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Alex. Goldenberg
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Septième jour
Huitième jour
Neuvième jour
Dixième jour
Dans la série des observations que nous avons rapportées, nous pouvons présenter la régression utérine sous deux formes ; dans l’une, cette rêgression nous présente les diminutions d'un examen à l’autre, presque identiques, et la courbe d'involution nous donne une ligne à peu près droite, comme nous le voyons dans l'observation n° 26; dans l'autre forme, la régression se produisant chaque jour, nous montre des diminutions très irrégulières, comme par exemple dans les courbes des observations n° 15 et 0. ;
En regardant ces courbes de près, nous trouvons la cause de ces différences. Dans le cas relaté dans l'observation n° 28, nous voyons que les réservoirs (la vessie et le rectum) étaient à peu près vides au moment de nos examens el n'ont pas pu avoir d'influence sur la position de lutérus, et c'est pour cela que nous avons pu obtenir une courbe de régression irès régulière ; mais nous n'avons vu que quelques observations de ce genre. Dans toutes les autres observations nous n'avons pas pu, malgré nos soins, obtenir le même état des réservoirs qui, d'après le degré de réplétion, ont pu changer la position de l'utérus, ce qui n'est pas resté sans influence sur la courbe de régression.
Prenons, par exemple, l'observation n° 15 :
Quand nous avons examiné la femme dans sa deuxième journée des suites de couches, elle n'avait pas urine depuis vingt-huit heures : la vessie remplie éleva jusqu'au niveau des fausses côtes l'utérus, dont
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le fond était situé à 91 cm. 1/2 au-dessus du pubis; pendant notre examen dans la quatrième journée, nous avons trouvé le fond de l'utérus à 12 centimètres au-dessus du pubis (la femme n’a pas uriné au moment du second examen, depuis six heures). Nous voyons donc que cette différence de hauteur de 9 cm. 1/2 était certainement dûe en grande partie à l'ascension de l’utérus par l4 vessie pleine pendant notre premier examen.
Dans l’observation n° 9, il s’agissait d’une femme chez laquelle la vessie, tous les jours de nos examens, excepté le premier, était vide, et par conséquent ne pouvait pas nous empêcher d'étudier l'influence du rectum dans le deuxième, troisième et les jours suivants. La femme était constipée pendant les quatre premières journées, et la différence de hauteur de l'utérus pendant nos examens des troisième etcinquième journées, n’était que d’un centimètre. Dans le courant de la cinquième journée, la femme prend un lavement, et le lendemain nous trouvons une différence de hauteur de 3 centimètres.
Il est évident que dans ce cas, le rectum avait eu une influence sur la position de l'utérus qu’il élevait un peu au fur et à mesure de l'accumulation des matières dans l’ampoule rectale.
D'après ces deux dernières observations, nous voyons que les réservoirs ont une influence sur la position de l'utérus. Mais quelle est la part qui appartient à la vessie et au rectum dans les déplacements de l'utérus ?
— 4x — Pour répondre à celte question, nous devons nous rappeler quelle est la position de ces deux organes
par rapport à l'utérus.
‘ Prenons d’abord la vessie. La vessie est un organe
du petit bassin, quand elle est vide; mais au fur et à mesure de sa réplétion, elle remonte dans la cavité abdominale. Dans la plus grande majorité des cas, l'utérus, dans les suites de couches, est en antéflexion et repose sur la vessie par une parlie de son corps, La replétion de la vessie doit donc nécessairement élever en masse l'utérus, quelle que faible que soit la quantité d’urine qu’elle contienne. Pfankuch, de Marbourg, a évalué en cathétérisant les femmes, que chaque 100 cm° d'urine élève le fond de l'utérus d’une bauteur qui varie entre o em. 538 et 1 cm. 271. Pendant nos examens, nous avons observé, en mesurant la hauteur utérine avant et après la miction, qu'il était suffisant que la femme n’urine pas deux heures pour que l’ascension de l'utérus soit déjà sensible à la mensuration.
Quand au rectum, c’est exclusivement l’organe du petit bassin; il est comprimé dans les suites de couches par l'utérus. Pour montrer l'influence du rectum sur la position de l'utérus, nous avons pris tout à l'heure, exprès (l’observation n° 9), une femme accouchée à 7 mois 1/2; dans ce cas, le rectum était moins comprimé par l'utérus moins développé et les matières fécal es auraient pu descendre avec plus
defacilité. Le rectum, situé entre le sacrum et l’uté-
rus, en se remplissant prend un point d'appui fixe-
sur le sacrum ; il comprime la partie postérieure de l'utérus et ne l'élève pas directement comme le fait la vessie. Luchka et Crédé ont fait des recherches surle déplacement du fond de l'utérus sous l'influence de la distension de l’ampoule rectale, Ils remplissaient sur le cadavre l’ampoule rectale avec un grand tampon de foin et ont vu que cette manœuvre ne restait pas sans influence sur l'utérus qui s'élevait un peu. |
En assistant une fois à l'autopsie d'une femme morte dans sa cinquième journée de suites de couches, je fus étonné de ne pas avoir trouvé beaucoup de matières dans l'’ampoule à peine distendue ; cependant la femme était constipée depuis le jour de l'accouchement ; j'ai vu au contraire une grande quantité de boulettes stercolales situées au-dessus de l’ampoule dans l'S iliaque et plus haut encore. Il est possible que les contractions du gros intestin ne soient pas souvent suffisantes pour vaincre la compression exercée par l'utérus sur le rectum.
Étudions maintenant d’après nos observations l'influence de la vessie sur la position de l'utérus.
Si nous jetons un coup d'œil sur la colonne des variations de hauteur dans les différentes journées, nous voyons que les plus grands nombres correspondent aux cas spéciaux, cas dans lesquels la femme a gardé plus où moins longtemps l'urine dans l'examen précédent. Prenons par exemple la troisième journée : en regardant dehaut en bas nous trouvons les plus grandes différences ; 5 1/2, (l’obs.