‹ Étude Clinique et Pathogénique des Arthropathies SériguesChapitre 20 sur 25 · PEN VO UNE TETE · texte numérisé non relu

PEN VO UNE TETE

( au cours d’une auto- -intoxication analogue mais “sens

k \ | ë 1 IE ra . lement passagère. set + FE TS AE

A côté de ces preuves que nous runs le abus -

toire par l'étude des précipitines, de la coagulabilité et. du syndrome urologique, il existe des preuves” eh . niques. We $ x

d) L'âge et les antécédents du malade. ue arthropathies surviennent chez les adultes et surtout À

os

chez les goutteux, les arthritiques. Les deux obser- + vations de M. Jousset de ces crises de goutte, unique manifestation toxique tardive consécutive à lPinjec tion de sérum chez des goutteux apportent des preuves | chniques manifestes de l’analogie des accidents arti- -

pos culaires sériques et goutteux.

Dre ess comme dans la gouttes: Sous avons 1 ns nsisté dans la description clinique sur le siège ca È. arthropathies et nous avons montré avec quelle fré-, | | quence les articulations des mains, des épaules, de

‘1 cou et de la mâchoire étaient atteintes. Nous ne pou-

vons. expliquer cette élection particulière pour ces arti-. 2

# eulations : qu’en faisant intervenir le rôle du froid. Les articulations découvertes sont. de beaucoup ls pes atteintes. Souvent du reste les malades recon-

1 | naissent. avoir eu froid. *

4 Àrps ff}: Les effets du traitement seront Te doi

4 | preuves pour notre théorie. Le spécifique de la goutte,

Ja teinture de colchique agit très bien sur les arthro-

ne pathies sériques. Toutefois il n’est pas ici véritablement

‘ spécifique et le salicylate, donne de bons résultats.

4 On peut employer la: ‘colchique seule; mais il ne faut (14 | pas oublier qu'il s’agit d’un René toxique, 1) 4 délicat à manier ; aussi, dans la pratique courante, il à f vaut mieux recourir à un médicament plus anodin;

: 3 nous voulons parler du salicylate. Aussi lui ferons-nous

4 | une large place dans le traitement que nous préconi-

| Ru serons. | «à

3 Cette pathogénie qui Et du Hbaiine, sérique PE un rhumatisme goutteux, dû à une auto-intoxication

% de organiques plus ou moins dégradés,

1 nous lavons appuyée sur des preuves biologiques,

à . chimiques, cliniques et thérapeutiques. Elle s oppose à Ja théorie habituellement admise: l’anaphylaxie

+ qu'il nous reste maintenant à réfuter. L’anaphylaxte À ù |

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ne joue aucun rôle dans la pathogénie des arthropathies

sériques. Anaphylaxie : mot magique dont la fortune fut immense et qui servit à expliquer toute pathogénie

‘un peu obscure. Après les remarquables expériences

de M. Richet « l’erreur a été de vouloir trop unifier et. de transporter — les conditions n'étant pas égales d’ailleurs — à la clinique les enseignements schéma-

tiques du laboratoire » (Pehu). « Laboratoire où l’ana-

phylaxie a pris naissance mais d’où elle ne doit pas sortir» (Comby). Au congrès de Médecine de 1912, M. le professeur Chauffard mit en garde contre l’extension abusive du terme : anaphylaxie. Mais, malgré ses

sages conseils, l’anaphylaxie se répandit de plus en

plus dans la pathogénie médicale, aussi bien en France qu'à l'étranger. En France, toutefois, l’anaphylaxie perd du terrain depuis le jour où M. Jousset déclarait :

CEn sérothérapie lPanaphylaxie n'existe pas». Elle

perd du terrain ou pour mieux dire elle rentre dans son domaine. Reprenons la définition de M. Richet : «L’anaphylaxie est un état d’hypersensibilité aux actions toxiques, déterminé après une période d’incubation par l'injection ou l’absorption d’une substance hétérogène ». L’injection de la dose déchaînante amène expérimentalement des accidents constants, immédiats,

très graves, généralement mortels; accidents très

différents de ceux que ces animaux avaient pu présenter à la suite d’une première injection. En clinique nous trouvons au contraire des arthropathies fréquentes après une première injection alors qu'après réinjection ces accidents sont exceptionnels et toujours

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; sh k ? FA" TRE x shock ? Ne discutons pas sa pathogénie, ce qui nous En € | *?

> éntraînerait au dehors de notre sujet. Admettons, bien : È que ce ne soit pas notre opinion, qu'il s'agisse d’ana- re 2 phylaxie. Si le shock n’est pas mortel, le sujet se réta- es blira assez rapidement, mais il ne sera pas à l’abrides À accidents articulaires qui pourront survenir ultérieu- fe . rement dans les délais réguliers. Il est done évident - 4 DT Re : , \ : AP quil s’agit dans ce cas de deux ordres de phénomènes R __ de pathogénie toute différente. Les arthropathies, + fréquentes après une prenuère injection, rares et tou- Re:

jours atténuées après réinjection, toujours distinctes du shock si celui-ci se produit, paraissent survenir dans des conditions exactement inverses de l’anaphylaxie et ne lui appartiennent certainement pas... A:

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ed Gad reste maintenant F déterminer le traitement

: de a sériques. Comme AU toutes cn

au sérum, ile ARUER doit être : PRE si

‘immédiat. Il consistera à envelopper les articulations +

atteintes dans un large pansement ouaté afin de les sou

| préserver du froid. On ordonnera soit de la teinture

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de colchique, comme on le ferait’ dans la goutte, soit plus simplement du sahcylate de: soude. Les doses de: <à &è à 6 grammes sont généralement efficaces; toutefois es dans les cas aigus ou tenaces, il faudra pousser rapi- dement à 8 et 10 grammes. Le salicylate sera donné “par la voie buccale, ou par la voie rectale dans les cas d’intolérance gastrique. Les deux voies peuvent être ‘employées concurremment et la teinture de .colchique être associée au salicylate. C’est cette dernière méthode que préconise notre maître M. le professeur agrégé André Jousset et nous ne pouvons mieux faire que de conseiller ses propres formules.

4 | Saloyate de SE Der ie TE grammes. | 1 1

Benzoate de soude. PRET A eu grammes. ;

ee HoEe de semences de ol : . 50 gouttes, AS À Le Sirop d’ écorces d’ oranges amères 2 MOD grammes. JM Eau bouillie ELISA A) SR DORT à LD cent. eubes L : a SAT A

ra Ki À Æ . Prendre une cuillerée à à potage trois fois par OF) qu, PE

Er. Pi destrepas.: "02 # Dr Æ Dans la soirée donner en RS un lavement com-

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“à | Salicylate de te PÉTUISE 5 grammes. "+ D, \ g dx E Eau bouillie tiède... LL diet fs cuillerées à à potage D. 2. , û ÿ. Ke LES Le malade sera mis au régime lactovégétarien. j'a BC. ë 4 ai Fra recommandera des boissons ‘chaudes abondantes re une part Roue faire tolérer le salicylate, d’ autre part \ % 2 pour. amorcer la diurèse nécessaire à l'élimination A à Fe de Macidérurique. «À: 1; TR BP ERRN RE “1 Ce traitement s’est toujours montré ont très :

ex supérieur aux doses plus ou moins considérables | d’aspirine. Lorsqu'il est bien appliqué, les arthropathies | s al ne pion pas quarante- -huit heures. À | __ Existe-t-1l un traitement prophylactique des Zita Mi nr. ie sériques ? Véritablement il se résume à peu: 1 AE de chose: on gardera les malades au chaud, on évitera je FAX l'aération intensive l’hiver chez les tuberculeux. Le it dans la chambre chaude sera la meilleure sauve- . garde contre les arthropathies. Si on les redoute, on

emploiera d'emblée la voie rectale. Peut-on faire davantage : ? Véritablement non. La dose à une influence mais jamais la crainte des arthropathies: que lon sait.

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pouvoir guérir rapidement ne tira préférer u une petite

dans ces cas trop” d'avantages, les arthropathies ne peuvent entrer en ligne de compte. On emploiera un sérum chauffé et assez vieilli, mais il s’agit ici d’une , ‘mesure générale non spéciale aux arthropathies. Parmi | les médicaments prescrits à titre préventif, le chlorure de calcium, préconisé par M. Netter à la suite des travaux de M. Wright, est le plus classique. Son action ne inconstante et les statistiques favorables s appliquent ‘surtout aux éruptions, il reste sans effet sur les arthro-

tee Quant à la méthode désensibilisatrice de M. Besredka nous n’avons pas à la juger ici puisque les

arthropathies ne sont pas en général des accidents de réinjection. \

Préventivement on n’est pas très armé contre les arthropathies sériques. Ayant recommandé d'éviter

le froid il ne reste qu’à bien surveiller le malade afin d'agir d’une façon précoce.

dose si une dose massive est nécessaire. Celle-ci possède 1e

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