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en janvier 1891, à la suite d’injections sous-cutanées
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de sérum frais de chien. 12 érythème, le prurit, l’urticaire plus ou moins généralisée sont cités ; des
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arthralgies il n’en est pas encore question. M. Roux, ‘ dans son rapport à Buda-Pesth, signale chez un enfant un (gonflement articulaire léger ». Il s’agit A "4 ment d’une manifestation articulaire sérique, mais ses. 4 rapports avec le sérum ne sont pas envisagés. Bientôt après les observateurs précisent les caractères de ces arthropathies. Ils signalent que les éruptions sériques- 1 ‘al peuvent s'accompagner d’élévation thermique et de quelques douleurs articulaires ou juxta articulaires rhumatoïdes (Burlureaux et Legendre) « arthralgies v assez intenses et assez durables pour simuler “une ri poussée de rhumatisme articulaire aigu » (Legendre et | Moizard). Enfin, la première description clinique en (3 t est donnée par M. Sevestre. « Vers le treizième ou le « buatorzième jour, on peut observer une série d’acci- « dents que je désigne sous le nom de tardifs. Le «début de ces accidents est marqué en général
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VAT abord dans une articulation isolée, la hanche, la
« examine la jointure, on la trouve à peine tuméfiée.
« -a lieu à une époque presque fixe, à peu près toujours | « du onzième au quinzième. Puis après avoir duré.
« dent progressivement, souvent assez vite et'ne
« par une élévation de température et: souvent par k
« des vomissements ; puis très rapidement survien- 14
«nent des douleurs articulaires et une éruption plus re
« ou moins généralisée. Les douleurs se manifestent tu
« mâchoire, les articulations vertébrales, mais ne « tardent pas à envahir les autres articulations, passent Ÿ « de l’une à l’autre sans s’y fixer plus que un ou deux € jours. La douleur est très vive, quelquefois atroce,
(@ arrachant des cris au malade. Cependant si l'on
« L’éruption et les arthropathies s’accompagnent d° une « fièvre plus ou moins intense et de phénomènes géné. 4
« raux plus ou moins graves. L’° apparition des accidents
« vers le treizième jour après l'injection, en tous cas À «trois, quatre ou cinq jours, les phénomènes s’amen-
« tardent guère à disparaître complètement, lise « seulement à leur suite un certain degré d’ affissé | «ment qui n’est cependant pas toujours en. FAR « avec l'intensité des phénomènes observés. Dans « quelques cas les accidents sont moins intenses et se 14 di « bornent à une éruption légère, à quelques douleurs Li « articulaires isolées et fugaces ».
Cette description clinique dont rien n’est à retrancher date de janvier 1896. Depuis cette date on a souvent parlé des arthropathies, mais seulement pour les
signaler au passage. À part quelques observations où
‘il s’agit du reste d’une forme spéciale pseudo tétanique.
que nous étudierons et où les arthropathies sont plus soigneusement décrites, aucun mémoire, même celui de Von Pirquet et Schick, ne donne une étude clinique.
plus approfondie des arthropathies sériques.
Quant à la pathogénie, elle ne fut jamais différenciée de celle des autres accidents sériques jusqu’à une publication récente de MM. Jousset et Binet. Ces auteurs, en étudiant la pathogénie de l’hypotension tardive qu’ils considèrent comme un accident auto-
toxique, émettent l'opinion qu'il faut par cette même
pathogénie expliquer le déterminisme des arthropathies. C’est cette théorie que nous chercherons à démontrer.
Les arthropathies sériques se présentent clinique ment sous des aspects assez variés. À côté de formes à LEFT que nous étudierons comme formes cliniques, 1 ilest deux types habituels que nous décrirons. Nous Le Le nous attacherons tout spécialement à la description des” € ones articulaires. Nous ne pourrons oublier toutefois que les arthropathies sont cliniquement un
se facteurs de syndrome tardif des accidents sériques. Comme chacun de ces facteurs, elles peuvent être le F seul élément clinique appréciable ; mais le plus souvent 4. ee s’agit d’un véritable syndrome et notre étude nous j | aurait paru incomplète et peu clinique si nous n'avions à : rapidement signalé les autres accidents qui accompa- Ne gnent les arthropathies. Nous étudierons spécialement, 4 . à côté des Rue, le syndrome urologique à la” “2 suite des injections de sérum et nous verrons les modi- Re fications importantes qui $’ y rencontrent et combien celles-ci sont en rapport intime avec les arthropathies.
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