‹ Étude Clinique et Pathogénique des Arthropathies SériguesChapitre 3 sur 25 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Importance Pratique et Doctrinale du sujet

Le premier septembre 1894, au Congrès de Buda-

Pesth, M. Roux apportait les premiers résultats obte-

nus dans le traitement de la diphtérie par la sérothérapie. Ces résultats étaient si favorables, si merveil- |

leux, que la sérothérapie, d'emblée, par un coup de maître, se-plaçaït aux premiers rangs de nos méthodes thérapeutiques. A côté du sérum antidiphtérique

n äissaient une. multitude de sérums, variés autant par leurs propriétés curatives que par leur one Tous ne répondirent pas d'emblée aux espoirs que

l’on avait fondés, mais la voie était ouverte, les progrès.

furent rapides, et aujourd’hui notre arsenal thérapeutique compte de nombreux sérums dont la valeur n’est plus à discuter. À côté de ses propriétés curatives, le sérum possède malheureusement des propriétés toxiques, et son injection provoque parfois des accidents dits sériques parmi lesquels se rangent les arthropathies.

Les accidents sériques furent observés et décrits dès les premières injections. On s’est occupé beaucoup des érythèmes ; puis, dernièrement, les accidents ae x/graves occupèrent davantage Pattention. Au

milieu de tous ces accidents les arthropathïies restèrent | toujours RpIen en signalées; aucune étude spéciale 1 ne leur fut jusqu'ici réservée. Le sujet cependant nous ‘ ete présenter une PRE SE doctrinals et PES DES

ds nr permet de | préciser. Son importance pratique réside dans le pronostic et surtout le traitement de ces accidents. Le pronostic est toujours LEE les. arthropathies guérissent avec restitutio. ad

ax

| integrum. La guérison est hâtée par le traitement. Le ". praticien peut couper court une crise d’arthropathies

Nue Le fait est important car. il n'en est pas

‘encore de même des. autres accidents sériques.

Ce fut sur les conseils de notre maître, M. le Pro- fesseur agrégé André Jousset, que nous avons entrepris cette étude. Depuis longtemps, M. A. Jousset

he avait remarqué des modifications des urines aû cours

des accidents articulaires post sérothérapiques. Les résultats des premières analyses servirent de base à sa | théorie pathogénique : « le rhumatisme dit sérique

n'est qu’un rhumatisme auto-toxique; les arthropa-

thies sériques sont en tous ‘points comparables à

celles de la goutte aiguë». Avant toute publication, M. Jousset se proposait de recueillir un plus grand nombre de documents et organisait dans son service

un plan de recherches. Des analyses d’urines furent faites d’abord avant four traitement sérothérapique, puis en série au moment des accidents articulaires.

À ce moment nous avions l’honneur d’être l’externe

de M. Jousset. Avec son obligeance jamais en défaut, il voulut bien nous intéresser à.ses recherches et aujourd’hui il nous permet de publier les résultats

obtenus grâce à son initiative. L’étude du on urologique est le chapitre important de ce travail.

Elle est la base qui nous a permis d° entreprendre une

étude générale des arthropathies sériques. Ce que. nous devons à M. Jousset, vous le devinez sans peine : c'est tout notre travail; aussi nous est-il difficile de trouver les mots qui exprimeraient entièrement notre reconnaissance. Nous lui devons plus encore. Pendant près de deux années, nous fûmes attaché directement à son service. Hors de ces années fructueuses, nous avons toujours eu plaisir à y revenir comme pour respirer «l’air de la maison». Toujours avec le meilleur accueil nous avons trouvé la bonne parole et c'est à M. André Jousset que nous devons notre formation médicale, en prenant ce mot dans son sens le plus large, nous voulons dire notre formation de médecin. Nous le prions de bien vouloir agréer

l'expression de nos sentiments respectueux et recon- |

naissants.

Pour préciser notre travail, nous dirons que nos observations furent prises chez des tuberculeux traités par des injections généralement massives — 80 ou 400 centimètres cubes — de sérum antituberculeux préparé par M. Jousset. C’est un sérum équin, tyndalisé par chauffage à 569 pendant trois jours consécutifs, durant une heure chaque jour. Ces observations portent sur quarante-sept malades avec un total de

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L F- < F. : 7 # deux cent une injections, cent soixante furent faites

par la voie hypodermique, qu#frante- -et-une par la

voie rectale. Nous avons constaté quatre-vingt- -neuf réactions toutes à la suite d’injections sous-cutanées.

Sur ces quatre-vingt-neuf nous relevons vingt-six cas d’arthropathies chez vingt-deux malades. Sept sont

à la suite d’une seule injection, quatorze à la suite d’injections subintrantes, une à la suite de réinjection,

quatre sont des récidives. Les analyses des urines

furent faites chez treize malades; le total des analyses est de vingt-deux. Ces analyses portent sur le dosage des phosphates et des purines, c’est-à-dire acide urique plus bases xanthiques. Les dosages furent faits (1) d’après les procédés classiques : pour les phosphates le procédé de l’azotate d’urane avec la teinture de cochenille comme indicateur coloré; pour les Pre le procédé de Demgès.

Il nous fut permis, dans d’autres services, d'observer

des arthropathies sériques à la suite de divers sérums. Ces ças n’entrent pas dans nos statistiques puisqu'il , s'agissait de malades choisis. Dans ces cas étrangers au service, aucune thérapeutique spécifique ne fut prescrite et c’est ainsi que nous avons ‘étudié l'évolution spontanée des arthropathies sériques. Il s'agissait souvent dans ces cas d’arthropathies généralisées. Si nous ne publions pas ces observations, c’est qu’elles

\ (1) Nous prions MM. Lachartre et Auger, qui ant bien voulu se charger VAR nas ee mdiier PATES & : i de nos analÿses d’urines, d’agréer tous nos rémerciements pour deur gracicuse obligeance. LANES

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| points ‘identiques; sine 'sè superposent ent qu'il nous a sufti. d’en “retrancher les dates pour avoir le type “clinique des arthropatl

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24 ralisées que nous décrirons.

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Les arthropathies ne Ho pas signalées parmi les premiers accidents sériques observés par M. Ch. Ruchet,

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