tableau est émouvant pour un esprit hanté de la crainte du tétanos. Cette hantise, le patient la présentait car son traitement préventif était un peu osé. Nous ne saurions cependant l'en blâmer car il était prudent de risquer quelques incidents sériques pour éviter un tétanos il est vrai problématique, mais possible et aussi probable que dans bien des cas où aujourd’hui on emploi ce sérum. Hélas ! ces incidents devinrent uné tragédie, car cette hantise ce furent les médecins qui la partagèrent.
Que d'arguments cependant en faveur des accidents sériques que les médecins n'ignoraient pas comme le démontre le mémoire qui suit leurs observations. Un gros élément de diagnostic en plus de la durée carac-. téristique de la période d’invasion était en faveur des accidents sériques : c’est la présence d’une éruption urticarienne. À côté de cela que de symptômes en
‘faveur de ce diagnostic et surtout en opposition avec
celui du tétanos. Le début fut brutal, le fait est fréquent
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dans les’accidents sériques, il est rare dans le tétanos. Celui-ci débute souvent par de petits symptômes qui caractérisent une phase prodromique souvent effacée mais qui n'échappe pas à l’examen lorsqu'on redoute lé tétanos. Dans les cas où le trismus est vraiment le
premier signe clinique appréciable, la contracture est :
localisée aux articulations temporo-maxillaires, elle ne s'étend pas d'emblée à la nuque et aux membres supérieurs. La température est montée brusquement. C’est la règle dans l’hyperthermie sérique, c’est l’exception dans le tétanos. Lorsqu'elle s’y rencontre sous cette forme il s’agit d’un tétanos à marche rapide, la température monte d’emblée à 39 ou 40 et s’y établit
en plateau pour la durée de l’évolution. Dans cette
observation 1l y a ascension brutale puis bientôt descente à 380. L’incontinénce du sphincter, la perte de connaissance nese rencontrent pas dans le tétanos.
Enfin ni la dysphagie, ni les grandes crises paroxys-
tiques caractéristiques du tétanos ne sont signalées.
Reste un dernier fait qui semblerait donner raison aux auteurs : l’évolution fatale. Nous avons'signalé en effet que les arthropathies sériques étaient toujours bénignes. Cette observation ne vient en rien modifier
le pronostic des arthopathies sériques. Ce malade
a présenté des accidents à la suite d’injections de sérum. Parmi ces accidents, il en est d’origine sérique; ce sont non seulement l’érythème et l’urticaire, mais aussi les arthopathies et les contractures. Voilà l’erreur de diagnostic qui entraîna une thérapeutique intempestive et qui empêcha ultérieurement de cher-
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cher si une lésion organique ne venait pas expliquer certains accidents qui sont étrangers à la maladie du sérum comme au tétanos. La cause de la mort reste complexe, mais il faut y voir le résultat direct ou indirect d’une erreur de diagnostic.
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Rs cette l'étude. clinique | ides arthopathi D. astiquess il nous reste à indiquer la À fréquence | de 4 1 accidents, àrechercher quelles considérations étiologic AE L
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RC: E r ÿ te 1 | Fégoencr 2 Les arthropathies (sériques sont
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© À part la statistique de Johannessen, sur laquelle , il faudrait avoir des renseignements, les arthropathies sériques surviennent dans 1 à 3 0/0 des cas alors que la statistique des accidents sériques en général, à la . suite d’injections de sérum antidiphtérique, varie de 5 à 15 0/0 des cas.
Dans une statistique publiée par M. Jousset et portant sur plusieurs centaines de malades traités par son sérum antituberculeux, la fréquence des arthro-
pathies varie de 13 à 26 0/0; le nombre des sujets
présentant des accidents en. général variant de 28. à 56 07/0 suivant la dose.
Personnellement, avec ce même sérum, mais toujours. chez des adultes et généralement traités par de fortes doses, nous avons rencontré des arthropathies chez vingt-deux malades sur quarante-sept traités et vingtsix arthropathies sur quatre-vingt-neuf réactions.
Pourquoi cette différence entre ces deux dernières statistiques d’une part et les premières d'autre part ? Elle résulte des conditions étiologiques générales que nous allons maintenant étudier.” |
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É 2.1 rl Son âge. AR Est A DATES que les DAS ‘y Le 4 sont. beaucoup plus sujets que les enfants à faire des. k L” ve accidents sériques. Tous les auteurs ont signalé le
fait depuis les débuts de la sérothérapie. Une statistique fixera les idées : 12 0/0 d’accidents chez les “1 ” M eniants;| 40 0/0 chez les adultes (Marfan et Opert). Dans ces deux statistiques, la fréquence relative des
accidents varie en faveur des arthropathies. ‘âge est. done un facteur étiologique fort important, l’adulte du fait seul de son âge .est prédisposé aux arthropathies.
20 Ses tares morbides. — «Le sérum est particulièrement mal supporté chez un individu atteint de
“ TN . r + . . à à , . .
| maladies antérieures, d'infection, d'intoxication, chez
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les sujets porteurs de diathèse». (Bassal et Serr). Passons en revue diverses tares et voyons s’il existe des rapports entre leur préernse et la fréquence des arthropathies
sériques. :
a) \L’ asthme. — LA statistique de Gillette, les.
‘observations de Broughton, Combes, etc... attirèrent
l'attention sur les rapports, importants unissant l'asthme et les accidents sériques. L’asthme prédispose
/ aux accidents graves, souvent mortels, Le fait est certain.
I est établi d'autre part que lorsque del accidents, toujours très précoces, ne sont pas mortels, le malade se rétablit mais n’est pas à l’abri des accidents tardifs dont les arthropathies. Rien jusqu'ici ne nous périnet d'établir un rapport entre l'asthme et la fréquence des arthro pathies.
b) Le Brightisme. — La prudence est conseillée lorsqu'il s’agit de faire une injection de sérum à un
brightique. C’est non au sérum seul mais probable-*
ment à un certain degré d'insuffisance rénale ignorée qu'il faut imputer certains états d’anasarque, certaines albuminuries notables et tenaces observées exceptionnellement, à la suite d’une injection de sérum. Mais il
s’agit là d'incidents spéciaux. Quant aux arthropathies,
le brightique y est plus exposé du fait de son âge; quant à l'influence de l’insuffisance rénale sur les arthropathies, aucun rapport ne peut être établr.
c) La cachexte, la débili té semblent certainement des 8 (4 à È LA 2 Là L4 causes prédisposantes aux accidents sériques! en géné-
ral. (Celui de nos enfants chez qui la réaction fut la
Di 2;
, . . pile : \ < plus forte était certainement le plus chétif ». (Dartros
et Engelhardt). Des constatations identiques sont nombreusse dans la littérature médicale. Ces facteurs augmentent la fréquence des arthralgies dans la mesure où ils augmentent celle des accidents sériques en général,
\ ÿ . . TAC ; . Re sans marquer une prédilection spéciale pour les arthralgies.
d) La tuberculose prédispose-t-elle aux arthropathies ? La fréquence des accidents post sérothérapiques fut signalée par de très nombreux auteurs : MM. Martn, Arloing, Grimaud, Rénon, L. Bernard, Péhu, Thaôn, etc, etc... Le fait existe et l’on chercha une
pathogénie à cette fréquence. Deux théories furent
émises. Pour M. Rüst le tuberculeux est sensibilisé au sérum équin par: Jingestion de viande crue de cheval, lhypophagie étant fréquente chez les tuberculeux. Ceux-ci réagiraient à une première injection avec la
facilité d’un individu sensibilisé par une injection antérieure à plus de onze jours et l’on sait la fréquence
beaucoup plus grande des accidents à la suite des | réinjections qu'à la suite des injections.
Pour M. Martin, les humeurs des horbuleur ont des propriétés qui favorisent l’apparition de ces aceidents. Aux partisans de la théorie de M. Rist nous
dirons que si les tuberculeux ont des accidents plus fréquents et parfois renforcés, ces accidents ne sont
généralement pas accélérés : ils ne possèdent donc pas le caractère dominant d’un accident de réinjection. : Nous leur rappellerons que si parfois ils présentent des accidents graves et précoces, ceux-e1 ne sont pas l'apanage des tuberculeux et 1ls peuvent en outre se
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| Evcarl 52 — “+ rencontrer chez des enfants nourris exclusivement de lait et d'œufs (observations de M. Jousset). Certes, on a prétendu expliquer ces cas en disant que les parents ‘à avaient été MPpopheges et on se e basait sur des expé” ar
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au fœtus. CR nier tous les Pure de Re Se Jeux hypophages ne deviennent [par tubereuleux ét
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je de RS Ra ro à 16 tuber- £:
£ Aje Ris + est: là fréquence « des ur Ho les us tuberculeux. Or nous avons vu que les arthropathies sont des accidents de première injection, elles sont ô exceptionnelles après réinjection, Pindividu sensibilisé a 0 pas tendance à faire des accidents articulaires. at Les arthropathies, no -nous, sont fréquentes chez les tuberculeux. Elles le sont comme tous les accidents
| | sériques, mais elles paraissent l’être proportionnellement ls nn davantage que les autres accidents. La statistique dé 0e : M. Jousset est instructive et nous montre que la pro ie portion d’arthropathies constatées chez les sujets Fa 4 \ ayant des réactions en général est de 46 07/0.. He Cette proportion est supérieure à la moyenne qui À est de 20 0/0 environ. Les humeurs des tuberculeux
qi selon M. Martin, prédisposent aux accidents, pré- |
. disposent- -elles aux arthropathies ? Les phtisiques sont des hypersensibles au sérum comme ils le sont à la À
plupart des influences médicamenteuses, ce sont des ea ci
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sont plus fréquentes chez les tuberculeur. < LENS
des arthropathies, dans la clientèle de ville par rapport
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| déprimés, vois ‘de: quoi eV sétlémions une … fréquence générale. Ce sont des hypotendus; ils suppor- | teront mal l’hypotension sérique et feront plus facilement dés aecidenie de collapsus, le fait était signalé depuis longtemps. Que reste-t-il pour expliquer Ja fréquence plus que doublée des arthropathies ? D’ une part léur âge, ce sont. souvent des. adultes ; : d' autre
celle des autres sérums en général. Ces deux facteurs ne suffisent pas à tout “expliquer. Les arthropathies
e) La goutte. — Si les diathèses jusqu'ici étudiées à avaient une influence nulle ou problématique, “al n’en est HAE der même lorsque on étudie la diathèse
“goutte, il faudra craindre es ces HUEdes ar on doit | di face. du re des accidents d sn) Ÿ
Fe dd. Pétiologie dés EN ORNE sériques. |
Dès le début de la sérothérapie, M. Sevestre et ses collègues des hôpitaux remarquaient la fréquence plus considérable des accidents sériques, particulièrement 11
à celle de l'hôpital. M. Perregaux, dans sa thèse, donne une statistique probante. À l’hôpital, sur deux cent quarante-neuf observations, il a rencontré des comphi-
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