CONCLUSIONS
I. Il y a dans ce que l’on a décrit sous le nom d’athétose, deux formes entièrement distinctes, et qu’il faut séparer complètement, l’athétose unilatérale ou hémialhétose, etl’athétose double ou généralisée.
II. L’hémialhétose consiste en mouvements lents, exagérés, involontaires, limités au pied et à la main d'un côté du corps; ils occupent parfois la moitié correspondante de la face et du cou.
III. A ces mouvements s’ajoutent ordinairement des contractures passagères, ou spasmes intermittents. C’est là une simple modification des mouvements alhétosiques, une sorte d’intermédiaire entre la mobilité de l’alhétose et la fixité de la contracture post-hémiplégique. Ces spasmes peuvent atteindre tous les segments du membre supérieur ; au membre inférieur, ils dépassent exceptionnellement le cou-de-pied.
IV. Ces mouvements sont involontaires, peu modifiés par la volonté et souvent exagérés par elle. Ils persistent dans le repos, souvent même dans le sommeil, au moins à l’état d’immobilisation du membre dans une position anormale.
V. L’hémiathétose apparaît à peu près constamment dans le cours d’une hémiplégie motrice, et du côté paralysé.
VI. Elle coïncide également dans la grande majorité des cas avec une hémianesthésie plus ou moins complète du même côté.
VII. Les autres phénomènes qui peuvent l’accompagner, contracture permanente, rigidité, atrophie, laxité des li-
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gamcnts articulaires, dépendent non pas de l’athétose, mais de l’hémiplégie même. Le relâchement articulaire en particulier présente une intensité tout à fait spéciale.
VIII. L’hémiathétose peut être rapprochée de l’hémichorée ; comme celle-ci, elle est le symptôme d’une lésion cérébrale de nature quelconque, mais avoisinant sans doute la région dont la lésion produit l’hémichorée, à savoir les fibres qui, dans le pied de la couronne rayonnante, se trouvent en avant et en dehors des faisceaux sensitifs. Dans les cas ou manque l’hémiplégie motrice ou l’hémiplégie sensible, où bien toutes les deux ensemble, on peut admettre une disposition du foyer telle qu’il atteigne les faisceaux athétosiques à un endroit où les faisceaux moteurs et sensitifs, réunis dans le pied de la capsule interne, sont déjà dissociés.
IX. L’hémiathétose et l’hémichorée, variétés bien distinctes de désordres post-hémiplégiques, peuvent être reliées par divers genres de tremblements, véritables faits de transition dans lesquels se confondent peu à peu les caractères de l’une et de l’autre.
X. L’athétose double présente le même aspect clinique que l’hémiathétose, à cela près que les mouvements existent des deux côtés du corps. La face paraît atteinte d’une façon plus constante et plus intense que dans la forme unilatérale.
XI. Elle n’est accompagnée par aucun trouble du mouvement ni de la sensibilité.
XII. Sa nature estinconnue. Cependant on peut admettre qu’il existe entre elle et l’hémiathétose le môme rapport qu’entre la chorée et l’hémichorée.